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Définitions des termes :
- admettre : Accepter, donner son assentiment, reconnaître.
- existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
- inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
- tout : La totalité sans exception.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : : « existence précède l'essence ». c) L'inconscient peut apparaître effectivement comme une nouvelle essence déterminante, et dès lors l'homme n'a plus à s'engager dans un projet d'existence : il n'est plus ce néant d'être ; il n'est plus libre. C'est pourquoi Sartre qui critique si vigoureusement dans l'Etre et le Néant l'idée d'inconscient. En effet, pour lui « l'homme est condamné à être libre » et l'hypothèse de l'inconscient est alors inadmissible et impossible à intégrer dans sa définition de la liberté. Ainsi, seule existe la mauvaise foi : l'inconscient n'existe pas si l'on veut sauvegarder la liberté de l'homme et ne pas rendre vain tout effort de lucidité envers soi-même donc toute responsabilité et tout projet d'existence. Sartre va même plus loin est remarque que la conscience connaît en réalité ce qu'elle refoule. Dès lors l'idée d'inconscient n'est plus nécessaire, elle n'était que mauvaise foi et rendait impossible toute introspection sur soi. Transition : C'est donc au nom de la liberté de l'homme qu'il faut admettre que l'hypothèse de l'inconscient doit être rejetée et cela notamment parce qu'elle rend vain tout effort de lucidité envers soi-même, niant alors toute notion de responsabilité et s'offre comme le fruit d'une raison paresseuse donc comme de la mauvaise foi. Cependant, n'est-ce pas faire un procès d'intention à l'inconscient ? ou plus radicalement ne pourrait-on pas dire que refuser l'existence de l'inconscient ne serait pas justement faire preuve de mauvaise foi ?
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Le corrigé du sujet " Admettre l'existence de l'inconscient est-ce rendre vain tout effort de lucidité à l'égard de soi même ?" a obtenu la note de : aucune note
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On oppose communément le conscient et l’inconscient. Le conscient serait ce dont nous avons connaissance, ce à quoi notre prêtons attention, tandis que l’inconscient serait le domaine ce qui nous échappe comme une force ou un déterminisme venant des profondeurs de notre être ou de notre vie psychique. L’inconscient serait donc presque de l’inconnu. En ce sens, il semble qu’il y ait manifestement un conflit entre l’inconscient et tout effort de lucidité à l’égard de soi-même dans la mesure où la lucidité relèverait du domaine de la conscience. Pourtant ne serait pas aller trop vite en besogne ? En effet, au sens précis du terme, l’inconscient désigne pour la psychanalyse le psychisme refoulé. Dès lors, il semble qu’une opposition frontale entre conscience et inconscient soit quelque peu trop naïve. Mais plus simplement ne pourrait-on pas dire que l’inconscient est justement une prise de conscience des causes qui nous déterminent, c’est-à-dire qu’il y ait des faits psychiques aperçus de nous mais qui ne peuvent pas être expliqués par la conscience ? En ce sens, l’inconscient serait donc bien cette hypothèse produit justement par cet effort de lucidité envers soi-même. Cette hypothèse viendrait de la genèse de cet effort de lucidité. Et c’est en ce sens que se pose la question : « admettre l’existence de l’inconscient est-ce rendre vain tout effort de lucidité à l’égard de soi-même ? ».
Ainsi, s’il est possible de faire le procès de l’inconscient au nom justement de cet effort de lucidité à l’égard de soi-même (1ère partie), il faudra se demander s’il ne s’agit pas là d’un procès d’intention relevant d’une méconnaissance de ce qu’est l’inconscient. Développant un point de vue positif sur l’inconscient il nous sera peut-être possible de lever la contradiction entre inconscient et lucidité (2nd partie) et ainsi observer sa valeur opératoire et sa fécondité cognitive notamment en rapport à cette exigence de lucidité envers toi ou plus simplement à l’impératif socratique du « connais-toi toi-même ! » (3ème partie).
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