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. « ... Cette vie tu devras la revivre... d'être renversé à nouveau. »Le temps tel que se le représente la science historique (et aussi le christianisme qui a une perspective historique : la création, le pêché, la Rédemption) est irréversible. Chaque instant est vécu, puis englouti à jamais. Le temps ainsi représenté est comme une ligne parcourue par...
.. « cette araignée-là également et ce clair de lune entre les arbres et cet instant-ci et moi-même ». Lou Salomé dans l'ouvrage qu'elle a consacré à Nietzsche raconte que son ami ne parlait de l'éternel retour qu'à voix basse, en tremblant de tous ses membres...« ... Cette vie tu devras la revivre... d'être renversé à nouveau. »Le...
De plus, si nous prenons une vue abstraite sur l'histoire de l'humanité, nous pouvons aligner les dates sur un axe : chaque événement y a sa place, sans chevauchements ni retours en arrière. Mais pour bien des acteurs, le lien au passé est un lien vivant : pour certains révolutionnaires de 1789, la Rome antique était présente, et...
HISTOIRE: Ce mot désigne soit le devenir, l'évolution des individus et des sociétés (allemand Geschichte), soit l'étude scientifique de ce devenir (allemand Historie). ...
Il s'agirait alors de voir en quel sens l'idée de la régularité (et à partir de là de la possibilité de penser des lois du déroulement historique) de l'histoire s'apparente à l'idée de répétition. Dire que l'histoire se répète, c'est en définitive prétendre qu'elle est prévisible. En physique, il est clair que poser une loi, c'est permettre au...
Il y a une impossibilité dans le concept même de temps à le concevoir comme revenant sur lui-même. Le passé semble, par définition même, constituer un irréversible et un « en-soi », dont je suis prisonnier. Irréversible : la présence ancienne ne saurait revenir à l'état initial et ce caractère même du temps me signale mon impuissance. Si l'espace...
Les nouvelles technologies nous permettent de mieux communiquer - Les nouvelles techniques permettent d'envoyer des informations plus vite et plus loin. Ainsi, avant une lettre mettait un certain temps avant d'arriver à destination surtout quand le destinataire se trouvait loin. Aujourd'hui, nous pouvons rester en contact avec autrui peut importe sa localisation. Internet nous permet de parler, d'échanger à...
1. L'histoire cyclique. Les conceptions antiques du temps font souvent de l'histoire la répétition à intervalles réguliers d'événements identiques : le temps est cyclique, comme le suggèrent les thèmes de la grande année et de l'éternel retour chez les stoïciens. Tout est fatal de toute éternité et appelé à se reproduire un jour. 2. L'irréversibilité du temps.À la différence de...
Notre millénaire connaît-il une barbarie moderne ? L'existence d'une telle chose est-elle possible dans la modernité ? Admettre cette existence peut-il permettre d'enfin la dépasser ? Proposition de plan. 1. Quelles sont les barbaries modernes ? · Notre monde est un monde d'échange et de connaissance universelle .Du moins, en théorie. Car en pratique, les hommes vivent encore selon leurs traditions, leurs usages, leurs idéologies et...
Chaque époque ne connaît-elle pas une forme différente de cette même matière : les passions ? - Si l'Homme est libre, peut-on parler d'une "même humanité" ? Le propre de la liberté humaine n'est-il pas de s'arracher à tout destin ? La nature humaine n'a pas d'histoire Les guerres ne se ressemblent pas, parce que les techniques évoluent. L'arc est remplacé...
Considérons-le attentivement, et éloignant toutes les choses qui n'appartiennent point à la cire, voyons ce qui reste. Certes il ne demeure rien que quelque chose d'étendu, de flexible et de muable. Or qu'est-ce que cela : flexible et muable ? N'est-ce pas que j'imagine que cette cire étant ronde est capable de devenir carrée, et de passer du...
La tradition est perpétuation du passé dans le présent, elle en est la condition Et pourtant la tradition nous permet de rester en contact avec les valeurs de nos racines, de nos ancêtres. Elle nous permet de comprendre d'où nous venons. Ainsi un peuple ne peut prendre réellement conscience de lui-même, de son existence, tant qu'il n'a pas connaissance de...
Si l'on se contentait de considérer les événements historiques au cas par cas, il n'y aurait pas d'intelligibilité de l'histoire, mais une succession de faits hétéroclites. Chaque fait ne serait ni nouveau ni semblable au précédent, mais incomparable à tout autre. On se priverait alors de toute possibilité d'évaluer s'il y a du nouveau en histoire. Pour poser...
Nous avons présupposé que l'on ne peut comparer les événements historiques qu'en les ramenant à un principe unique régissant le développement du cours de l'histoire. Mais si l'on se donne ainsi la possibilité de comparer les événements historiques, on présuppose que la nouveauté en histoire ne peut être que relative. De plus comment être sûr que l'historien n'absolutise...
Ex : Le Robinson Suisse du pasteur Wyss, un Robinson russe, une Robinsonnette par Granström, des Robinsons italiens par Emilio Salgari, une École des Robinsons de Jules Verne etc. + oeuvres comprenant le nom de son acolyte, comme c'est le cas dans le Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier. => à partir du modèle, les écrivains...
* Robinson Crusoe de Defoe a beaucoup inspiré : au XIXe => la robinsonnade est un genre très prolifique et chaque auteur aime à placer son ou ses héros dans une situation proche de celle de leur ancêtre Robinson. Ex : Le Robinson Suisse du pasteur Wyss, un Robinson russe, une Robinsonnette par Granström, des Robinsons italiens par Emilio Salgari,...
ÉVANGILE SELON SAINT JEAN: «Je vous donne un commandement nouveau: c'est de vous aimer les uns les autres...»
NIETZSCHE: «Celui qui est saoul du jeu et qui n'a point, par de nouveaux besoins, de raison de travailler, celui-là est pris parfois du désir d'un troisième état, qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher...»
L'art doit avant tout embellir la vie, donc nous rendre nous-mêmes tolérables aux autres et agréables si possible : ayant cette tâche en vue, il modère et nous tient en brides, crée des formes de civilité, lie ceux dont l'éducation n'est pas faite à des lois de convenance, de propreté, de politesse, leur apprend à parler et à se taire au bon moment. De plus, l'art doit dissimuler ou réinterpréter tout ce qui est laid, ces choses pénibles, épouvantables et dégoûtantes qui, malgré tous les efforts, à cause des origines de la nature humaine, viendront toujours de nouveau à la surface : il doit agir ainsi surtout pour ce qui en est des passions, des douleurs de l'âme et des craintes, et faire transparaître, dans la laideur inévitable ou insurmontable, son côté significatif.
Protagoras: - Car j'affirme moi, que la vérité est telle que je l'ai définie, que chacun de nous est la mesure de ce qui est et de ce qui n'est pas, mais qu'un homme diffère infiniment d'un autre précisément en ce que les choses sont et paraissent autres à celui-ci et autres à celui-là. Quant à la sagesse et à l'homme sage, je suis bien loin d'en nier l'existence; mais par homme sage j'entends précisément celui qui changeant la face des objets, les fait apparaître et être bons, à celui à qui ils apparaissaient et étaient mauvais. Et ne va pas de nouveau donner la chasse aux mots de cette définition; je vais m'expliquer plus clairement pour te faire saisir ma pensée Rappelle-toi, par exemple, ce qui a été dit précédemment, que les aliments paraissent et sont amers au malade et qu'ils sont et paraissent le contraire à l'homme bien portant. Ni l'un ni l'autre ne doit être représenté comme plus sage - cela n'est même pas possible - et il ne faut pas non plus soutenir que le malade est ignorant, parce qu'il est dans cette opinion, ni que l'homme bien portant est sage, parce qu'il est dans l'opinion contraire. Ce qu'il faut, c'est faire passer le malade à un autre état, meilleur que le sien.
Il n'est pas bien nécessaire qu'un prince les [bonnes qualités] possède toutes, mais il l'est nécessaire qu'il paraisse les avoir. J'ose même dire que s'il les avait effectivement, et s'il les montrait toujours dans sa conduite, elles pourraient lui nuire, au lieu qu'il lui est toujours utile d'en avoir l'apparence. Il lui est toujours bon, par exemple, de paraître clément, fidèle, humain, religieux, sincère ; il l'est même d'être tout cela en réalité : mais il faut en même temps qu'il soit assez maître de lui pour pouvoir en savoir au besoin montrer les qualités opposées. On doit bien comprendre qu'il n'est pas possible à un prince, et surtout à un prince nouveau, d'observer dans sa conduite tout ce qui fait que les hommes sont réputés gens de bien, et qu'il est souvent obligé, pour maintenir l'État, d'agir contre l'humanité, contre la charité, contre la religion même. Il faut donc qu'il ait l'esprit assez flexible pour se tourner à toutes choses, selon que le vent et les accidents de la fortune le commandent : il faut que [...] il ne s'écarte pas à la voie du bien, mais qu'au besoin il sache entrer dans celle du mal. Il doit aussi prendre grand soin de ne pas laisser échapper une seule parole qui ne respire les cinq qualités que je viens de nommer ; en sorte qu'à le voir et à l'entendre on le croie tout plein de douceur, de sincérité, d'humanité, d'honneur, et principalement de religion [...] : car les hommes, en général, jugent plus par leurs yeux que par leurs mains, tous étant à portée de voir, et peu de toucher. Tout le monde voit ce que vous paraissez ; peu connaissent à fond ce que vous êtes, et ce petit nombre n'osera point s'élever contre l'opinion de la majorité, soutenue encore par la majesté du pouvoir souverain. Au surplus, dans les actions des hommes, et surtout des princes, qui ne peuvent être scrutées devant un tribunal, ce que l'on considère, c'est le résultat. Que le prince songe donc uniquement à conserver sa vie et son État : s'il y réussit, tous les moyens qu'il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde. Le vulgaire est toujours séduit par l'apparence et par l'événement : et le vulgaire ne fait-il pas le monde ?
C'est par la société seule qu'il [l'homme] est capable de suppléer à ses déficiences, de s'élever à l'égalité avec ses compagnons de création et même d'acquérir sur eux la supériorité. La société compense toutes ses infirmités ; bien que, dans ce nouvel état, ses besoins se multiplient à tout moment, ses capacités sont pourtant encore augmentées et le laissent, à tous égards, plus satisfait et plus heureux qu'il lui serait jamais possible de le devenir dans son état de sauvagerie et de solitude. Quand chaque individu travaille isolément et seulement pour lui-même, ses forces sont trop faibles pour exécuter une oeuvre importante ; comme il emploie son labeur à subvenir à toutes ses différentes nécessités, il n'atteint jamais à la perfection dans aucun art particulier ; comme ses forces et ses succès ne demeurent pas toujours égaux à eux-mêmes, le moindre échec sur l'un ou l'autre de ces points s'accompagne nécessairement d'une catastrophe inévitable et de malheur. La société fournit un remède à ces trois désavantages. L'union des forces accroît notre pouvoir ; la division des tâches accroît notre capacité ; l'aide mutuelle fait que nous sommes moins exposés au sort et aux accidents. C'est ce supplément de force, de capacité et de sécurité qui fait l'avantage de la société. Mais, pour que se forme la société, il faut non seulement qu'elle soit avantageuse, mais encore que les hommes aient conscience de ces avantages ; or il est impossible que, dans leur condition sauvage et inculte, les hommes soient capables de parvenir à cette connaissance par la seule étude et la seule réflexion. C'est donc très heureusement que se joint à ces nécessités, dont les remèdes sont éloignés et cachés, une autre nécessité, dont le remède est sur place, très manifeste, et qui, par suite, peut être justement regardée comme le principe premier et initial de la société humaine. Cette nécessité n'est autre que l'appétit naturel d'un sexe pour l'autre, qui les unit l'un à l'autre et maintient leur union jusqu'à l'apparition d'un nouveau lien : le souci de leur progéniture commune. Ce nouvel intérêt devient également un principe d'union entre les parents et les enfants et il établit une société plus nombreuse où gouvernent les parents par l'avantage de leur supériorité en force et en sagesse et où, en même temps, l'exercice de leur autorité est limité par l'affection naturelle qu'ils portent à leurs enfants. En peu de temps, la coutume et l'habitude agissent sur les tendres esprits des enfants, leur donnent conscience des avantages qu'ils peuvent retirer de la société et, en même temps, les adaptent graduellement à la société en limitant les angles rudes et les affections contraires qui s'opposent à leur union.
L'État n'est pas du tout un pouvoir imposé du dehors de la société ; il n'est pas davantage « la réalisation effective de l'idée morale », « l'image et la réalisation de la raison », comme le prétend Hegel. Non, il est un produit de la société parvenue à un degré de développement déterminé ; il est l'aveu que cette société s'embarrasse dans une insoluble contradiction avec soi-même, s'étant scindée en antagonismes irréconciliables qu'elle est impuissante à conjurer. Mais afin que les classes antagonistes, aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en luttes stériles, il est devenu nécessaire qu'un pouvoir, placé en apparence au-dessus de la société, soit chargé d'amortir le conflit en le maintenant dans les limites de « l'ordre » : ce pouvoir, issu de la société, mais qui veut se placer au-dessus d'elle et s'en dégage de plus en plus, c'est l'État. [...] L'État étant né du besoin de tenir en bride les antagonismes de classe, mais étant né en même temps au milieu du conflit de ces classes, il est en général l'État de la classe la plus puissante, de celle qui a la domination économique, laquelle, par son moyen, devient aussi classe politiquement dominante et ainsi acquiert de nouveaux moyens d'assujettir et d'exploiter la classe opprimée. C'est ainsi que l'État antique était avant tout l'État des propriétaires d'esclaves pour tenir ceux-ci sous le joug, de même que l'État féodal fut l'organe de la noblesse pour asservir les paysans serfs et vassaux, et que l'État représentatif moderne sert d'instrument à l'exploitation du travail salarié par le capital. Par exception cependant, il se produit des périodes où les classes en lutte sont si près de s'équilibrer que le pouvoir de l'État acquiert, comme médiateur en apparence, une certaine indépendance momentanée vis-à-vis de l'une et de l'autre [...] L'État n'existe donc pas de toute éternité. Il y a eu des sociétés qui se sont passées de lui, qui n'avaient aucune notion d'État ni de pouvoirs de l'État. [...] La société qui réorganisera la production sur les bases d'une association libre et égalitaire des producteurs transportera toute la machine de l'État là où sera dorénavant sa place : au musée des antiquités, à côté du rouet et de la hache de bronze.
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