Aimer son travail, est-ce toujours travailler ?
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Publié le : 12/8/2005 -Format:
si les navettes tissaient d'elles-mêmes [...] alors ni les chefs d'artisans n'auraient besoin d'ouvriers, ni les maîtres d'esclaves. » (« Politique », I, 4). Mais cette ruine, cette dégradation du corps, qui ne développe plus une habileté ou un talent mais itère & réitère un même geste qui n'a plus de sens pour celui qui l'exécute, est corrélative d'un abrutissement spirituel. Le « pire » réside dans la séparation de la conception et de l'exécution qui fait que le travail n'est plus conçu mais subi, ne développe plus intelligence ou créativité, mais cantonne l'homme à la contemplation d'une action imposée étrangère, absurde. « Travail forcé, il n'est plus la satisfaction d'un besoin, mais un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail. » Ainsi on conçoit que « ce qui est humain devienne animal. » Mais, ajoute Marx : « on fuit le travail comme la peste. » « C'est pourquoi l'ouvrier n'a le sentiment d'être soi qu'en dehors du travail ». Le travail étant devenu animal, machinal, torturant, l'homme s'y voyant dépossédé de sa propre activité, ne peut plus se sentir lui-même qu'en dehors du travail.
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