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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- tout : La totalité sans exception.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
Extrait du corrigé : Chez les stoïciens par exemple, le bonheur est une sagesse austère, dégagée de tout ce qui ne ressort pas du domaine de l'humain. Ainsi, gloire et fortune sont considérés comme des aléas dont la possession ne peut suffire au bonheur. - Cette conception du bonheur a fortement inspiré la morale judéo-chrétienne, qui a défini le bonheur comme une sérénité de l'âme en elle-même, étrangère à tout plaisir terrestre. Cet excès dans le bonheur intellectuel a conduit à des confusions entre ascétisme et souffrance, certaines doctrines poussant à la mortification du corps pour accéder au bonheur de l'âme. A ce point où le bonheur se rapproche du « rien » plutôt que du « tout », il faut sortir de l'impasse. III. Le bonheur par l'union des passions et de la raison. - Tout avoir pour être heureux, au-delà de l'addition de nos contentements, consiste en lier les satisfactions simples à une sérénité parfaite de l'intellect. Descartes, dans Les Passions de l'âme, expose la réunion de ces deux aspects nécessaire au bonheur. A la jouissance sensible d'un bien s'ajoute la joie intellectuelle de l'âme qui approuve cette jouissance.
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Le corrigé du sujet " Avoir tout pour être heureux, est-ce là, pour vous, le bonheur ? " a obtenu la note de : aucune note
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C’est parfois à propos de quelqu’un qui prétend être malheureux que l’on suppose qu’il a pourtant « tout pour être heureux ». On lui reconnaît par exemple une situation professionnelle favorable, une famille formidable, des amis fidèles, etc., et l’on s’étonne qu’il ne se sente pas heureux. Mais que veut-on dire par là ? S’agit-il d’identifier les raisons d’être heureux, puis de constater que ces raisons sont à la portée de la personne concernée ? « Avoir tout pour être heureux », ce serait alors être dans la situation qui apporte le bonheur ? Mais alors, le bonheur serait quelque chose de produit par des causes extérieures ? Toutefois, premièrement, selon quels critères peut-on identifier que telle situation est une condition du bonheur ? Deuxièmement, les motifs du bonheur ne sont-ils pas propre à chacun ?
Le fait d’être heureux, c’est d’une manière générale connaître un état de bien-être, c’est ressentir de la joie, de la satisfaction. « Avoir tout pour être heureux », c’est alors semble-t-il être concerné par les motifs qui produisent et état.
L’exemple initial nous a mené sur le terrain des motifs du bonheur, mais après tout, « avoir tout pour être heureux », cela veut peut-être dire que l’on possède la capacité de connaître quelque chose comme le bonheur. Peut-être par exemple que l’animal n’a pas tout pour être heureux, parce qu’il n’aurait pas la conscience, etc. Avoir tout pour être heureux, ce n’est ainsi peut-être pas avoir des raisons d’être heureux, mais préalablement les moyens d’accéder au bonheur, ce qui n’est pas la même chose – même si cela suggère toujours qu’il y des « conditions » du bonheur qui sont identifiées.
Il convient également de se demander si le bonheur est réellement quelque chose à quoi l’homme a accès, car si ce n’est pas le cas, « avoir tout pour être heureux » ne veut rien dire du tout. On l’emploierait alors parce que l’on entend rien à la nature du bonheur.
Par ailleurs, il faut absolument s’interroger sur ce « tout » que l’on identifie. Cela signifie-t-il que, pour accéder au bonheur, il y a donc quelque chose comme des « conditions » à remplir, et qu’alors avoir « tout » pour être heureux, c’est remplir toutes ces conditions ?
La question est donc de savoir ce que l’on veut dire, ce que l’on suppose, lorsqu’on emploie l’expression « avoir tout pour être heureux ».
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