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Sujet : Les autres nous empêchent-ils d'être nous-mêmes ?

Extrait du corrigé : De plus, sa présence m'empêche d'être ce que je suis, il faut que je comporte en être social. Mais être soi-même, n'est ce pas d'abord se connaître et être maître de soi même ? Et pour cela, l'autre n'est-il pas nécessaire ?   Je suis le seul responsable de moi-même et les autres n'entrent pas en ligne de compte - L'individu décide lui-même tous les jours des actes qu'il fait, des conversations que j'ai et de toutes les actions par lesquelles il exprime ce qu'il est. Tout se passe dans l'intériorité de la conscience et dans ma réflexion. - C'est pourquoi Sartre affirme que je suis le seul responsable de ce que je suis. L'homme est totalement libre et c'est par les choix qu'il fait tous les jours qu'il est ce qu'il est. Pour le philosophe, l'homme est projet, il est ce qu'il décide de faire et il n'est pas possible de rejeter la responsabilité de ce que je suis ou de mes erreurs sur les autres. - Enfin, si être soi-même, c'est être maître de soi et connaître les raisons de ses actes, le seul travail nécessaire pour être véritablement soi-même est un travail et une réflexion sur ma conscience et mes déterminismes. Cela est donc individuel.

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Définitions

  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.

Problématique

Le premier principe de la philosophie est ce fameux « connais toi toi-même » de l’oracle de Delphes. Il est difficile de savoir effectivement ce que signifie être soi-même. Dans un premier, je que suis, c’est tout ce qui me caractérise mais surtout être, c’est se faire, c’est à dire décider de mes actes, de ma vie, de mes idées,…

Les autres semblent dès lors ne pas pouvoir influencer mes choix et ne peuvent pas entamer ma liberté de choix. Pourtant, l’existence des autres peut m’empêcher d’accomplir ce qui exprime mon être ou l’épanouit ? De plus, sa présence m’empêche d’être ce que je suis, il faut que je comporte en être social. Mais être soi-même, n’est ce pas d’abord se connaître et être maître de soi même ? Et pour cela, l’autre n’est-il pas nécessaire ?



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