NoCopy.net

Article de presse: Guerre civile au Congo

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Article de presse: L'Afrique noire française ... Article de presse: Mendès France : sept mois ... >>
Partager

Article de presse: Guerre civile au Congo

Ressources gratuites

Aperçu du corrigé : Article de presse: Guerre civile au Congo



Document transmis par : ???


Format: Document en format FLASH protégé

Article de presse: Guerre civile au Congo
Zoom

30 juin 1960 - Le problème congolais n'a rien d'exceptionnel fondamentalement, il s'apparente à celui qui se pose dans d'autres pays africains ou, d'une manière générale, dans des Etats sous-développés engagés sur la dure voie de la décolonisation. En vérité, il a été grossi, déformé, par les multiples prismes de la guerre froide. Et, surtout, compliqué à souhait par tous ceux qui ont intérêt à se maintenir ou à s'introduire dans ce pays fabuleusement riche et stratégiquement bien situé. On a souvent dit-à l'étranger plus encore qu'en Belgique-que le Congo n'était pas mûr pour l'indépendance, qu'une période transitoire de dix à vingt ans aurait été nécessaire. C'est peut-être vrai, dans la mesure où une autorité neutre, telle que l'ONU, aurait pris en charge le territoire. En effet, l'administration coloniale belge, malgré toutes ses réalisations dans le domaine matériel, n'a rien fait, ou très peu, pour préparer une élite autochtone susceptible de prendre la relève. A la limite, on pouvait concéder que cela est humain et compréhensible. Dès lors on est tenté de poser la question de savoir comment la Belgique aurait réussi en dix ans là ou elle a échoué après une colonisation ininterrompue de quatre-vingts ans. Quoi qu'il en soit, il s'agit moins de savoir si le Congo aurait pu être mieux préparé à l'indépendance que d'établir dans quelle mesure son émancipation pouvait être, dans la pratique, différée. L'étude des rapports établis par des administrations belges à travers le Congo dans les années 1958 et 1959 fait ressortir clairement que la nationalisme congolais était devenu irrésistible. La Belgique, de toute évidence, n'avait pas la possibilité d'agir autrement, à moins d'avoir voulu s'engager dans une aventure ruineuse et sans issue. Une volonté d'indépendance Dans les pays voisins, la loi-cadre promulguée en 1956 était dépassée avant même son entrée en vigueur. Sur l'autre rive du Congo, à Brazzaville, le général de Gaulle s'écriait en août 1958 : " l'indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt. " Moins de deux ans plus tard, une quinzaine d'Etats de la Communauté accèdent à la souveraineté internationale. La déclaration du chef de l'Etat français avait eu un profond retentissement au Congo Belge. Deux mois après le discours de Brazzaville, Patrice Lumumba et ses amis, de retour de la conférence panafricaine d'Accra, constituent le Mouvement national congolais et exigent l'indépendance immédiate. La fièvre nationaliste s'empare brusquement de l'ancienne colonie belge. Les émeutes de Léopoldville, en janvier 1959, et celles de Stanleyville, en octobre, ne constituent-les rapports de l'administration coloniale en font foi-que des signes extérieurs, et relativement bénins, d'un mal plus profond, qui gagne de proche en proche tout le Congo. Bruxelles, contrairement à l'impression qui prévaut à l'étranger, est obligé d'opérer à chaud. Redoutable dilemme. Faut-il sévir ou céder? La Belgique n'est pas le Portugal. La survie de son régime ne dépend pas du maintien de ses colonies. Elle n'est pas non plus en mesure de soutenir, financièrement et militairement, une longue guerre. Les autorités belges avaient, en effet, voulu aller au-devant des événements elles parvinrent difficilement à les rattraper. L'offre d'une indépendance à une échéance indéterminée fut jugée insuffisante par les nationalistes. Huit mois après la déclaration du roi Baudouin, en septembre 1959, Bruxelles promet des élections communales pour la fin de l'année, un gouvernement central autochtone pour l'année suivante. C'est toujours insuffisant pour les appétits aiguisés des nationalistes. En octobre, la Belgique va encore plus loin : avant quatre ans, proclame-t-elle, le Congo sera indépendant. Mais, la " table ronde " de janvier 1960, les négociateurs belges n'hésitèrent pas et, d'accord avec l'ensemble des représentants congolais, fixèrent la date de l'indépendance au 1er juillet suivant. Le marché conclu à cette conférence n'était pas, malgré tout, désavantageux pour la Belgique. Celle-ci conservait, pour l'essentiel, la majeure partie de ses positions économiques, commerciales et financières. Sa présence culturelle et même politique était assurée par le maintien au Congo de ses fonctionnaires, de ses techniciens, de ses conseillers et des officiers Belges qui devaient continuer à encadrer la force publique. Quel état ? Le 29 juin 1960, Patrice Lumumba et son ministre des affaires étrangères, Justin Bomboko, signaient un traité général d'amitié d'assistance et de coopération avec le gouvernement de Bruxelles, aux termes duquel le Congo reconnaissait une situation privilégiée à la Belgique dans les domaines diplomatique militaire et économique. Ce qu'il faut sans doute retenir de cette phase de l'histoire est que tous les leaders de l'ancienne colonie africaine, de quelque tendance qu'ils fussent, étaient d'accord à la fois sur le principe de l'indépendance et sur la nécessité d'une période plus ou moins longue de coopération avec la Belgique. Mais, au-delà des attitudes incohérentes des uns, des volte-face ou des flottements des autres, il existe un conflit de base qui, pris en fil conducteur, peut expliquer bien des choses dans la conjoncture congolaise. Il s'agit de la lutte engagée, comme dans d'autres pays sous-développés en Afrique et en Asie, entre " fédéralistes " et " unitaristes ", entre les conservateurs attachés aux formes ethniques ou tribales du pouvoir et les " progressistes " qui veulent créer un Etat centralisé semblable à ceux qui ont vu le jour en Europe. Ces derniers estiment que l'on pourrait difficilement mobiliser les forces nationales pour les mettre au service de la " révolution économique " en l'absence d'un gouvernement fortement centralisé. Les unitaires congolais ont en quelque sorte repris à leur compte la thèse de l'administration coloniale belge, qui les avait d'ailleurs longtemps soutenus contre les fédéralistes du Katanga (le parti Conakat de Moïse Tshombé) et du Bas-Congo (l'Abako du président Kasavubu). La tâche unificatrice de la Belgique n'avait pas été aisée. Il lui avait fallu quatre-vingts ans d'efforts et de pouvoir absolu pour amalgamer en un Etat grand comme toute l'Europe occidentale plus d'une centaine de tribus, appartenant à quatre races distinctes et ne parlant pas moins de quatre cents idiomes. Tout en soumettant le Congo à une législation unique, l'ancienne puissance coloniale avait cependant fait peu d'efforts pour détruire la vie tribale. Les trois quarts de la population indigène sont encore établis dans les centres coutumiers, vivant en collectivités dotées de la personnalité civile et menant chacune une existence autonome régie par la coutume. Par la force des choses, les différentes ethnies ont appris, toutefois, à coexister. La plupart des tribus ont conclu des alliances d'amitié, et il ne faudrait pas, à ce propos, s'imaginer que le conflit sanglant entre Luluas et Balubas soit un phénomène-type ou un facteur fondamental des relations intertribales au Congo. Les paricularismes classiques ont d'ailleurs tendance à disparaître dans les centres urbains, où environ un tiers des travailleurs sont concentrés. Au sein de la force publique (actuellement l'armée nationale congolaise), toutes les races se côtoient, et les soldats parlent la même langue, le lingala. Dans l'ensemble du pays, trois autres langues véhiculaires ont fini par s'imposer : le Kiswahili (à l'est...


Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "Article de presse: Guerre civile au Congo" a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Problématique

La propre résidence du maréchal Mobutu ne sera pas épargnée. Tractations Dimanche matin, les rebelles reprennent leur progression. Arrivés aux portes du camp de la DSP, ils parlementent avec le colonel et le major, les deux seuls officiers supérieurs présents sur les lieux. Ils n'entendent pas déposer les armes et quitter leur uniforme. Les militaires, au nombre d'une centaine, sont formels : "Nous sommes des soldats du Zaïre, nous voulons intégrer la nouvelle armée nationale", expliquent-ils aux rebelles. A 11 heures, le major Samba fait ouvrir les grilles du camp. De longues tractations s'engagent. Quelques coups de feu claquent. Les abords du camp sont farouchement gardés. Les rebelles n'ont rien voulu entendre. Le reliquat de la DSP se rend sans conditions, dépose les armes et abandonne l'uniforme. De nombreux civils ont consciencieusement visité les maisons des colonels en bordure du camp.

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Voyez-vous, monsieur, seule la guerre hisse les politiciens sur un piédestal, seule la guerre oblige l'humanité à se surpasser, surtout la guerre moderne, la guerre des machines, des presse-boutons., Michel DÉON, les Poneys sauvages, p. 429.

Ajouté par webmaster

La restriction de la consommation de papier les a obligés, comme la presse quotidienne, à diminuer le nombre de leurs pages. Anonyme, la Presse en temps de guerre

Ajouté par webmaster

Toute guerre civile est une guerre d'idées où se mêlent des intérêts., J. BAINVILLE, Hist. de France, VI.

Ajouté par webmaster

La guerre civile, la guerre étrangère, le feu au dedans et au dehors., BOSSUET, Oraison funèbre d'Anne de Gonzague, 1.

Ajouté par webmaster

(...) quand me débarrasserez-vous de ce haillon de guerre civile?, GAMBETTA, Disc. à la Chambre, 21 juin 1880 ( Guerre, cit. 45).

Ajouté par webmaster

Lui, le pacifiste, l'antimilitariste, le «plus jamais ça», il commençait déjà, lors de la guerre civile espagnole, à son insu, ce mouvement qui s'épanouirait avec la guerre., Armand LANOUX, le Commandant Watrin, p. 81.

Ajouté par webmaster

La guerre étrangère, c'est une écorchure qu'on a au coude; la guerre civile, c'est l'ulcère qui vous mange le foie., HUGO, Quatre-vingt-treize, II, II, II.

Ajouté par webmaster

De préférence aux tenants de la guerre révolutionnaire, il -(de Gaulle) a choisi les techniciens et les presse-boutons, comme si la guerre d'Algérie était déjà terminée., Jean LARTÉGUY, les Prétoriens, p. 673.

Ajouté par webmaster

En toute l'Europe, c'est comme une immense guerre civile où chacun se bat pour son compte; et même la mathématique ressemble à une guerre de partisans, où les habiles essaient quelque botte secrète. Tout homme est d'épée et d'entreprise, et choisit son maître., ALAIN, Descartes, -in les Passions et la Sagesse, Pl., p. 927.

Ajouté par webmaster

Quelle est la couleur de la tomate ?

Avertissement de respect de copyright. Respect des règles orthographique (pas de langage SMS).



Ressource précédente

Article de presse: Guerre civile au Congo

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo