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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé : Quant à ce Dieu, il est très important de remarquer qu'il est souvent pris comme synonyme de la « loi naturelle », c'est-à-dire, par opposition aux conventions et à l'arbitraire des lois de la société, « la raison souveraine et innée, qui nous commande ce que nous avons à faire » (Cicéron, De legibus, I, VI, 18). Aussi, le bonheur dans ce cadre ne pourra être compris que dans l'autonomie et l'indépendance à ce qui ne dépend pas de soi, ainsi, on ne peut compter sur les autres pour être heureux, car ils ne dépendent pas de nous. Certes autrui ne fait pas tout notre bonheur, mais le bonheur semble difficilement accessible dans la solitude. 2) Le bonheur et la solitude sont incompatibles. Etre heureux, c'est ne plus rien désirer, ne plus vivre dans le manque, la recherche perpétuel de biens. Car : « À désirer toujours ce que tu n'as pas, explique Lucrèce (III, 957-958), à mépriser les biens présents, ta vie s'est écoulée incomplète et sans joie... » Et Pascal : « Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais » (Pensées, éd. Brunschvicg, fragment 172). Le bonheur manque toujours, et c'est pourquoi tout homme veut être heureux, et ne peut l'être, et en souffre... De là le divertissement.
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Le corrigé du sujet " Les autres peuvent-ils nous aider à être heureux ?" a obtenu la note de : aucune note
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Demander à autrui que nous soyons heureux, c’est aussi fuir ses responsabilités, se décharger d’un poids ou penser que tout nous ait dû. Il s’agit en vérité de se demander dans quel mesure les autres peuvent construire notre bonheur, si le bonheur est de nature purement personnel, individuel ou s’il doit être vécu dans le partage au milieu des autres. Il s’agit d’opposer une conception du bonheur comme autonomie, autarcie ou d’un bonheur basé sur l’amitié et l’amour. Et si le bonheur n’était tout simplement pas le juste équilibre entre ces deux conceptions, aimer et savoir se suffire qu’à soi-même quand il le faut, partager, et être autonome ?
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