LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ainsi, l'homme ne devient homme que dans la cité, c'est-à-dire au sein de l'espace politique. Cependant, nous n'avons pas encore éclairci notre premier point, à savoir quel critère appliquer pour distinguer l'homme des animaux grégaires. Si les deux sont des donnés naturels, en quoi la cité spécifie-t-elle l'homme parmi les animaux ? III - Politique et langage L'homme est naturellement poussé à s'unir aux autres ; en cela, il se rattache à la naturalité (et à l'animalité) de son être, même si certains animaux ne subissent pas la même tendance. Toutefois, certains animaux s'unissent aussi sans être pour autant considérés comme des « animaux politiques » ; or, cela tient à ce que la vie dans la cité engage une dimension spécifique de l'homme : le langage. En effet, l'homme est le seul parmi les animaux à être doté d'un langage (logos). Les animaux sont bien dotés d'une « voix » (phonè), c'est-à-dire d'un système de communication leur permettant d'exprimer le douloureux et l'agréable, mais il ne leur permet pas de s'arracher du moment présent et à l'impression qui lui est associée. Pour l'homme, le langage est donc l'occasion d'exprimer des pensées indépendantes de ce qu'il vit dans le moment, c'est-à-dire qu'il peut énoncer des propriétés, des relations ou des valeurs abstraites. Or, en quoi cela engage-t-il la dimension politique de l'homme ? Puisqu'il est susceptible d'abstraction, l'homme ne se contente pas de communiquer, mais il peut mettre en commun des valeurs sociales abstraites, comme le bien et le mal, le juste et l'injuste, etc.
Corrigé de 1026 mots (soit 2 pages) directement accessible
régimes partir recevables meilleur autrement opinions démocratie science connaître pouvons-nous politique penser nous-mêmes objectivité renoncer toute l'animal admettre autrui qu'à mort
C’est au second chapitre du premier livre de la « Politique » que l’on retrouve en substance la formule d’Aristote. On traduit souvent mal en disant : l’homme est un « animal social », se méprenant sur le sens du mot « politique », qui désigne l’appartenance de l’individu à la « polis », la cité, qui est une forme spécifique de la vie politique, particulière au monde grec.
En disant de l’homme qu’il est l’animal politique au suprême degré, et en justifiant sa position, Aristote, à la fois se fait l’écho de la tradition grecque, reprend la conception classique de la « cité » et se démarque des thèses de son maître Platon.
Aristote veut montrer que la cité, la « polis », est le lieu spécifiquement humain, celui où seul peut s’accomplir la véritable nature de l’homme : la « polis » permet non seulement de vivre mais de « bien vivre ».
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie