NoCopy.net

Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Peut-on être l'historien de son temps ? A quelles conditions un dialogue est-il vérit ... >>
Partager

Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?



Publié le : 26/7/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

Ce corrigé vous sera utile pour ces autres sujets voisins

Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?
Zoom
  • nécessaire : * Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ou être autrement. S'oppose à contingent. * Sur le plan logique, est nécessaire ce qui est universellement vrai, sans remise en cause possible.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

- Se cultiver, c'est se développer par l'instruction et l'exercice des potentialités que l'on a en soi, afin d'en faire d'authentiques capacités. En tout être humain, existe une diversité de potentialités. Mais celles-ci ne deviennent pas spontanément des capacités accomplies dans leur plénitude. Qu'un tel accomplissement puisse différer, en degré ou en nature, selon la singularité des individus, ne peut être opposé à la nécessité de la culture, entendue ici au sens premier et essentiel de processus de développement et de formation - procédant par sollicitation des dispositions naturelles.
 - La capacité de jouir des oeuvres d'art, de saisir leur valeur, voire de les comparer, fait à l'évidence partie des capacités propres à une humanité pleinement réalisée. Apprécier une oeuvre, c'est à la fois la « goûter » (ce qui relève du sens esthétique) et en situer tout l'apport dans une « expérience » esthétique plus vaste.
 - Parler d'« oeuvres d'art », c'est se référer à un certain type d'objets produits, différents par exemple des objets utilitaires - ou du moins répondant aussi à une finalité propre : la belle amphore conserve l'eau fraîche, mais elle procure en outre un plaisir esthétique par l'harmonie de sa forme. Si la production d'oeuvres d'art répond à une finalité propre, n'est-ce pas en liaison avec la façon dont elle satisfait des exigences esthétiques propres à l'homme ? Le beau artistique, selon l'affirmation de 
Hegel, est singulièrement différent du beau naturel, en ce qu'il exprime sous forme sensible la richesse de l'esprit. Au-delà d'un simple plaisir produit par l'activité libre des sens, cette dimension spirituelle, tout en semblant se manifester spontanément, ne requiert-elle pas, pour chaque être humain, le processus de la culture ? En ce sens, c'est par la culture que se mettrait en place cette familiarité intime avec les oeuvres de l'esprit - et l'esprit ne serait pas autre chose que l'humanité elle-même, parvenant à la conscience de ce qu'elle peut créer en s'affirmant.



Elles ne leur apportent aucun plaisir pour la seule raison qu'ils n'ont pas appris a les apprécier. Certes, les traités techniques et les commentaires ne sont pas une fin en soi, mais ils sont le tremplin indispensable sans lequel l'amateur ne sera jamais dans l'état propice a l'appréciation dune oeuvre d'art. Gouter, c'est toujours juger; et si je veux juger Molière, Mozart ou Mondrian, il faut d'abord que j'apprenne à comprendre leur langage et leur univers.

LES LIMITES DU SENTIMENT.

Il y a quelque chose de profondément subjectif dans le rapport à l'art. Avoir un rapport à l'art, c'est être capable de ressentir quelque chose devant une oeuvre. C'est se laisser gagner par l'émotion qu'elle suscite. Cet aspect subjectif du rapport à l'art est d'autant plus important qu'il est conforté par deux éléments : l'art, comme le disait Hegel, c'est de l'idéal devenu sensible. Le génie de l'artiste n'est pas d'avoir des idées. Il réside dans le fait de les matérialiser.




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ? Corrigé de 7406 mots (soit 11 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet "Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?" a obtenu la note de :

5.4 / 10

Corrigé consulté par :
  • noisette0077-243754 (Hors-ligne), le 08/10/2014 à 08H16.
  • schastanet (Hors-ligne), le 15/02/2014 à 15H17.
  • popoo-225338 (Hors-ligne), le 28/12/2013 à 28H19.
  • schwitzi (Hors-ligne), le 29/05/2013 à 29H08.
  • hdb (Hors-ligne), le 02/05/2012 à 02H19.
  • Cacher les ressources gratuites

    Problématique

    L'artiste dépend de la société dans laquelle il évolue (l'art grec présuppose la mythologie grecque) et toute oeuvre d'art est un reflet de son époque. On ne peut donc véritablement apprécier une oeuvre d'art qu'en la replaçant dans son contexte, qu'en connaissant les conditions socio-culturelles, politiques, économiques etc. de son apparition. Mais cela n'explique pas pourquoi une oeuvre d'art véritable échappe à la temporalité. Pourquoi sommes-nous encore émus aujourd'hui devant les pyramides égyptiennes ? devant un tableau de Vélasquez ? à l'écoute d'une symphonie de Mozart ? • Certes, la culture permet de rendre compte de certaines conditions d'apparition de l'oeuvre, mais comme le dit Freud au sujet de la psychanalyse : « L'analyse ne peut rien nous dire de relatif à l'élucidation du don artistique, et la révélation des moyens dont se sert, pour travailler, l'artiste.

    Ajouté par PROF

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    • HEGEL: "Le sensible peut avoir avec l'esprit plusieurs sortes de relations. La plus médiocre, la moins appropriée à l'esprit, c'est l'appréhension purement sensible."
    (...) on dira (...) d'un escalier qu'il est dans oeuvre quand sa cage fait partie intégrante (...) d'une maison, hors oeuvre quand sa cage fait saillie à l'extérieur. Les clochers d'églises sont bâtis dans oeuvre ou hors oeuvre suivant qu'ils s'élèvent au-dessus du portail ou qu'ils débordent la façade., Louis RÉAU, Dict. d'art et d'archéologie, art. -Oeuvre.

    Ajouté par webmaster

    (...) comme si les artistes, conscients de l'indifférence du grand public pour leur oeuvre, se retranchaient dans les lieux culturels où seuls quelques -happy few peuvent apprécier leur travail (...), S. LEMOINE, -in le Nouvel Obs., n° 401, 17 juil. 1972, p. 41.

    Ajouté par webmaster

    En toute oeuvre d'art, la pensée sort de l'oeuvre, et jamais une oeuvre ne sort d'une pensée. La Visite au musicien, les Arts et les Dieux Alain, Emile-Auguste Chartier, dit

    Ajouté par webmaster

    Vous savez apprécier un tel cognac et démêler ses nuances parce que vous avez un goût très cultivé (...) c'est par ses qualités très fines, imperceptibles au profane, que cette liqueur dépasse la matière., J. CHARDONNE, les Destinées sentimentales, p. 429.

    Ajouté par webmaster

    Ce préambule, qui peut paraître un peu long, était nécessaire pour bien faire comprendre toute l'originalité de Gavarni et la valeur de cet oeuvre éparpillé en livres, en albums, en séries et en planches détachés; il n'a pas de prédécesseurs ni de rivaux dans notre époque; à lui la gloire non médiocre d'être franchement, exclusivement, absolument moderne; comme Balzac, avec lequel il a plus d'un rapport, il a fait sa -Comédie humaine (...), Th. GAUTIER, Portraits contemporains, p. 330.

    Ajouté par webmaster

    Une oeuvre d'art est un coin de la création vu à travers un tempérament. Émile Zola, Mes haines.

    Ajouté par webmaster

    G. Planche (...) protestait que cette sculpture n'était pas une création d'art valable en soi, pour la raison qu'il ne pouvait s'agir que d'une oeuvre moulée sur le corps même du modèle (...) le ventre avait des plis peu esthétiques (...), Émile HENRIOT, Portraits de femmes, p. 385.

    Ajouté par webmaster

    (...) son instinct lui disait qu'une oeuvre d'art de moins ne ferait pas un heureux de plus., R. ROLLAND, Jean-Christophe, Le buisson ardent, I, p. 1259.

    Ajouté par webmaster

    Pour travailler, pour faire sereinement une oeuvre, une grande oeuvre, il faudrait ne voir personne, ne s'intéresser à personne, n'aimer personne. Mais, alors, quelle raison aurait-on de faire une oeuvre?, G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, VIII, X.

    Ajouté par webmaster

    Quelle est la couleur de la tomate ?

    Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



    Ressource précédenteRessource suivante

    Est-il nécessaire d'être cultivé pour apprécier une oeuvre d'art ?

     Maths
     Philosophie
     Littérature
     QCM de culture générale
     Histoire
     Géographie
     Droit
    Podcast philo