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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Pour que l'amitié réelle soit possible il faut que l'individu ne soit pas tout à fait renfermé sur lui-même, que son amour propre ne soit pas trop développé. Or, la vie en société corrompt l'homme en alimentant son désir d'être aimé plus que tout autre. L'amitié étant une relation entre deux individus qui s'entre-aiment, l'amour propre est contraire à l'amitié. b) Mais ceci n'est valable que pour une certaine sorte de société. La société inégalitaire ne permet pas de relation d'amitié. Dans le domaine du travail il n'y a pas d'amitié possible entre des statuts, la jalousie, l'admiration, le mépris mais aussi l'utilité réciproque empêchent une réelle amitié. Pour que l'amitié soit possible il faut que les amis soient égaux. On comprend alors pourquoi on se fait des amis dans des lieux où règne l'égalité. c) De plus la société peut être envisagée comme une société de conflit d'intérêts. L'intérêt des plus riches n'est pas compatible avec celui des plus pauvres.
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Analyse du sujet:
L’amitié désigne une affection réciproque entre deux individus n’appartenant pas à la même famille. Elle envisage une certaine relation en dehors de la famille. Or, la vie en société est précisément une vie qui se trouve en rapport avec des individus avec lesquels nous n’avons pas de lien de parenté.
Faire de l’amitié le fondement de la vie en société est reconnaître que ce sentiment est ce qui permet de réguler les rapports sociaux, à la place, ou conjointement à la loi. Mais, là où la loi est un arbitrage impartial, l’amitié est une entente qui se passe de tout
Il faut ensuite remarquer que la question posée n’est ni l’amitié est-elle le fondement, ni l’amitié doit-elle être le fondement de la vie en société ? Elle interroge la possibilité de faire de l’amitié ce fondement.
Le fondement est aussi ce qui a lieu avant, l’amitié serait alors un sentiment unissant un ensemble d’individus qui décident de faire une société.
Problématisation:
L’amitié est un bien rare, prétendre en faire le fondement de la vie en société, suggérant de la sorte que l’on puisse être ami avec tout le monde, n’est-ce pas reléguer l’amitié à une sorte d’hypocrisie, de formule de politesse ? Si l’amitié peut être le ressort d’une vie sociale plus heureuse, elle ne doit pas être considérée ni comme un fondement ni non plus comme un hasard de parcours. N’est-ce pas bien plutôt le type de société qui encourage ou décourage des relations d’amitié ?
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