LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
- souffrance : • Éprouver douloureusement. • Éprouver une douleur physique ou morale. • Supporter la douleur, la fatigue.
Extrait du corrigé : Le lien entre connaissance et souffrance Si accroître sa connaissance conduit à accroître sa souffrance, c'est peut-être parce qu'existe un lien d'essence entre connaissance et souffrance : il faut la souffrance pour que la connaissance soit possible. « L'étonnement philosophique [...] suppose dans l'individu un degré supérieur d'intelligence, quoique pourtant ce n'en soit pas là l'unique condition : car, sans aucun doute, c'est la connaissance des choses de la mort et la considération de la douleur et de la misère de la vie qui donnent la plus forte impulsion à la pensée philosophique et à l'explication métaphysique du monde. Si notre vie était infinie et sans douleur, il n'arriverait à personne de se demander pourquoi le monde existe, et pourquoi il a précisément telle nature particulière ; mais toutes choses se comprendraient d'elles-mêmes. » Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation Transition : Le bonheur est-il pour autant dans l'ignorance ? Faut-il conclure de ce lien entre connaissance et souffrance à une critique de cette première ? III - L'étape obligatoire de la souffrance * Accroître sa connaissance n'accroît pas sa souffrance, qui est déjà présente ; mais accroît la conscience que nous avons de notre souffrance. L'ignorant est également malheureux, seulement il ne le sait pas. * C'est en franchissant cette étape de la connaissance comme souffrance que l'on peut accéder à la fois à la connaissance vraie et à la science. Ainsi, chez Spinoza, il y a une libération par la connaissance : accroître sa connaissance, c'est prendre conscience de ses passions, de ce qui nous asservit, et grâce à cela faire le choix raisonné de la joie.
Corrigé de 1127 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Accroître sa connaissance est-ce accroître sa souffrance ? " a obtenu la note de : aucune note
accroître vérité d'une souffrance connaissance pas l'art suis-je être réponse "qui exacte mort soi-même limites est-ce conscience question dévoilement penser illusions
Analyse
• La connaissance est à la fois l’acte par lequel l’esprit saisit et comprend un objet ; et le résultat de l’acte de connaître. C’est donc une activité et un contenu.
On pourrait attendre ici un pluriel (accroître ses connaissances) : le singulier indique qu’il s’agit de toute connaissance, non pas uniquement par son contenu mais surtout par le simple fait de connaître.
à Connaître, apprendre, étudier, savoir impliquent aussi l’accroissement de la conscience. Est-ce de là que procéderait la souffrance ?
à Si la connaissance est, dans un premier temps, perçu comme quelque chose de positif, ce sujet invite à se demander quelle valeur accorder réellement à la connaissance, non pas sous l’angle épistémologique mais sous celui du bonheur.
• La souffrance est le fait de souffrir et l’état d’une personne qui souffre : ici, souffrance morale et intellectuelle, et non physique. Dans un sens plus rare aujourd’hui, la souffrance est également une tolérance pour ce que l’on pourrait éviter, le fait de supporter ce qu’on préférait être autre.
Questionnement
• La connaissance, acte intellectuel appartenant au domaine de l’esprit, est-elle ainsi liée à l’affectivité ?
• Comment ce qui est perçu comme un bien (la connaissance) peut-il donner lieu à la souffrance ? Par quels processus, sur quels modes et pour quelles raisons ?
Enjeu : faut-il pour autant porter un jugement négatif sur la connaissance ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie