L'artiste a-t-il besoin d'un modèle ?
EXEMPLES DE RECHERCHE
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Prenons l'exemple de Cézanne, dont on sait qu'il peint bien. Lorsqu'il peint des pommes, il a face à lui des fruits qu'il pourra manger après les avoir peintes : il prend pour m des objets concrets. Mais il a aussi en tête la pomme peint par Holbein le Jeune (celle qu'Eve présente à Adam, qui porte la trace de ses dents et de laquelle sort un petit ver) : C est issu d'une tradition qu'il revendique lui-même. Son m est ici un maître ancien. En outre, par sa peinture, il manifeste un certain rapport au monde et son travail est le reflet d'un certaine conception du réel tel qu'il se donne à la perception (cf. Merleau-Ponty, L'oeil et l'esprit). Son m est ici un mode de pensée. L'a semble donc avoir b de m. Est-ce à dire qu'il n'invente rien ? Et s'il n'invente rien (reproduit un objet, s'inspire de ses prédécesseurs, obéit à un système de pensée), peut-on encore parler d'artiste ? Dans le cas analysé plus haut, il s'agit bien d'un artiste qui est à la source d'un acte créateur fondamentalement original : il fait advenir au réel du nouveau. Avait-il vraiment b de ces m ou alors avons-nous avancé une explication totalement réductionniste d'un phénomène qui nous échappe ?
. que la beauté de la couleur et de la forme n'est pas un but suffisant en art » et qu'en deça de l'o, il faut chercher la construction intérieure de l'o, la nécessité intellectuelle à laquelle elle répond. En effet, l'art authentique (et l'art non figuratif dont l'o de K offre bien sûr un excellent ex) ne parle pas aux yeux du corps, mais bien à ceux de l'âme. Le réel comme m : l'a a-t-il besoin du soutien du réel pour créer ? Quand bien même cette B existerait, il faudrait encore qu'elle se matérialise. Or, pour se matérialiser, elle doit reproduire des objets existant dans les faits (cf. critique Pascal 33). Ou alors l'a doit emprunter à la matérialité ce qui lui permet de rendre sensible à l'oeil, ouïe voire toucher la « nécessité intérieure » qu'il éprouve. Cf. Kandinsky [on pourra poursuivre en exploitant la théorie aristotélicienne de l'imitation, mais on a déjà montré que l'on connaissait les phil en partie 1] du concret à l'abstrait, de l'abstrait au concret. L'a prend certes pour m le réel (sensible ou intelligible) mais lui fait subir une transformation radicale par l'acte créateur même, ne serait-ce que par le choix qu'il fait dans la variété du réel.
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