LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
- illusion : Il convient de distinguer les illusions des sens et les illusions intellectuelles. Les premières ont une origine physiologique. Les secondes ont pour fondement les désirs et les passions.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Ainsi, le monde sensible est une apparence de vérité sur laquelle l'homme peut arrêter sa recherche, c'est une véritable prison. L'imitation redouble encore cette dégradation et éloigne davantage les hommes de la vérité. d) Si on prend maintenant l'art de la rhétorique, Platon lui reproche non seulement de ne pas dire le vrai mais de prendre la forme du vrai, de se faire passer pour le vrai. L'art en général est trompeur il se fait passer pour ce qu'il n'est pas, il prend la place du modèle. Il est vrai que si nous réduisons l'art à la simple imitation du réel, on voit mal comment l'art pourrait avoir un statut supérieur à la réalité. Sans être forcément une illusion de vérité, on ne voit pas à quoi l'art peut-il servir, sinon dans une perspective utilitaire à garder sous les yeux des proches éloignés. 2. L'oeuvre d'art exprime une réalité cachée. a) Mais l'artiste se contente t-il seulement d'imiter ? Que penser alors de toutes ces peintures qui représentent des scènes bibliques que ni le peintre ni le croyant ne peuvent avoir sous les yeux.
Corrigé de 4463 mots (soit 7 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " l'art, illusion de la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
vérité mort lorsque dérange penser illusion lui l'art être soi-même préférer genre diversité réconforte suis-je illusions "qui l'illusion humain j'ai conscience perdre perte réponse question vraiment d'être pas l'unité cultures exacte ses est-ce obstacle
![]() | ![]() |
Analyse du sujet:
q Dans tout sujet sur l’art, il est nécessaire d’avoir à l’esprit l’ambiguïté de la notion d’art, qui peut aussi bien renvoyer à la technique de l’artisan qui produit un objet qu’aux beaux arts. Mais dans ce sujet, il est évidemment question de l’art en tant que beaux arts, c’est-à-dire en tant que production de l’homme qui ne vise pas une quelconque utilité. Mais si ce n’est l’utilité qu’est-ce que l’art vise ?
q Il est difficile de donner un critère susceptible de distinguer ce qui relève de l’art et ce qui en est exclu, ce critère a pu être pendant longtemps la beauté, beauté des formes, beauté plastique que l’on trouve aussi bien dans les sculptures de l’Antiquité que dans les peintures de la Renaissance italienne. Les beaux arts sont avant tout des arts imitatifs et leur valeur pourrait tenir dans la ressemblance avec l’original. La beauté de la peinture proviendrait de la beauté de ce qui est représenté. Mais alors, comment expliquer que parfois nous admirons des peintures alors que nous pourrions être indifférents si nous rencontrions l’original ? Il doit y avoir une beauté de l’art qui ne procède pas de la pure imitation. Et qu’en est-il de l’art comme expression de l’artiste ? Si l’art était réductible à l’imitation alors la photographie aurait dû prendre sa place.
q Maintenant intéressons nous à la notion de vérité. La question de la vérité ne se pose que pour des propositions descriptives. Par exemple si je dis « le chat est sur le tapis », la proposition sera vraie si effectivement je constate que le chat est bien sur le tapis. La vérité envisage toujours un rapport au réel, à ce monde qui tombe sous mes sens et que je tiens pour vrai. Etre dans le vrai c’est ne pas se tromper ou ne pas être trompé par des illusions qui nous détournent de la réalité.
q Dire que l’art est une illusion de la vérité, c’est en faire quelque chose de trompeur, quelque chose qui nous détourne de la réalité. Mais c’est encore davantage. Si l’art ne fait que produire des fictions, alors certes on pourra dire l’art est une illusion, mais affirmer que l’art est illusion de la vérité c’est prétendre que l’art a l’apparence de la vérité, que l’on peut prendre l’œuvre d’art pour ce qu’elle n’est pas c’est-à-dire la réalité.
Problématisation:
Faire de l’art une illusion de la vérité revient à pointer du doigt un pouvoir subversif de l’art. L’art crée des artifices, il nous éloigne du réel en grossissant certains traits. Que ce soit dans la peinture, et plus encore dans le théâtre, les personnages ne sont pas des copies conformes des personnes existantes. Or, la vérité est-elle seulement affaire d’art ? L’art ne doit-il pas sacrifier la vérité au nom de la beauté ? Faut-il penser une vérité de l’art qui ne soit pas une vérité comme correspondance avec la réalité ?empirique ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie