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Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même ?

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Sujet : Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même ?

Aperçu du corrigé : Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même ?



Publié le : 9/7/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même  ?
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Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même ?



  • admettre : Accepter, donner son assentiment, reconnaître.
  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
  • inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
  • tout : La totalité sans exception.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

 

 

On oppose communément le conscient et l’inconscient. Le conscient serait ce dont nous avons connaissance, ce à quoi notre prêtons attention, tandis que l’inconscient serait le domaine ce qui nous échappe comme une force ou un déterminisme venant des profondeurs de notre être ou de notre vie psychique. L’inconscient serait donc presque de l’inconnu. En ce sens, il semble qu’il y ait manifestement un conflit entre l’inconscient et tout effort de lucidité à l’égard de soi-même dans la mesure où la lucidité relèverait du domaine de la conscience. Pourtant ne serait pas aller trop vite en besogne ? En effet, au sens précis du terme, l’inconscient désigne pour la psychanalyse le psychisme refoulé. Dès lors, il semble qu’une opposition frontale entre conscience et inconscient soit quelque peu trop naïve. Mais plus simplement ne pourrait-on pas dire que l’inconscient est justement une prise de conscience des causes qui nous déterminent, c’est-à-dire qu’il y ait des faits psychiques aperçus de nous mais qui ne peuvent pas être expliqués par la conscience ? En ce sens, l’inconscient serait donc bien cette hypothèse produit justement par cet effort de lucidité envers soi-même. Cette hypothèse viendrait de la genèse de cet effort de lucidité. Et c’est en ce sens que se pose la question : « admettre l’existence de l’inconscient est-ce rendre vain tout effort de lucidité à l’égard de soi-même ? ».

            Ainsi, s’il est possible de faire le procès de l’inconscient au nom justement de cet effort de lucidité à l’égard de soi-même (1ère partie), il faudra se demander s’il ne s’agit pas là d’un procès d’intention relevant d’une méconnaissance de ce qu’est l’inconscient. Développant un point de vue positif sur l’inconscient il nous sera peut-être possible de lever la contradiction entre inconscient et lucidité (2nd partie) et ainsi observer sa valeur opératoire et sa fécondité cognitive notamment en rapport à cette exigence de lucidité envers toi ou plus simplement à l’impératif socratique du « connais-toi toi-même ! » (3ème partie).



La question présuppose l'existence de l'inconscient comme un acquis incontestable. Il ne s'agira donc pas de questionner la validité ou non de l'hypothèse de l'inconscient. La lucidité désigne la transparence et l'honnêteté vis-à-vis de soi-même. Commencez par montrer que l'inconscient implique une opacité, une obscurité de la conscience par rapport à elle-même (Cf. Freud: le moi n'est pas maître dans sa propre maison). Ensuite, montrez et dénoncez la tentation de se réfugier derrière les faux-semblants et les faux-fuyants de l'inconscient (Cf. Sartre: la mauvaise foi ou Alain : L'inconscient comme idolâtrie du corps). Et, pour finir, montrez que la psychanalyse est quête et enquête d'une nouvelle lucidité de soi (Cf. Freud: Là où « ça » était, « Je » dois devenir).


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    Problématique

    Depuis Freud on sait que notre conscience n'a accès quà une petite partie de notre psychisme. Mais si l'inconscient échappe à la conscience, comment le connaître ?

    Qui sommes-nous, alors, si nous ne sommes pas seulement un sujet, cet être conscient capable de penser et d'agir en toute lucidité ?



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    Admettre l'existence de l'inconscient rend-il vain tout effort de lucidité envers soi-même ?

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