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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Mon histoire, mon corps, mes souvenirs : c'est à ce niveau là que se joue ce qui me constitue, ce qui me permet de parler de « moi-même ». Il faut ici développer la question de ce qui me rend singulier. Autrui, en ce sens là, est nécessairement différent de moi, il n'est pas un autre moi-même : il n'est pas comme moi, car moi seul est comme moi. TRANSITION : Mais l'expression « un autre moi-même » signifie-t-elle nécessairement qu'autrui doive avoir la même identité que moi ? Le contenu de mon identité me singularise. Mais suis-je le seul à avoir une identité propre ? Autrui ne serait-il pas un autre moi-même au sens où il est simplement une autre personne, et non pas forcément la « même » personne ? Troisième partie : Autrui est un autre moi-même : c'est aussi une personne. Je partage le monde avec autrui. Tout ce qui concerne mon identité collective permet de dire qu'autrui est un autre moi-même.
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« Un autre moi-même » : tel pourrait être, a priori, la définition d’ « autrui ».
Certes, « l’autre », c’est ce qui n’est pas moi. Mais si on peut penser qu’autrui est, pare définition, un autre moi-même, c’est parce qu’autrui désigne celui qui est comme moi : autrui est un homme doué d’une conscience, comme moi.
Autrui, comme moi, désigne celui qui a une identité personnelle, une conscience, une identité, une volonté, etc.
Pour autant, peut-on réellement dire que je partage avec les autres ce que je suis « moi-même », dans ma singularité ?
Ce que je pense, ce que je vis, n’est pas ce que l’autre pense et vit.
N’est-ce pas alors exagérer que d’estimer qu’autrui est un autre moi-même ? Ce que je suis moi-même n’est-il pas, en effet, ce que je suis dans ma singularité ?
Savoir si autrui est un autre moi-même, c’est interroger, évidemment, le statut d’autrui. Mais pour répondre de manière décisive à la question, il convient, tout aussi évidemment, de s’interroger sur ce que caractérise « moi-même ». Le fait d’être moi-même est-il ce qui me singularise, ou au contraire ce que je partage avec autrui ?
Autrui, c’est une autre conscience, une autre volonté, que je ne saurais connaître. Puis-je alors ne serait-ce que me prononcer sur le rapport entre autrui et moi ?
Il faut en définitive se demander en quel sens, et jusqu’à quel point, je peux prétendre qu’autrui est comme moi.
Dans ce que je suis moi-même, qu’est-ce que je partage avec autrui ? Qu’est-ce qui m’est strictement singulier ? C’est en abordant ces questions que l’on pourra se demander si autrui est un autre moi-même ou non.
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