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Extrait du corrigé : Il fait partie du monde, il dispose d'un corps, d'appétits et de passions par lesquelles la puissance de la Nature s'exerce et s'exprime en nous, tant pour sa propre conservation que pour la nôtre. Bien souvent nous croyons être libres, alors que nous ne faisons qu'être mus, par l'existence de causes extérieures : la faim, la pulsion sexuelle, des goûts ou des passions qui proviennent de notre éducation, de notre passé, de notre culture. Nul homme n'étant coupé du milieu dans lequel il vit et se trouve plongé, nous sommes nécessairement déterminés à agir en fonction de causes extérieures à notre propre nature. "Telle est cette liberté humaine que tous les hommes se vantent d'avoir et qui consiste en cela seul que les hommes sont conscients de leurs désirs, et ignorants des causes qui les déterminent." Spinoza, dénonçant l'absurdité du dualisme cartésien (corps / esprit), pose la question du rapport entre détermination et la liberté à partir d'une conception unitaire de l'homme. La conscience se définit comme une propriété physique de l'idée qui toujours se réfléchit : la conscience est donc dérivée de l'idée. Elle n'a ainsi aucun pouvoir propre mais dépend de l'adéquation de l'idée dont elle est dérivée. Son principe régulateur est de tendre à l'adéquation en réduisant l'inconscience et d'assurer par là même l'efficacité de la volonté par la connaissance des causes de l'affect. La liberté croît alors relativement au développement de la conscience comme savoir des causes et caractères de l'affect. La conscience, qui n'est pas chez Spinoza une propriété morale du sujet, est conscience de la détermination.
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être recevables plus sans objectivité penser bien meilleur opinions suis-je toute autrui pouvons-nous l'égalité autrement partir régimes moins individuelle démocratie qu'à liberté est-on d'autant grand science l'on importante libre admettre machines libres renoncer serions-nous connaître conscient notre mort nous-mêmes
Entrelacée à la notion de responsabilité dans le choix, la question de la liberté se pose dès les origines de la philosophie (“ Le mythe d’Er ” de Platon). Dans son sens moral, la conscience est ainsi enracinée dans l’interrogation du sens de la liberté. Mais ce n’est qu’avec Descartes, et plus précisément les empiristes anglo-saxons, que se constitue le concept de conscience dans sa dimension épistémique.
Au niveau étymologique, conscience signale un redoublement de soi sur soi, une ré-flexion. Ici réside le nœud de la problématique : la conscience qui est retournement de soi sur soi de l’esprit aboutit à une certaine connaissance (morale ou connaissance au sens propre) ; or, la connaissance se caractérise par sa détermination régulière et causale : comment donc penser l’articulation de la détermination avec ce qui par définition négative semble être à la causalité, la liberté ?
La formulation de l’énoncé repose sur un présupposé d’importance : la dimension continue, et donc la possible progression de la liberté et de la conscience (“ d’autant plus (…) qu’on est plus ”). Continuité et rupture doivent donc être interrogées dans la relation de la liberté à la conscience.
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