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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Mais il n'en est rien. Je ne touche pas ce dé cubique, Non. Je touche successivement des arêtes, des pointes, des plans durs et lisses, et réunissant toutes ces apparences en un seul objet, je juge que cet objet est cubique. Exercez-vous sur d'autres exemples, car cette analyse conduit fort loin, et il importe de bien assurer ses premiers pas. Au surplus, il est assez clair que je ne puis pas constater comme un fait donné à mes sens que ce dé cubique et dur est en même temps blanc de partout, et jamais les faces visibles ne sont colorées de même en même temps. Mais pourtant c'est un cube que je vois, à faces égales, et toutes également blanches, Et je vois cette même chose que je touche, Platon, dans son Théétète, demandait par quel sens je connais l'union des perceptions des différents sens en un objet. Revenons à ce dé. Je reconnais six taches noires sur une des faces, On ne fera pas difficulté d'admettre que c'est là une opération d'entendement, dont les sens fournissent seulement la matière. Il est clair que, parcourant ces taches noires, et retenant l'ordre et la place de chacune, je forme enfin, et non sans peine au commencement, l'idée qu'elles sont six, c'est-à-dire deux fois trois, qui font cinq et un. Apercevez-vous la ressemblance entre cette action de compter et cette autre opération par laquelle je reconnais que des apparences successives, pour la main et pour l'oeil, me font connaître un cube ?
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L’art, dans le sens de « beaux-arts », nous donne à percevoir par la sensibilité un certain nombre de phénomènes, visuels ou auditifs pour la plupart. Ces phénomènes sont la production d’un artiste, qui donne à voir ou à entendre la façon dont lui-même perçoit le monde, avec sa subjectivité propre.
Dès lors, l’art passe par le filtre de deux subjectivités ; ces subjectivités ne sont pas rationnelles, mais bien au contraire elles sont sensibles.
Dès lors, on pourrait reprocher à l’art de nous induire en erreur puisqu’il ne nous donne à voir qu’une réalité déformée par le filtre de deux subjectivités sensibles ; l’art serait illusion de réalité. Or, certes l’illusion peut découler de la présence seulement apparente d’une chose ; mais l’apparence, propre à l’objet d’art, ne peut-elle nous mener vers l’essence des choses ?
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