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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
Extrait du corrigé : . La vitalité de l'idéal consiste précisément en ce que la signification spirituelle que l'on veut représenter dans sa profondeur, pénètre l'apparence extérieure sous tous ses aspects, l'attitude, le maintien, le mouvement, les traits de la figure, la forme et la disposition des membres, de sorte qu'il ne reste rien de vide et d'insignifiant, et que tout paraisse animé de la même expression. » HEGEL, Esthétique. Transition : La dimension signifiante de l'art ne doit pas néanmoins occulter le plaisir attaché à la contemplation d'une oeuvre d'art. Ainsi il est nécessaire de trouver un terrain d'entente permettant d'accorder l'imagination à l'entendement et à la raison.Troisième partie : L'art doit être compris comme un jeu entre les facultés humaines.3.1 L'art comme accord du spirituel et du sensible. « Car ces formes et ces tonalités sensibles, l'art ne les fait pas seulement intervenir pour elles-mêmes et sous leur apparence immédiate, mais encore afin de satisfaire des intérêts spirituels supérieurs, parce qu'ils sont capables de faire naître une résonance dans les profondeurs de la conscience, un écho dans l'esprit. Ainsi, dans l'art, le sensible est spiritualisé, puisque l'esprit y apparaît sous une forme sensible. » HEGEL, Esthétique.
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Le corrigé du sujet " l'art fait-il rêver ou fait-il réfléchir ?" a obtenu la note de : aucune note
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La contemplation prolongée d'une oeuvre d'art peut être génératrice de méditations de même qu'une lecture assidue de romans est parfois la source d'une évasion onirique. Ainsi après avoir recherché dans des expériences artistiques ce que le sujet interrogeait, nous nous trouvons face à une difficulté. En effet l'art semble à la fois source de réflexion et source de rêve. Ce qui nous amène à considérer le « ou » comme étant inclusif. La réponse à cette question exigera que l'on affronte cette dualité dans l'art. Il y a dualité voire contradiction dans le rapprochement de ces deux activités antagonistes. Réfléchir signifie en effet penser, raisonner ou encore méditer. L'homme dans ce cas fait l'usage de sa raison et envisage les oeuvres d'art comme étant une matière à sa réflexion. Le verbe réfléchir suppose que l'on prenne en compte un mouvement réflexif. L'art pourra alors être compris comme étant un médiateur entre nous et le réel. Il nous permet de prendre de la distance avec ce qui nous entoure immédiatement et de le regarder différemment. C'est pourquoi une représentation théâtrale peut par exemple nous éclairer sur nos sentiments, nos émotions. L'art permet donc en quelque sorte d'objectiver, dans le sens d'extérioriser, ce qui est essentiellement subjectif et donc trop proche de nous. D'autre part l'art en tant qu'il est la manifestation des pensées de l'artiste peut nous offrir une interprétation, un point de vue différent ou proche du notre. En ce sens l'art ne nous enferme pas mais au contraire nous ouvre à la fois à la réalité et à autrui. Au contraire le rêve en tant qu'il est oeuvre de l'imagination et proche de l'évasion ou de la divagation, a tendance à enfermer l'individu dans un monde étranger à la réalité et qui ne laisse pas de place à autrui. Or l'art semble bien produire ce genre d'effets. N'est-ce pas ce qui arrive à Don Quichotte, personnage de Cervantès, qui a force d'avoir lu des romans de chevalerie s'est perdu dans un monde imaginaire et s'est coupé par là même de la réalité ? Le sujet nous interroge donc sur la définition à donner de l'art et de sa finalité, sur la nature de la relation non seulement entre l'imagination et la raison mais aussi entre l'art et la réalité.
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