Analyse de Nuit Rhénane de Guillaume Apollinaire

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Analyse de Nuit Rhénane de Guillaume Apollinaire

Philosophie

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Publié le : 3/8/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

Analyse de Nuit Rhénane de Guillaume Apollinaire
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Nuit Rhénane est un poème de Guillaume Apollinaire, extrait d’un ensemble de neuf poèmes écrits lors de son voyage en Allemagne de 1901 à 1902. Les deux thèmes présents dans ce recueil sont d’une part son amour malheureux pour Annie Pleyden et d’autre part le paysage de Rhénanie.
 
 C’est à travers un texte aux multiples sens qu’Apollinaire nous fait ressentir son amour de la Rhénanie.
 
 En effet, dans ce poème l’irréel se mêle au réel, l’opposition des deux premiers paragraphes en est l’exemple : « Ecoutez la chanson lente d’un batelier » s’oppose à « que je n’entende plus le chant du batelier ». « Cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds » s’oppose «  aux nattes repliés ». A travers ces oppositions, le narrateur cherche à se défaire de l’influence maléfique que possède le chant du batelier sur lui. Il confronte ces troublantes apparitions à des images bien réelles.
 Les expressions que l’auteur emploie sont également troublantes, « le vin trembleur comme une flamme » indique qu’il est certainement ivre, il déraisonne, on ne voit pas vraiment où il veut en venir : «  Le Rhin, le Rhin est ivre ou les vignes se mirent »
 La scène qui se déroule est également difficile à cerner, on peut imaginer qu’il se trouve dans une taverne où les « filles blondes » pourraient être les serveuses tandis que l’ordre que lance le narrateur au début du poème « Debout chantez plus haut en dansant une ronde » s’adresse aux hommes et aux femmes qui font la fête dans cette même taverne.
 
 De plus, la structure du poème est étrange. Constituée d’Alexandrins et finissant par un vers inattendu, on pourrait croire qu’il s’agit d’un sonnet. Mais un sonnet est normalement constitué de 14 vers alors que Nuit Rhénane n’en contient que 13 (chiffre maléfique et symbolique), comme si l’auteur avait effacé le dernier. Il faut avouer que le dernier vers laisse au dépourvu : «  Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire ». Cette phrase est chargée de mystère, le lecteur attend une suite qui ne vient pas.
 Le rythme du poème est également déroutant, sans ponctuation, le lecteur ne sait comment le lire. Comme si l’auteur avait voulu charger d’encore plus de mystère sont texte que le lecteur dissiperait petit à petit en restituant lui-même la ponctuation.
 
 Le poème ‘‘s’ouvre’’ puis ‘‘se ferme’’, à l’aide du premier et dernier vers : « Mon verre est plein d’un verre trembleur comme une flamme » et «  Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire ».
 De plus l’auteur a utilisé plusieurs étapes pour passer de l’ouverture à la fermeture du poème :
 Tout d’abord, tout au long du poème, plusieurs expressions rappellent le «  vin trembleur ». « Le Rhin est ivre ou les vignes se mirent », l’eau, le Rhin, rappelle le contenu du verre, puis les vignes rappellent qu’il s’agit d’un mélange alcoolisé. Plus loin «  l’or des nuits » rappelle la couleur sombre du vin. Et pour finir le verre qui se brise (« Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire »)
 Le chant du batelier suit également une évolution tout au long du poème. Tout d’abord, le narrateur perçoit la chanson : « Ecoutez la chanson lente d’un batelier ». Puis il demande que celle-ci soit recouverte d’un autre chant, celui des convives qui font la fête : « Debout chantez plus haut […] que je n’entende plus le chant du batelier ». Mais le chant est toujours là et continu son effet dévastateur sur le narrateur : «  la voix chante toujours à en râle mourir » et cette chanson est toujours omniprésente dans le dernier vers : « comme un éclat de rire »
 Bien qu’on ne sache pourquoi, la chanson a un effet néfaste sur le narrateur et finit même par avoir raison de lui, car son verre « trembleur » se brise.
 
 C’est à l’aide de ces différents procédés que l’auteur parvient à plonger son poème en plein mystère au point ou le lecteur ne parvient pas à le décrypter. L’emploie de termes déroutants et l’absence de ponctuation prennent celui-ci au dépourvu.
 
 Apollinaire ordonne tout son poème autour d’un fleuve à la fois réel et légendaire. On le sait fasciné par les prodiges et les sortilèges. Et il reconstruit avec Nuit Rhénane, le tableau d’un conte envoûtant dans lequel des sirènes doué de pouvoirs enchanteurs envoûtent un batelier dans sa barque sur le Rhin.
 Le titre Nuit Rhénane, renforce cette idée de mystères, de secrets autour du fleuve qu’est le Rhin. Lorsque le poète en parle, il n’est pas explicite.
 Les femmes ont également un sens symbolique dans le poème. Les « femmes » aux « cheveux verts et longs » sont des personnages légendaires présents au nombre de sept, chiffre symbolique renforçant leurs pouvoirs magiques.
 
 Les thèmes dominants de ce poème sont l’eau et les femmes.
 En effet, le lexique de l’eau est étendu pour un si petit poème : « vin », « le Rhin », « se mirent », « s’y refléter ». Par ce lexique riche, l’auteur nous démontre son admiration pour ce fleuve légendaire, qu’est le Rhin.
 Les « sept femmes », renvoient de façon floue à son amour malheureux : Annie Pleyden, qu’il ne peut atteindre. Elle parait là inaccessible, comme si leur amour était impossible ou à sens unique.
 La souffrance est donc très présente : « tordre », « râle mourir », « s’est brisé », trembleur ». Cette souffrance est apportée par le chant du batelier. Ce sont donc, les « sept femmes » qui lui apportent le tourment, ce qui accentue l’idée qu’elles représentent Annie Pleyden.
 
 Dans ce poème sont donc traduit les deux thèmes du recueil Rhénanes.
 
 Comme on peut le constater, les sentiments sont nombreux dans ce poème. Mais aucun d’entre eux n’est heureux.
 Comme vu précédemment, le lexique de la souffrance est très présent. Ce sentiment est accentué par le fait que le narrateur se trouve au milieu d’une fête. Ce sentiment croît tout au long du poème et finit par l’emporter sur l’auteur.
 Le verre du narrateur pourrait représenter son cœur et le liquide qu’il contient l’amour qu’il éprouve pour Annie. Un amour malheureux puisque son cœur finit par se briser. Il tente d’oublier Annie en se faisant entourer par des « filles blondes », mais leurs « regards  immobiles » sont vides et lui à besoin qu’un regard rempli d’amour le soutienne.
 Pour oublier Annie et que la souffrance le quitte, il ordonne aux convives « chantez plus haut en dansant une ronde » et ainsi se laisser emporter par la fête. Pour que toutes ces voix réunies couvrent celle du batelier qui lui rappelle Annie.
 Mais le désespoir continue d’envahir son âme et il n’est arrêter ni par les chants, ni par les femmes, ni par la ponctuation du texte qui est inexistante. Elle est inexistante car elle ne pourrait arrêter le malheur du narrateur.
 
 Dans Nuit Rhénane, Apollinaire est seul au milieu de la joie, seul dans sa souffrance, qu’il ne parvient pas à vaincre. Il appelle de l’aide, tente de faire face, mais ses sentiments l’emportent et finissent par le détruire.
 
 Le poète a beau se donner à voir sous l’aspect d’un être ivre. Il ne parvient pas à faire son deuil de son obsession pou Annie et des souffrances qui en résultent. Malgré ses efforts pour les exorciser, la souffrance remonte et envahit son âme. Le poète prend à part le lecteur dés la première strophe «  Ecoutez », il tente de lui faire partager sa souffrance à travers un poème mystérieux dans lequel le lecteur se perd.




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  • gael-216990 (Hors-ligne), le 26/10/2013 à 26H07.
  • Lexane-205579 (Hors-ligne), le 20/04/2013 à 20H17.
  • adjime-183251 (Hors-ligne), le 27/12/2012 à 27H12.
  • Yoan50884 (Hors-ligne), le 13/12/2011 à 13H22.
  • camillou93 (Hors-ligne), le 13/04/2011 à 13H14.
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    Problématique

    Plan détaillé

    Textes / Ouvrages de référence

    Citations

    Mon verre est plein d'un vin trembleur comme une flamme, APOLLINAIRE, Alcools, «Nuit rhénane».

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    Le vent du Rhin ulule avec tous les hiboux Il éteint les cierges que toujours les enfants rallument, APOLLINAIRE, Alcools, «Rhénane d'automne».

    Ajouté par webmaster

    (...) une épicerie où Guillaume -(Apollinaire) venait s'approvisionner de truffes blanches (...) de nèfles, de kakis., Francis CARCO, Nostalgie de Paris, p. 154.

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    Un tramway descend vitement Trouant la nuit, la nuit de verre., APOLLINAIRE, Ombre de mon amour, XII.

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    Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure, APOLLINAIRE, Alcools, p. 16.

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    La psychologie étudie les réactions de l'individu à son milieu de comportement. Celui-ci se définira précisément par la comparaison de ces réactions elles-mêmes (...) La description de ces réactions ne se limite pas à une analyse de leurs éléments; elle s'étend à leurs qualités structurales, qui permettront de parler non seulement de stimuli et de mouvements, mais d'objets et d'actes (...) Ce langage rapproche singulièrement la théorie de la Forme et le behaviorisme., P. GUILLAUME, Psychologie de la forme, -in PICON, Panorama des idées contemporaines, p. 120.

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    Il y a dans le ciel six saucisses et la nuit venant on dirait des asticots dont naîtraient les étoiles, APOLLINAIRE, Calligrammes, «Il y a», p. 156.

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    Étoile Lou, beau sein de neige rose Petit nichon exquis de la douce nuit (...), APOLLINAIRE, Ombre de mon amour, p. 123.

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    (...) le vent d'est dans la nuit claire battait des ailes comme mille compagnies de perdreaux., APOLLINAIRE, l'Hérésiarque..., p. 137.

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