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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- avec : En compagnie de, en présence de.
- principe : Du latin principium, « commencement », origine » (de princeps, « premier »). Origine, cause première des choses. En logique, loi fondamentale de la pensée (exemple : le principe de non-contradiction). Dans les sciences, proposition première posée au fondement d'un raisonnement ou d'une démonstration. En morale, règle de conduite ou norme des jugements pratiques (exemple : avoir des principes). Pétition de principe : faute logique qui consiste à s'appuyer, au début d'un raisonnement, sur la thèse qu'il s'agit précisément de démontrer.
- déterminisme : Principe selon lequel tous les phénomènes de la nature sont liés les uns aux autres par des lois invariables. A ne pas confondre avec fatalisme. Le déterminisme s'applique à une conception scientifique du monde. Comme l'écrit Claude BERNARD dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale: "Le rôle du savant est de chercher à définir et à déterminer pour chaque phénomène les conditions matérielles qui produisent sa manifestation."
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
Extrait du corrigé : embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l'univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. » Laplace, Essai philosophique sur les probabilités, 1814.Laplace énonce là le principe même du déterminisme universel, selon lequel les lois causales gouvernent toutes choses dans l'univers. Ainsi tout événement peut être considéré comme l'effet des événements qui l'ont précédé et comme la cause des événements qui lui succéderont, les états successifs de la nature s'enchaînant comme par nécessité les uns aux autres. « Croyez-vous sincèrement que la ruade d'un cheval dans la campagne française dérange le vol d'un papillon dans les lies de la Sonde ? » Bachelard, L'Activité rationaliste de la physique contemporaine, 1951.Bachelard souligne ici le caractère monstrueux du déterminisme universel. Si l'on s'attache en effet à rechercher les antécédents des plus petits mouvements des plus petites portions de l'univers, on obtient ce qu'on pourrait appeler un « déterminisme de l'insignifiant ». « Dieu ne joue pas aux dés. » Formule favorite d'Einstein (1879-1955).
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Le corrigé du sujet " L'affirmation de la liberté peut-elle se concilier avec le principe du déterminisme de la nature? " a obtenu la note de : aucune note
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Etre libre, c’est pouvoir faire ce que nous voulons, c’est agir selon notre propre volonté et refuser la soumission à toute causes externes. La liberté de l’action humaine semble donc s’opposer distinctement au déterminisme de la nature, puisque agir librement c’est agir sans être déterminé par autre chose que sa volonté propre. Et pourtant, la nature est première, et il peut sembler difficile d’échapper aux « lois de la nature », c’est-à-dire à certains principes constitutifs de l’homme qui influeraient sur son action, et entrerait en contradiction avec l’idée de totale liberté d’action. La liberté de l’action humaine peut-elle s’exercer indépendamment de tout déterminisme naturel, ou lui est-elle intrinsèquement lié ? Faut-il distinguer le déterminisme de la nature et la liberté de l’action humaine, ou sont-il au contraire, indissociables ?
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