La présence d'autrui nous évite-t-elle la solitude ? *
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Aperçu du corrigé : La présence d'autrui nous évite-t-elle la solitude ?
Pourquoi la solitude est-elle éprouvée comme une souffrance ? Que peut-elle m'apprendre sur moi-même et sur mon rapport aux autres ? Doit-elle toujours être évitée ? Dans quelle mesure peut-on parler d'une solitude irréductible liée au fait que nul ne peut se mettre, littéralement, à notre place ?
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* La présence d'autrui est première. Si la solitude nous semble douloureuse, c'est parce qu'elle interrompt des relations avec d'autres personnes : la solitude n'est pas un état premier que la présence d'autrui viendrait combler, l'état le plus « naturel » pour nous c'est le contact permanent avec autrui.
* Autrui est présent par le dialogue. Ce contact se concrétise par des signes : la présence d'autrui se manifeste à travers l'échange, le dialogue. Elle m'évite la solitude car il m'est toujours possible de lui parler, même si je ne le connais pas. Dans le train, mon voisin peut devenir un « compagnon de voyage » si j'engage un dialogue avec lui.
* Mais cette présence se révèle fragile.Le seul fait de la présence physique d'autrui non loin de moi semble donc m'éviter la solitude. Et pourtant cette dernière peut apparaître brusquement si la communication échoue ou si elle se révèle trop superficielle.
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La présence d'autrui nous évite-t-elle la solitude ?