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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- seulement : * Sans rien ou personne de plus que ceux qui sont indiqués : Il est resté deux jours seulement. * À l'exclusion de toute autre chose : J'ai fait cela seulement pour lui rendre service. * Marque l'opposition, la restriction : Je voudrais bien y aller, seulement je n'ai pas le temps.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Elle n'est que l'improvisation perpétuelle d'une liberté qui se recréée à chaque instant, surgissant de rien pour aller vers quelque chose qui est son projet et son but. L'homme qui dispose d'une telle liberté doit, quand il revient sur lui-même éprouver ce vertige : c'est terrible, je peux faire ceci ou cela, et rien ne me donne une direction, toute décision est gratuite. D'où l'importance de l'angoisse, car dans l'angoisse la liberté s'angoisse d'elle-même, parce qu'elle n'est déterminée par rien, parce qu'elle est vide. Dès lors, le vertige de la gratuité ne laisse qu'une porte de sortie, l'engagement. Il faut donner une forme à la liberté, il faut en faire un projet, il faut lui donner un sens, et ce sens signifie poser sa motivation par rapport aux autres. En fuyant vers les autres pour me donner un rôle, je me donne une consistance momentanée, puisque dans la conscience abyssale de la liberté, je ne suis rien et que ma liberté n'est qu'une gratuité laissée à elle-même. C'est aussi pour la même raison que l'ennui me guette : si rien ne me détermine du fond de moi-même, je suis obligé de tout tirer de moi-même et si ma volonté reste sans mouvement, je retombe aussitôt dans l'ennui qui est la liberté désoeuvrée. Telle est la justification que l'on donne du « sentiment vif » de liberté, interprété comme gratuité, vu d'un côté comme un jeu dangereux, de l'autre comme un statut existentiel de la liberté. Mais ce sentiment vif constitue-t-il une preuve ? Le vertige de la liberté est-il la meilleure preuve que nous puissions avancer de l'existence du libre arbitre ?
Corrigé de 3109 mots (soit 5 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet "Apprendre à être libre, est-ce seulement apprendre à se passer d'autrui ?" a obtenu la note de : aucune note
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A travers la question de la légitimité de la réduction de la liberté au fait de savoir se passer d’autrui, c’est au fond la question de l’essence même de la liberté qui est à la question.
Il s’agit donc de se demander s’il suffit de se passer d’autrui, autrement dit être totalement autonome, pour définir ce que c’est qu’être libre pour un homme.
Il s’agit aussi de s’interroger plus spécifiquement sur l’apprentissage de la liberté : car si la liberté réside dans le fait de savoir se passer d’autrui, alors elle relève de l’apprentissage.
Apprendre à être autonome, est-ce encore apprendre à se passer totalement d’autrui ? L’apprentissage de notre liberté ne se fait-il qu’en se coupant des autres, comme si l’homme devait, pour se faire, être auto-suffisant et vivre de manière totalement autarcique ? Peut-on réduire l’être libre au seul fait de savoir se passer d’autrui ou est-ce réducteur et donc par essence inapte à saisir l’essence de la liberté humaine ?
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