« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ». En vous référant à des oeuvres littéraires que vous connaissez mais également à d'autres formes d'art (architecture, musique, peinture, cinéma, etc.), vous expliquerez pourquoi ce passé des peuples leur est indispensable pour vivre. ?

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« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ». En vous référant à des oeuvres littéraires que vous connaissez mais également à d'autres formes d'art (architecture, musique, peinture, cinéma, etc.), vous expliquerez pourquoi ce passé des peuples leur est indispensable pour vivre. ?

Philosophie

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Publié le : 6/6/2009 -Format: Document en format FLASH protégé

	« Qu'est-ce qu'un arbre sans sa racine ? Qu'est-ce qu'un fleuve sans sa source ? Qu'est-ce qu'un peuple sans son passé ?» s'interrogeait Victor Hugo dans «les Pyrénées ». En vous référant à des oeuvres littéraires que vous connaissez mais également à d'autres formes d'art (architecture, musique, peinture, cinéma, etc.), vous expliquerez pourquoi ce passé des peuples leur est indispensable pour vivre.	?
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  • sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
  • Racine : Poète dramatique français. Ses contemporains le reçoivent d'abord comme le grand — et jeune — rival de Corneille vieillissant. Les héros de ses tragédies sont aliénés et dégradés par leur passion amoureuse et ils luttent vainement contre une fatalité qui les dépasse et les entraîne. Quelques œuvres à connaître: Andromaque (1667); Britannicus (1669); Phèdre (1677).
  • peuple : Ensemble des personnes vivant sous les mêmes lois.
  • passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
  • Hugo : Poète, romancier, auteur dramatique, dessinateur, Victor Hugo domine le xixe siècle par la force, l'abondance et la diversité de son œuvre. Il s'impose d'abord comme le théoricien et le chef de l'école romantique. Mais la haute conception qu'il se fait de sa mission d'écrivain l'amène à s'engager dans l'action politique pour mettre son art et sa personne au service des
  • dans quelle mesure : Jusqu'à quel degré, jusqu'à quel point.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
  • vivre : Exister, être au monde.

Introduction

Le problème doit être posé sous sa double forme : historique et cul­turelle. Dans un premier temps, il faudra examiner le rôle du passé, dans la fondation d'une identité nationale et culturelle. Puis on verra comment ce passé, d'un point de vue culturel, permet à un peuple d'évoluer. Enfin, ce sont les conditions mêmes de l'évaluation du passé qu'il faudra préciser.

I. Le passé, c'est l'identité

A. La richesse d'une nation

1.    Les témoins architecturaux

Un peuple ou une nation s'évaluent à la richesse et à l'âge de leur civilisation : même s'ils sont pauvres aujourd'hui, on admirera leur grandeur passée, et en particulier les marques architecturales de cette grandeur.

Exemples : c'est le cas pour l'Égypte et ses pyramides, ou encore pour la Grèce et ses temples.

Exemple : c'est aussi le cas pour la très ancienne civilisation chi­noise, et en particulier pour l'armée de terre cuite de Xian, trouvée dans le tombeau du premier empereur.

2.    Les témoins littéraires

Mais les témoins de la grandeur culturelle d'un pays ne sont pas seu­lement architecturaux : on admirera aussi la littérature, ou la musique...

Exemple : le cas des langues mortes est caractéristique, puisqu'on continue de lire et de mettre en scène les pièces des tragiques grecs ou latins, alors que leur langue a disparu sous cette forme.

Exemple : de même, la littérature chinoise est mondialement appré­ciée pour ses grands classiques, comme Le Rêve dans le pavillon rouge, ou Au Bord de l'eau.

3. Mesurer une évolution

Ces nombreux témoins de la grandeur passée d'une culture servent en quelque sorte de repères pour mesurer l'évolution d'un peuple ou d'une civilisation.

Exemple : la querelle des Anciens et des Modernes.

Exemple : la révolution métrique de la fin du xixe siècle.




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