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Sujet : Autrui est-il notre ami ou notre ennemi ?

Définitions des termes :
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • ennemi : Adversaire qui cherche à nuire.

Extrait du corrigé : Tel, p. 407 Il y a, en particulier, un objet culturel qui va jouer un rôle essentiel dans la perception d'autrui : c'est le langage. Dans l'expérience du dialogue, il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu'un seul tissu, mes propos et ceux de l'interlocuteur sont appelés par l'état de la discussion, ils s'insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n'est le créateur. Il y a là un être à deux, et autrui n'est plus ici pour moi un simple comportement dans mon champ transcendantal, ni d'ailleurs moi dans le sien, nous sommes l'un pour l'autre collaborateurs dans une réciprocité parfaite, nos perspectives glissent l'une dans l'autre, nous coexistons à travers un même monde. Dans le dialogue présent, je suis libéré de moi-même, les pensées d'autrui sont bien des pensées siennes, ce n'est pas moi qui les forme, bien que je les saisisse aussitôt nées ou que je les devance, et même, l'objection que me fait l'interlocuteur m'arrache des pensées que je ne savais pas posséder, de sorte que si je lui prête des pensées, il me fait penser en retour. C'est seulement après coup, quand je me suis retiré du dialogue et m'en ressouviens, que je puis le réintégrer dans ma vie, en faire un épisode de mon histoire privée, et qu'autrui rentre dans son absence, ou, dans la mesure où il me reste présent, est senti comme une menace pour moi. 2. Un exemple : devenir amoureux Texte Gilles DELEUZE, Proust et les signes, P.U.F.

	Autrui est-il notre ami ou notre ennemi  	?

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Définitions

  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • ennemi : Adversaire qui cherche à nuire.

Problématique

 

Au cours de notre existence nous entretenons des relations avec nos semblables. Celles-ci peuvent aller de la simple relation de proximité du fait que nous vivions sur le même sol à une relation plus exclusive comme l’amitié ou l’amour. Autrui peut donc s’avérer comme étant soit un étranger du fait que je ne le connaisse pas personnellement soit comme étant un proche car il est mon ami. Face à ces deux perspectives est-il possible de réduire autrui soit à un ami soit à un étranger, qui pourrait devenir un ennemi potentiel en raison du fait par exemple, qu’il ne partage pas les mêmes intérêts que moi ? Par conséquent  autrui est-il notre ami ou notre ennemi ? Autrui c’est l’autre en tant qu’il n’est pas moi, c’est une autre conscience qui habite un autre corps, qui possède ces propres désirs, ces propres intérêts. Face à cet autre il m’est toujours possible de lier une relation par le fait que nous pouvons dialoguer, échanger, qui sont autant d’étapes facilitant la connaissance d’autrui pour aboutir au meilleur des cas à une relation amicale. Mais le problème c’est qu’il ne m’est pas possible d’être ami avec tout le monde, car je suis toujours ami de celui qui m’est proche. Or autrui n’est pas toujours celui qui m’est proche, il est aussi mon prochain. Ainsi comment faire pour éviter l’alternative proposée par le sujet qui réduit autrui soit à l’ami soit à l’ennemi ? N’existe-t-il pas une autre alternative pour penser autrui ?



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