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L'amour de la vérité peut-il faire obstacle au jugement ?

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Aperçu du corrigé : L'amour de la vérité peut-il faire obstacle au jugement ?



Publié le : 1/9/2004 -Format: Document en format HTML protégé

L'amour de la vérité peut-il faire obstacle au jugement ?
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L'amour est un sentiment, il peut aussi être une passion quand il est excessif. Il est l'indice d'un intérêt particulier pour une personne ou un objet. L'expression « amour de la vérité « nous invite à penser cet amour dans le sens d'un manque, l'amour de la vérité signifiera alors recherche de la vérité. Ce qui est vrai est ce qui est exact, certain et correspondant à la réalité, autrement dit la vérité est ce sur quoi je peux m'appuyer dès que je veux par exemple discourir sur quelque chose ou le juger. Ainsi ce que je saurai sur une chose, la possession de connaissances vraies sur cette chose, me permettra d'avoir un jugement correct sur elle. Il faut alors distinguer la vérité générale et les vérités particulières, ce que je sais être vrai de telle chose. Juger c'est donc discerner, critiquer au moyen de connaissances justes. Il semble donc qu'il n'y ait pas de contradiction entre l'amour de la vérité et le jugement dans la mesure où ce dernier semble nécessiter une connaissance de la vérité. Cependant en approfondissant le sens de l'amour de la vérité des problèmes apparaissent. En effet l'amour de la vérité peut être compris comme une recherche et témoigne donc d'un manque, il ne doit pas être identifié à la possession de la vérité. Or si pour juger il faut posséder la vérité alors nous serons dans l'incapacité de juger et l'amour de la vérité paralysera notre jugement au lieu de le rendre possible. La première impasse consiste donc à ne pas juger à cause de l'amour de la vérité. D'autre part si nous jugeons alors que nous ne possédons pas la vérité, nous risquons d'avoir un jugement faux. L'indifférence par rapport à la vérité s'avère tout autant périlleuse. La deuxième impasse devant laquelle nous nous trouvons est donc celle d'un jugement faux. Il faudra donc trouver une solution permettant de concilier l'amour de la vérité avec le jugement tout en évitant la paralysie du jugement.



1  Pour juger il faut connaître la vérité. « Et je n'ai aucun droit de me plaindre, si Dieu, m'ayant mis au monde, n'a pas voulu me mettre au rang des choses les plus nobles et les plus parfaites ; même j'ai sujet de me contenter de ce que, s'il ne m'a pas donné la vertu de ne point faillir, par le premier moyen que j'ai ci-dessus déclaré, qui dépend d'une claire et évidente connaissance de toutes les choses dont je puis délibérer, il a au moins laissé en ma puissance l'autre moyen, qui est de retenir fermement la résolution de ne jamais donner mon jugement sur les choses dont la vérité ne m'est pas clairement connue. « DESCARTES, M&e...



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Le corrigé du sujet "L'amour de la vérité peut-il faire obstacle au jugement ?" a obtenu la note de : aucune note

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Problématique

Problématique:

On peut parvenir à la vérité qu'à l'aide de jugements vrais. Mais, la passion pour la connaissance, justement parce qu'elle est une passion, peut conduire à refuser d'examiner certaines hypothèses qui pourtant remettraient en question les théories auxquelles on croit. On peut alors soupçonner d'autres motivations.

INTRODUCTION

Définition des termes et problématisation : L'amour est un sentiment, il peut aussi être une passion quand il est excessif. Il est l'indice d'un intérêt particulier pour une personne ou un objet. L'expression « amour de la vérité » nous invite à penser cet amour dans le sens d'un manque, l'amour de la vérité signifiera alors recherche de la vérité. Ce qui est vrai est ce qui est exact, certain et correspondant à la réalité, autrement dit la vérité est ce sur quoi je peux m'appuyer dès que je veux par exemple discourir sur quelque chose ou le juger. Ainsi ce que je saurai sur une chose, la possession de connaissances vraies sur cette chose, me permettra d'avoir un jugement correct sur elle. Il faut alors distinguer la vérité générale et les vérités particulières, ce que je sais être vrai de telle chose. Juger c'est donc discerner, critiquer au moyen de connaissances justes. Il semble donc qu'il n'y ait pas de contradiction entre l'amour de la vérité et le jugement dans la mesure où ce dernier semble nécessiter une connaissance de la vérité. Cependant en approfondissant le sens de l'amour de la vérité des problèmes apparaissent. En effet l'amour de la vérité peut être compris comme une recherche et témoigne donc d'un manque, il ne doit pas être identifié à la possession de la vérité. Or si pour juger il faut posséder la vérité alors nous serons dans l'incapacité de juger et l'amour de la vérité paralysera notre jugement au lieu de le rendre possible. La première impasse consiste donc à ne pas juger à cause de l'amour de la vérité. D'autre part si nous jugeons alors que nous ne possédons pas la vérité, nous risquons d'avoir un jugement faux. L'indifférence par rapport à la vérité s'avère tout autant périlleuse. La deuxième impasse devant laquelle nous nous trouvons est donc celle d'un jugement faux. Il faudra donc trouver une solution permettant de concilier l'amour de la vérité avec le jugement tout en évitant la paralysie du jugement.

Première partie : L'amour de la vérité est le moteur du jugement.

1.1  Pour juger il faut connaître la vérité.

« Et je n'ai aucun droit de me plaindre, si Dieu, m'ayant mis au monde, n'a pas voulu me mettre au rang des choses les plus nobles et les plus parfaites ; même j'ai sujet de me contenter de ce que, s'il ne m'a pas donné la vertu de ne point faillir, par le premier moyen que j'ai ci-dessus déclaré, qui dépend d'une claire et évidente connaissance de toutes les choses dont je puis délibérer, il a au moins laissé en ma puissance l'autre moyen, qui est de retenir fermement la résolution de ne jamais donner mon jugement sur les choses dont la vérité ne m'est pas clairement connue. » DESCARTES, Méditations métaphysiques, IV. 

1.2  Sans amour de la vérité le jugement se fourvoie.

« Mais quoique le défaut d'attention soit la principale cause de leurs erreurs, il y en a encore une qui leur est particulière. C'est que trouvant toujours dans leur mémoire une infinité d'espèces confuses, ils en prennent d'abord quelqu'une qu'ils considèrent comme celle dont il est question : et parce que les choses qu'on dit ne lui convienne point, ils jugent ridiculement qu'on se trompe. Quand on veut leur représenter qu'ils se trompent eux-mêmes, et qu'ils ne savent pas seulement l'état de la question, ils s'irritent, et ne pouvant concevoir ce qu'on leur dit, ils continuent de s'attacher à cette fausse espèce que leur mémoire leur a représentée. Si on leur en montre trop manifestement la fausseté, ils en substituent une seconde et une troisième, qu'ils défendent quelquefois contre toute apparence de vérité, et même contre leur propre conscience ; parce qu'ils n'ont guère de respect ni d'amour pour la vérité, et qu'ils ont beaucoup de confusion et de honte à reconnaître, qu'il y a des choses qu'on sait mieux qu'eux. » MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité II.

Transition : La possession de la vérité semble être une condition du jugement. Ainsi l'amour de la vérité va de pair avec la rectitude du jugement. Cependant élever au rang de condition nécessaire cette possession n'est-ce pas rendre impossible le jugement ?

Deuxième partie : La vérité comme condition nécessaire du jugement peut le paralyser.

2.1 L'accès à la vérité est difficile.

« L'étude de la vérité est, en un sens, difficile, et, en un autre sens, facile. Ce qui le prouve, c'est que nul ne peut atteindre adéquatement la vérité, ni la manquer tout à fait. Chaque philosophe trouve à dire quelque chose sur la nature ; en lui-même cet apport n'est rien sans doute, ou il est peu de chose, mais l'ensemble de toutes les réflexions produit de féconds résultats. De sorte qu'il en est de la vérité, semble-t-il, comme de ce que dit le proverbe : Qui ne mettrait la flèche dans une porte ? Considérée ainsi, cette étude est facile. Mais le fait que nous pouvons posséder une vérité dans son ensemble et ne pas atteindre la partie précise que nous visons, montre la difficulté de l'entreprise. » ARISTOTE, Métaphysique, α 1.

2.2 Ceux qui arrivent à accéder à la vérité sont rares.

« -Quels sont alors, selon toi, les vrais philosophes ?

-         Ceux qui aiment le spectacle de la vérité, répondis-je. [...]

-         Mais ceux qui sont capables de s'élever jusqu'au beau lui-même, et de le voir dans son essence, ne sont-ils pas rares ?

-         Très rares. » PLATON, République, V.

Transition : Si l'amour de la vérité conditionne la possibilité de notre jugement, il peut être un frein à notre jugement. Il faut donc penser la vérité autrement non pas comme ce qui est nécessaire à notre jugement mais ce vers quoi l'on doit tendre.

Troisième partie : L'amour de la vérité nous efforce à bien juger.

3.1 Le bon jugement permet de progresser dans la recherche de la vérité.

« Toutes les fois que je retiens tellement ma volonté dans les bornes de ma connaissance, qu'elle ne fait aucun jugement que des choses qui lui sont clairement et distinctement représentées par l'entendement, il ne se peut faire que je me trompe ; parce que toute conception claire et distincte est sans doute quelque chose de réel et de positif et partant elle ne peut tirer son origine du néant mais doit nécessairement avoir Dieu pour son auteur, Dieu, dis-je, qui, étant souverainement parfait, ne peut être cause d'aucune erreur ; et par conséquent il faut conclure qu'une telle conception ou un tel jugement est véritable.

Au reste je n'ai pas seulement appris aujourd'hui ce que je dois éviter pour ne plus faillir, mais aussi ce que je dois faire pour parvenir à la connaissance de la vérité. Car certainement j'y parviendrai, si j'arrête suffisamment mon attention sur toutes les choses que je concevrai parfaitement, et si je les sépare des autres que je ne comprends qu'avec confusion et obscurité. A quoi dorénavant je prendrai soigneusement garde. » DESCARTES, Méditations métaphysiques, IV.

3.2 L'amour de la vérité est garant d'une rigueur dans le jugement.

« Quand les hommes aimeront uniquement la vérité, alors ils prendront garde à ce qu'ils disent ; ils examineront avec soin ce qu'ils entendent ; ils rejetterons avec mépris les termes vides de sens, et ils s'attacheront seulement aux idées claires. » MALEBRANCHE, De la recherche de la vérité, Eclaircissement XII.

CONCLUSION

Pour juger il faut être en possession de connaissances sur l'objet de notre jugement, de plus il faut que ces connaissances soient vraies. En ce sens la vérité est un critère nous permettant de bien juger, et l'amour de la vérité ne peut donc que nous incliner à bien juger. Mais si l'amour de la vérité nous pousse à en faire une condition du jugement son caractère inaccessible peut devenir un obstacle. C'est pourquoi il vaut mieux envisager la vérité comme étant une fin à laquelle nous devrions tendre, tendance qui a pour autre nom « amour ». Cet amour nous permettrait de juger au mieux tout en nous approchant de plus en plus de la vérité.

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