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L'image est, en psychologie, une représentation mentale d'objets non présents. L'imagination est, dans la psychologie classique, une activité de l'esprit qui fabrique des combinaisons nouvelles d'images. Pour Sartre (qui nie comme Alain la réalité de l'image mentale, reflet passif du réel) l'imagination, ou fonction imageante, n'est qu'une manière de viser un objet réel : le viser, l'« intentionner...
Elle joue également un rôle essentiel dans l'invention, c'est-à-dire dans la production de fictions. Mais quelle est la puissance créatrice de l'imagination ? Il semble que l'imagination est limitée aux objets que nous avons antérieurement perçus. Introduction à l'associationnisme :Le sens commun croit spontanément que l'esprit peut fabriquer du nouveau. Il parle des savants et des artistes comme des...
L'esprit humain est doué de diverses facultés, l'intuition sensible, l'entendement et l'imagination : celle-ci permet aux hommes de se représenter mentalement des objets non présents, autrement dit de les imaginer. Elle joue également un rôle essentiel dans l'invention, c'est-à-dire dans la production de fictions. Mais quelle est la puissance créatrice de l'imagination ? Il semble que l'imagination est...
Ce renoncement est la première cause de nos malheurs. La création artistique, royaume de l'imagination par excellence, me permet d'entrer dans un univers qui laisse libre cours à l'expression des désirs. Ce rôle consolateur de l'imagination avait déjà été bien perçu par Épicure. Il affirme ainsi dans la Lettre à Ménécée que le souvenir et l'image de plaisirs passés...
Dans la nature, elle accomplit par la technique ou la création artistique le désir de l'homme comme sur-nature.En tant qu'exprimant nos désirs les réalisations imaginatives sont aussi vécues comme réelles. Ainsi l'art nous fait vivre l'irréel comme le réel, il est un autre réel, un monde irréductible à celui que nous connaissons. Comme l'affirme Malraux, l'art « naît de...
La seconde phase est celle de la combinaison et de l'invention... Je ne fais aucun effort. Je laisse se dérouler l'action sur l'écran de mon esprit... C'est un rêve, c'est l'inconscient.Cette phase est suivie d'une autre: la réalisation, l'écriture. Là commence le tourment. Cela provient, sans doute, de ce que je cherche moins à représenter une action,...
La seconde phase est celle de la combinaison et de l'invention... Je ne fais aucun effort. Je laisse se dérouler l'action sur l'écran de mon esprit... C'est un rêve, c'est l'inconscient.Cette phase est suivie d'une autre: la réalisation, l'écriture. Là commence le tourment. Cela provient, sans doute, de ce que je cherche moins à représenter une action,...
Mais elle continue d'alimenter, dans des directions opposées, nos rêveries et nos fantasmes autour du feu, de l'eau, de la terre et de l'air. Dionysos (Bacchus), Vénus (sous l'invocation de qui Lucrèce place son poème) et leur fils Priape, ainsi que le grand Pan, ce Dieu dont des voix mystérieuses avaient annoncé la mort, continuent en réalité de...
En produisant pratiquement un monde d'objets, en façonnant la nature non organique, l'homme s'affirme comme un être générique conscient, c'est-à-dire un être qui se rapporte à l'espèce comme à sa propre nature, ou à lui-même comme être générique. Certes, l'animal aussi construit son nid, son habitation, tels l'abeille, le castor, la fourmi, etc. Mais il produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui et pour sa progéniture; il produit d'une façon partielle, quand l'homme produit d'une façon universelle; il ne produit que sous l'empire du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit alors même qu'il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu'il en est libéré. L'animal ne produit que lui-même, tandis que l'homme reproduit toute la nature. Le produit de l'animal fait, comme tel, partie de son corps physique, tandis que l'homme se dresse librement face à son produit. L'animal ne crée qu'à la mesure et selon les besoins de son espèce, tandis que l'homme sait produire à la mesure de toutes les espèces, il sait appliquer à tout objet sa mesure inhérente; aussi sait-il créer selon les lois de la beauté. C'est précisément en façonnant le monde des objets que l'homme commence à s'affirmer comme un être générique. Cette production est sa vie générique créatrice. Grâce à cette production, la nature apparaît comme son oeuvre et sa réalité. L'objet du travail est donc la réalisation de la vie générique de l'homme. Karl Heinrich MARX (1818-1883)
Il y a une morale statique, qui existe en fait, à un moment donné, dans une société donnée, elle s'est fixée dans les moeurs, les idées, les institutions ; son caractère obligatoire se ramène, en dernière analyse, à l'exigence, par la nature, de la vie en commun. Il y a d'autre part une morale dynamique, qui est élan, et qui se rattache à la vie en général, créatrice de la nature qui a crée l'exigence sociale. La première obligation, en tant que pression, est infra-rationnelle. La seconde, en tant qu'aspiration, est supra-rationnelle. Mais l'intelligence survient. Elle cherche le motif de chacune des prescriptions, c'est-à-dire son contenu intellectuel ; et comme elle est systématique, elle croit que le problème est de ramener tous les motifs moraux à un seul. Elle n'a d'ailleurs que l'embarras du choix. Intérêt général, intérêt personnel, amour-propre, sympathie, pitié, cohérence rationnelle, etc., il n'est aucun principe d'action dont on ne puisse déduire à peu près la morale généralement admise. Il est vrai que la facilité de l'opération, et le caractère simplement approximatif du résultat qu'elle donne, devraient nous mettre en garde contre elle. Si des règles de conduite presque identiques se tirent tant bien que mal de principes aussi différents, c'est probablement qu'aucun des principes n'était pris dans ce qu'il avait de spécifique. Le philosophe était allé le cueillir dans le milieu social, où tout se compénètre, où l'égoïsme et la vanité sont lestés de sociabilité : rien d'étonnant alors à ce qu'il retrouve en chacun d'eux la morale qu'il y a mise ou laissée. Mais la morale elle-même reste inexpliquée, puisqu'il aurait fallu creuser la vie sociale en tant que discipline exigée par la nature, et creuser la nature elle-même en tant que créée par la vie en général. On serait ainsi arrivé à la racine même de la morale, que cherche vainement le pur intellectualisme. Bergson
Le véritable champ du génie est celui de l'imagination, parce qu'elle est créatrice et qu'elle se trouve moins que d'autres facultés sous la contrainte des règles ; ce qui la rend d'autant plus capable d'originalité. La démarche mécanique de l'enseignement, en forçant à toute heure l'élève à l'imitation, est assurément préjudiciable à la levée de germe du génie, en son originalité. Tout art réclame cependant certaines règles mécaniques fondamentales, celle de l'adéquation de l'oeuvre à l'idée sous-jacente, c'est-à-dire la vérité dans la représentation de l'objet conçu en pensée. Cette exigence doit être apprise avec la rigueur de l'école, elle est à la vérité un effet de l'imitation. Quant à libérer l'imagination de cette contrainte et à laisser le talent hors du banal procéder sans règle et s'exalter jusqu'à contredire la nature, cela pourrait bien donner une folie originale qui ne serait tout de même pas exemplaire, et ne pourrait donc pas non plus être rangée dans le génie. KANT
Pour le philosophe réaliste comme pour le commun des psychologues, c'est la perception des images qui détermine les processus de l'imagination. Pour eux, on voit les choses d'abord, on les imagine ensuite ; on combine, par l'imagination, des fragments du réel perçu, des souvenirs du réel vécu, mais on ne saurait atteindre le règne d'une imagination foncièrement créatrice. Pour richement combiner, il faut avoir beaucoup vu. Le conseil de bien voir, qui fait le fond de la culture réaliste, domine sans peine notre paradoxal conseil de bien rêver, de rêver en restant fidèle à l'onirisme des archétypes qui sont enracinés dans l'inconscient humain. Nous allons cependant [...] réfuter cette doctrine nette et claire et essayer, sur le terrain qui nous est le plus défavorable, d'établir une thèse qui affirme le caractère primitif, le caractère psychiquement fondamental de l'imagination créatrice. Autrement dit, pour nous, l'image perçue et l'image créée sont deux instances psychiques très différentes et il faudrait un mot spécial pour désigner l'image imaginée. Tout ce qu'on dit dans les manuels sur l'imagination reproductrice doit être mis au compte de la perception et de la mémoire. L'imagination créatrice a de tout autres fonctions que celles de l'imagination reproductrice. A elle appartient cette fonction de l'irréel qui est psychiquement aussi utile que la fonction du réel si souvent évoquée par les psychologues pour caractériser l'adaptation d'un esprit à une réalité estampillée par les valeurs sociales. Précisément cette fonction de l'irréel retrouvera des valeurs de solitude. La commune rêverie en est un des aspects les plus simples. Mais on aura bien d'autres exemples de son activité si l'on veut bien suivre l'imagination imaginante dans sa recherche d'images imaginées.BACHELARD
L'imagination est ou bien créatrice de fictions (productrice) ou limitée au simple rappel (reproductrice). Mais l'imagination productrice n'est pas pour autant créatrice, c'est-à-dire douée du pouvoir d'engendrer une représentation sensible qui n'ait jamais été donnée auparavant à notre faculté de sentir ; de sa matière on peut toujours déterminer sa provenance. À qui, parmi les sept couleurs, n'aurait jamais vu le rouge, on ne saurait en faire concevoir l'impression ; mais pour l'aveugle, aucune d'entre elles n'est concevable ; même pas la couleur intermédiaire produite par le mélange de deux autres, par exemple la couleur verte. Le mélange de bleu et de jaune donne le vert ; mais l'imagination ne pourrait produire la représentation de cette couleur si elle ne l'avait vue issue du mélange. Il en est ainsi de chacun des cinq sens, pris en particulier : les impressions qui en émanent ne peuvent être composées par l'imagination, on doit les tirer originairement de la faculté de sentir.KANT
En produisant pratiquement un monde d'objets, en façonnant la nature non organique, l'homme s'affirme comme un être générique conscient, c'est-à-dire un être qui se rapporte à l'espèce comme à sa propre nature, ou à lui-même comme être générique. Certes, l'animal aussi produit. Il construit son nid, son habitation, tels l'abeille, le castor, la fourmi, etc. Mais il produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui et pour sa progéniture ; il produit d'une façon partielle, quand l'homme produit d'une façon universelle ; il ne produit que sous l'empire du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit alors même qu'il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu'il en est libéré. L'animal ne produit que lui-même, tandis que l'homme reproduit toute la nature. Le produit de l'animal fait, comme tel, partie de son corps physique, tandis que l'homme se dresse librement face à son produit. L'animal ne crée qu'à la mesure et selon les besoins de son espèce, tandis que l'homme sait produire à la mesure de toutes les espèces, il sait appliquer à tout objet sa mesure inhérente ; aussi sait-il créer selon les lois de la beauté. C'est précisément en façonnant le monde des objets que l'homme commence à s'affirmer comme un être générique. Cette production est sa vie générique créatrice. grâce à cette production, la nature apparaît comme son oeuvre et sa réalité. L'objet du travail est donc la réalisation de la vie générique de l'homme. L'homme ne se recrée pas seulement d'une façon intellectuelle, dans sa conscience, mais activement, réellement, et il se contemple lui-même dans un monde de sa création.MARX
Le travail, l'activité vitale, la vie productive apparaissent d'entrée à l'homme comme un simple moyen de satisfaire un besoin - le besoin de conserver son existence physique. La vie productive est la vie de l'espèce, c'est la vie créatrice de vie. Le mode d'activité vitale renferme tout le caractère d'une espèce (species), son caractère générique, au lieu que l'activité libre, consciente est le caractère générique de l'homme. La vie elle-même apparaît comme simple moyen de vivre. L'animal fait immédiatement un avec son activité vitale. Il ne se distingue pas d'elle. Il est cette activité. L'homme fait de son activité vitale elle-même l'objet de sa volonté et de sa conscience. Il a une activité vitale consciente. Ce n'est pas une caractéristique avec laquelle il se confond immédiatement. L'activité vitale consciente distingue immédiatement l'homme de l'activité vitale de l'animal. C'est par là seulement qu'il est un être générique. Autrement dit, il est un être conscient, et sa propre vie est pour lui un objet précisément parce qu'il est un être générique. C'est seulement pour cela que son activité est activité libre. Le travail aliéné renverse ce rapport, si bien que l'homme, parce qu'il est un être conscient, fait de son activité vitale, de son essence, un simple moyen de sa subsistance. MARX
L'IMAGINATION CRÉATRICE "Rien n'est plus libre que l'imagination humaine ; bien qu'elle ne puisse déborder le stock primitif des idées fournies par les sens, elle a un pouvoir illimité de mêler, composer, séparer et diviser ces idées dans toutes les variétés de la fiction et de la rêverie." Hume, Enquête sur l'entendement humain, 1748.
LE TEMPS DES CHOSES "Si je veux me préparer un verre d'eau sucrée, j'ai beau faire, je dois attendre que le sucre fonde." Bergson, (Évolution créatrice, 1907
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