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Comment les objets techniques peuvent-ils nous imposer quoi que ce soit, puisque ce ne sont que des objets, et que théoriquement ils ne devraient pas avoir d'impact sur notre liberté, ou sur notre volonté ? Comment parviennent-ils à s'imposer à nous ? Quelle distinction peut-on faire entre les deux expressions "façon de penser" et "manière de vivre" ?...
3- Oui. D'une part les impressions sensibles, qui modifient la teneur de l'expérience. D'autre part l'intellect, qui établit des règles générales. De même, on n'apprend pas réellement à parler ou à penser : ce sont là des bases qui échappent à l'acquis. De même, si l'homme est ce qu'il s'est fait, il s'est fait à partir de données (son...
Elles obéissent à la philosophie théorique et pratique de la modernité : devenir maître et possesseur de tout ce qui est, transférer vers le haut les problèmes insolubles d'ici-bas, affronter le néant. L'éthique de la volonté de puissance et de la volonté de volonté qui régit l'homme moderne et la technique planétaire se manifeste dans toutes les branches du...
. Donc, ajoute-t-il, puisque réveillé de l'étourdissement on s'aperçoit de ses perceptions, il faut bien qu'on en ait eu immédiatement auparavant, quoiqu'on ne s'en soit pas aperçu » (Monadologie, § 22-23). L'argument peut être présenté sous une forme plus empirique : la conscience présente des degrés; nous le constatons lorsque nous nous éveillons lentement et que nous passons...
Ce tout le monde est donc l'ensemble de l'espèce humaine, sans distinctions aucune, selon le concept d'égalité. «même façon» : Désigne l'identité des traitements. En justice : identité des peines pour les mêmes délits, sans prise en compte ce qui distingue les situations particulières. Problématisation : «Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit...» dit le premier article de la...
Cependant, il peut commettre des actes inhumains. · L'homme peut se définir selon les genres, les espèces, telles qu'Aristote, mais aussi la biologie peuvent le définir. Si nous prenons une définition de cette sorte, il apparait clairement que l'homme est un humain. · Cependant, cette définition nous fait entrer dans un paradoxe, celui de l'inhumanité flagrante de certains actes commis par des...
)[1]» «traiter» : Appliquer un traitement, considérer une personne et agir à son encontre. «tout le monde» : Il s'agit d'un ensemble universel (qui, contrairement au général, n'admet pas d'exceptions). Ce tout le monde est donc l'ensemble de l'espèce humaine, sans distinctions aucune, selon le concept d'égalité. «même façon» : Désigne l'identité des traitements. En justice : identité des peines pour les mêmes délits,...
· Un cas à l'échelle sociale : les impôts. L'égalité fiscale a un nom : l'impôt par tête, où chaque citoyen paye la même somme au Trésor, qu'il soit artisan, ouvrier, fonctionnaire ou milliardaire. Cette égalité est généralement considérée comme injuste, et en France, un système de calcul complexe fait en sorte que chacun paye en fonction de ce qu'il gagne....
Y a-t-il diverses façons de raisonner ? INTRODUCTION Il est curieux que la quatrième figure du syllogisme (prae-sub) que le jeu des combinaisons imposait au même titre que les trois autres n'ait été par Aristote ni retenue ni même indiquée. D'autre part; le même Aristote s'efforce de ramener les trois figures à la première, seule directe et parfaite. Est-ce à dire...
Apprendre à se connaître est très difficile [...] et un très grand plaisir en même temps (quel plaisir de se connaître !) ; mais nous ne pouvons pas nous contempler nous-mêmes à partir de nous-mêmes : ce qui le prouve, ce sont les reproches que nous adressons à d'autres, sans nous rendre compte que nous commettons les mêmes erreurs, aveuglés que nous sommes, pour beaucoup d'entre nous, par l'indulgence et la passion qui nous empêchent de juger correctement. Par conséquent, à la façon dont nous regardons dans un miroir quand nous voulons voir notre visage, quand nous voulons apprendre à nous connaître, c'est en tournant nos regards vers notre ami que nous pourrions nous découvrir, puisqu'un ami est un autre soi-même. Concluons : la connaissance de soi est un plaisir qui n'est pas possible sans la présence de quelqu'un d'autre qui soit notre ami ; l'homme qui se suffit à soi-même aurait donc besoin d'amitié pour apprendre à se connaître soi-même.
On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces "mobiles", circonstances, excitations et impulsions. La formule implique d'emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en vérité, mon comportement n'a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c'est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les fait valoir comme mobiles. Il n'est ici aucune place pour la relation de causalité. Les circonstances ne jouent point le rôle de causes et mon vouloir n'est pas l'effet de ces circonstances. La relation causale implique que ce qui est contenu dans la cause s'ensuive nécessairement. Mais, en tant que réflexion, je puis dépasser toute détermination posée par les circonstances. Dans la mesure où l'homme allègue (1) qu'il a été entraîné par des circonstances, des excitations, etc., il entend par là rejeter, pour ainsi dire, hors de lui-même sa propre conduite, mais ainsi il se réduit tout simplement à l'état d'essence non-libre ou naturelle, alors que sa conduite, en vérité, est toujours sienne, non celle d'un autre ni l'effet de quelque chose qui existe hors de lui. Les circonstances ou mobiles n'ont jamais sur les hommes que le pouvoir qu'il leur accorde lui-même.
Le criminel qui connaît tout l'enchaînement des circonstances ne considère pas, comme son juge et son censeur, que son acte est en dehors de l'ordre et de la compréhension : sa peine cependant lui est mesurée exactement selon le degré d'étonnement qui s'empare de ceux-ci, en voyant cette chose incompréhensible pour eux, l'acte du criminel. - Lorsque le défenseur d'un criminel connaît suffisamment le cas et sa genèse, les circonstances atténuantes qu'il présentera, les unes après les autres, finiront nécessairement par effacer toute la faute. Ou, pour l'exprimer plus exactement encore : le défenseur atténuera degré par degré cet étonnement qui veut condamner et attribuer la peine, il finira même par le supprimer complètement, en forçant tous les auditeurs honnêtes à s'avouer dans leur for intérieur : "Il lui fallut agir de la façon dont il a agi ; en punissant, nous punirions l'éternelle nécessité."- Mesurer le degré de la peine selon le degré de connaissance que l'on a ou peut avoir de l'histoire du crime, - n'est-ce pas contraire à toute équité ?
DESCARTES: «J'ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l'infini que du fini, c'est-à-dire de Dieu que de moi-même.»
DESCARTES: «Connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux [...] nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.»
KANT: «Le problème qui consiste à déterminer d'une façon sûre et générale quelle action peut favoriser le bonheur d'un être raisonnable est un problème tout à fait insoluble.»
Sachez donc, premièrement, que par la Nature je n'entends point ici quelque Déesse, ou quelque autre sorte de puissance imaginaire, mais que je me sers de ce mot pour signifier la Matière même en tant que je la considère avec toutes les qualités que je lui ai attribuées comprises toutes ensemble, et sous cette condition que Dieu continue de la conserver en la même façon qu'il l'a créée. Car, de cela seul qu'il continue ainsi de la conserver, il suit de nécessité qu'il doit y avoir plusieurs changements en ses parties, lesquels ne pouvant, ce me semble, être proprement attribués à l'action de Dieu, parce qu'elle ne change point, je les attribue à la Nature ; et les règles suivant lesquelles se font ces changements, je les nomme les lois de la Nature.
Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer autant qu'il est en nous le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui sont fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.
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