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Définitions des termes :
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- libérer : S'affranchir, (se) débarrasser d'une obligation, dégager, ôter ce qui gêne, une entrave.
Extrait du corrigé : Qu'en pense-t-on "naturellement", c'est-à-dire quand notre vigilance sommeille et que nous pensons par opinions spontanées. La fonction de l'art peut être vue comme décorative : mettre du beau là où il y a du laid. Ou bien encore politique : l'art engagé doit dénoncer l'injustice ; ou bien "métaphysique" : l'art, le vers en l'occurrence pour Mallarmé "philosophiquement rémunère le défaut des langues", fait échapper au commerce avec les choses, nous hisse vers l'idée. Quelle que soit donc la fonction qu'on lui assigne, l'art semble confronté à de l'intolérable (le laid, l'injustice, le bavardage) dont il doit nous libérer. "Libérer" signifiant alors "délivrer" de ce qu'il y a. De _Madame bovary_ à _La Rose pourpre du Caïre_, l'art charrie de lui-même cette image de délivrance, d'échappatoire, de fuite. A côté du réel intolérable, l'art pose la fiction, le rêve. Alors, si c'est l'opinion généralement admise, qu'est-ce qui fait que l'on peut en douter et se demander : "l'art peut-il [ au sens de : est-il légitime dans ce rôle ] nous libérer de l'intolérable ? Le point ici me semble se jouer autour de l'idée de libération. L'art nous libère-t-il vraiment ?
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