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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- action : On peut dégager plusieurs acceptions de ce terme. 1/ L'action est tout d'abord une opération d'un être considérée comme produite par cet être lui-même et non par une cause extérieure. L'action est celle du sujet qui agit. 2/ L'action c'est aussi l'effort, le travail, l'activité non plus comme processus opératoire à proprement parler mais comme se distinguant du repos et de l'inactivité. 3/ L'action se pense aussi directement dans son opposition à l'intelligence, la réflexion et la pensée : c'est la spontanéïté des êtres vivants, et plus précisément de l'homme considérée comme se distinguant de la représentation. NB :Nous ne prenons volontairement pas en considération l'action au sens d'influence d'un corps sur un autre. (Exemple : On parle à ce titre d'action de l'acide chlorydrique sur les métaux) En effet notre interrogation portant sur le lien « action » / « réflexion », cette acception ne nous semble pas prioritaire.
- politique : 1) comme adjectif, qui a rapport aux affaires publiques, à l'État. 2) Comme nom au féminin: science ou art de diriger les affaires publiques, de gouverner un État. 3) Comme nom masculin, personne qui gouverne.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- recherche : Quête, conquête.
- mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.
Extrait du corrigé : L'action politique se voit donc comme une empreinte de l'homme sur son univers. C'est en agissant que l'homme s'extériorise, c'est en agissant que l'homme s'écarte d'une nature immédiate et inconsciente. C'est à travers l'action politique que l'homme ressent son humanité, dans une réorganisation de la nature, de sa nature. Lectures utiles Platon, République Julien Freund, L'essence du politique Kant, Fondements de la métaphysique des moeurs Arendt, Le totalitarisme Textes utiles DescartesSitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique [ndé. Sciences de la nature] et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusques à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées, sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la Nature. Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie ; car même l'esprit dépend si fort du tempérament, et de la disposition des organes du corps que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusques ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher. ll est vrai que celle qui est maintenant en usage contient peu de choses dont l'utilité soit si remarquable [...]. AristoteSans doute dire que le bonheur est le souverain bien apparaît-il comme faisant l'accord unanime, mais souhaite-t-on qu'on dise encore plus clairement ce qu'il est.
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Le corrigé du sujet " L'action politique peut-elle être autre chose que la recherche du moindre mal ? " a obtenu la note de : 









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Problématique
L’action pratique est l’acte humain par lequel l’homme entend modifier son extérieur. C’est en agissant sur le monde que l’individu pose sa marque et extériorise son être en projetant sa vision de l’humanité et de son organisation à travers la nature. Elle peut être de différente nature que ce soit politique ou artistique. On considère que l’homme agit constamment dans le but de s’améliorer et d’améliorer son monde. L’homme ne peut normalement pas agir à l’encontre de son bien être. Ainsi peut on considérer que tout acte humain a pour fin de conforter sa situation0. L’homme est il un être pour qui tout agissement doit être humaniste et philanthrope?
I L’action comme visée d un monde meilleur
Le politique est une idéologie qui se met pour but une amélioration de la condition humaine. Elle entend organiser le monde, la société afin de permettre à l’homme de vivre sous un régime justice organisé par des lois cohérentes.
L’action pratique comme apprentissage de la technique afin d’adapter la nature au confort de l’homme (urbanisme, progrès scientifique,…).
II L’action pratique influencée par l’individualisme
L’homme agit afin d’améliorer une condition. Par nature il ne peut aggraver une situation, aucun homme ne peut agir à l’encontre de son bien être. Cependant, plusieurs régimes politiques, plusieurs multinationales on t prouvés que l’homme peut agir en dévastant un environnement ou en négligeant volontairement un ensemble d’individus (totalitarisme, pollution, plan social…)
III L’action comme fin de puissance
L’homme agit donc par nature pour améliorer son environnement. Cependant cette action peut être a des fins égoïstes ou humanitaires selon les cas. L’action se voit donc comme une empreinte de l’homme sur son monde. C’est en agissant que l’homme s’extériorise, c’est en agissant que l’homme s’écarte d’une nature immédiate et inconsciente. C’est à travers l’action que l’homme ressent son humanité.
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