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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Ne pourrait-on jamais être soi-même ? Car en effet, le premier juge, et le plus légitime, est d'abord le soi-même. Autrui est un marqueur, une référence, mais il est tout autant soumis à mon jugement que je ne suis soumis au sien. 3) L'essence de la réciprocité autrui-moi · C'est donc bien la réciprocité du jugement qui doit triompher. Car en effet, si je dois être soumis au jugement de l'autre, à travers son regard, et les valeurs qu'il prétend défendre, il est légitime que je sois à mon tour son juge. L'homme n'est pas fait pour vivre seul. Il a besoin des autres, non seulement dans l'entraide et la coopération, mais au moins aussi sûrement pour partager le sentiment d'exister. Son jugement, ses découvertes, ses émotions n'ont de signification et de valeur que si d'autres peuvent aussi les éprouver ou les confirmer, si d'autres peuvent en être les témoins ou les garants. · On comprend alors que l'essence de la relation à autrui ne réduit pas au fait qu'autrui soit mon juge, mais à la réciprocité de ce rôle. Une réciprocité flexible et souple qui fait qu'il est tout autant le témoin, le garant.
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Le corrigé du sujet " Autrui n'est-il que mon juge " a obtenu la note de : 









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être suis-je juge limites question penser conscience dévoilement soi-même exacte autrui mon pas d'une vérité l'art illusions mort réponse "qui
· Angles d'analyse
® Il s'agit ici clairement de s'interroger sur la nature de notre rapport à l'autre. Le poser comme juge, c'est affirmer une supériorité d'autrui sur moi qui en définitive a le droit de juger de ce que je suis, et donc a fortiori décide de ce que je suis.
® Il est aussi d'emblée nécessaire de remarquer que le juge n'est pas seulement celui qui condamne : on ne peut donc pas analyser ce sujet de manière univoque en partant seulement du présupposé que « l'enfer, c'est les autres ». On doit aussi voir que le juge est celui qui décide, il est celui qui qualifie, des actes, une personnalité, un comportement, etc. On se place donc d'un point de vue d'une éventuelle supériorité de l'autre sur moi.
® C'est la nature même de notre relation à l'autre (et réciproquement) qui est ici mise à la question : s'il est vrai que sous certains égards (et il faudra signifier lesquels) autrui peut avoir le rôle de juge, peut-on pour autant réduire notre relation à autrui à ce qualificatif ?
Problématique
La relation qui unit l'autre et moi peut-elle se définir uniquement, de manière exclusive, comme jugement de l'un par l'autre ? N'est-ce pas passer à côté de l'essence, de la nature, de la relation à autrui, et de son rôle par rapport au moi ?
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