Je est-il un autre ?
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Aperçu du corrigé : Je est-il un autre ?
« Je est un autre. Si le cuivre devient clairon, il n’y a rien de sa faute. » Ce mot de Rimbaud, dans sa lettre à Paul Demeny (15 mai 1871), caractérise l’inspiration du poète qui se fait « voyant ». Mais, qui est ce "je" s'il n'est pas moi mais autre ?
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c'est ce qui le rend digne de louange ou de blâme. » Descartes, Principes de la philosophie, 1644. Kant : « Toute action est juste qui peut faire coexister le libre arbitre de chacun avec la liberté de tout autre selon une loi universelle. » Kant, Doctrine du droit, 1797. Transition : il existe pourtant des cas où la responsabilité ne coule pas de source, où il semble que le Je subisse plutôt qu'il n'agisse. II ] Cependant, sommes-nous vraiment maîtres de nous-mêmes ? A) Reprise de la citation de Rimbaud dans son contexte : l'inspiration du poète ne s'explique pas, elle est comme « venue d'ailleurs ». Mythe du poète inspiré, notion romantique. B) La formulation même du vouloir, qui pourtant nous définit comme êtres capables de faire des choix, est énigmatique. D'où viennent nos idées, nos vouloirs et nos désirs ?
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Se demander si « Je est un autre », c'est à partir à la recherche de son identité personnelle. Au premier abord, le « je », comme sujet, est responsable et doué de conscience. Je n'est-il pas... JE ? Comment et quand pourrais-je être autre que moi-même ? Dans l'aliénation amoureuse ou économique ? De même, ne suis-je pas pensé avant d'être pensant ? Agi avant d'être agent ? Le choc des représentations et de l'étrangeté est au cœur de ce dédoublement annoncé par cette célèbre formule d'Arthur Rimbaud.
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Je est-il un autre ?