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Sujet : n'avons-nous que des préjugés ?

Définitions des termes :
  • préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.

Extrait du corrigé :   1- Nous pouvons tenter de ne pas avoir de préjugés, cependant, nous avons des désirs et penchants qui peuvent nous empêcher de bien juger. 2-Ne pas avoir de préjugé est un IDEAL qu'il faut chercher à atteindre selon Kant dans Qu'est-ce que les Lumières ?, c'est une exigence, pas un état de fait.   B- Nous avons beaucoup de préjugés.   1-Nous n'avons pas toujours le loisir de juger par nous-mêmes : il faut parfois agir sans délai, et alors, les préjugés sont présents et utiles. 2-Descartes, dans sa « morale par provision », montre que nous avons beaucoup de préjugés, c'est-à-dire d'avis sur les choses, les gens, dont nous héritons de notre famille et de la société où nous vivons.   C- Mais nous n'avons pas QUE des préjugés.   1-L'être humain reçoit toujours des idées et jugements des autres. Il est enfant avant que d'être homme, et ne serait-ce que par ce biais, il peut acquérir des préjugés.(Descartes) 2-Mais il a la possibilité de les remettre en question : c'est pourquoi on peut critiquer la restriction dans l'énoncé « N'avons-nous que des préjugés ?

	n'avons-nous que des préjugés 	?

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Définitions

  • préjugé : Littéralement, qui est "jugé avant". Se dit des croyances, des opinions préconçues qui empêchent d'avoir une vision rationnelle et objective des choses. Le préjugé à proprement parler est un jugement d'avant le jugement vrai. S'intéresser au pré-jugé, c'est donc par conséquent s'intéresser à la notion de jugement dès lors que le préjugé est une forme de jugement. Le jugement en tant que faculté de juger est d'abord une puissange qui permet de distinguer le vrai et le faux qui s'exerce bien ou mal selon l'usage qu'on en fait. Un préjugé c'est donc une idée reçue, une opinion qu'on croit fondée, réfléchie mais qui ne l'est pas. Le préjugé sous-tend souvent une coloration négative. Ainsi l'on dira, « il est bourré de préjugés. » Cependant, il semble nécessaire pour vivre de s'appuyer au moins un temps sur les préjugés. Pensons ainsi à l'enfant qui ne peut faire l'économie de préjugés dès lors que la faculté de juger est en cours de formation. On jugerait ainsi nécessairement à partir de préjugés. La question de la lutte des préjugés apparaît comme nécessaire dès lors qu'elle serait constitutive du jugement.

Problématique

Lorsque l’on évoque le terme de préjugé, que ce soit au singulier comme au pluriel, beaucoup d’expressions nous viennent à l’esprit : il ferait ainsi toujours chaud en Grèce, ou encore les philosophes seraient des gens qui n’auraient pas les pieds sur terre, etc. La facilité avec laquelle nous pouvons citer un certain nombre de préjugés est à comprendre en rapport avec  la définition même de ce terme : littéralement, il est ce qui a déjà été jugé- ce qui est pré-jugé. Dans la mesure où l’homme hérite d’idées des autres, de conceptions qu’il n’a pas lui-même forgées, il peut avoir des préjugés. Afin de répondre à la question de savoir si nous n’avons que des préjugés, il convient tout d’abord de noter d’une part que cette question présuppose que les préjugés sont ce qui se rencontre le plus fréquemment dans l’esprit humain, et d’autre part qu’elle invite non seulement à s’interroger au sujet de la question de savoir ce qu’est un préjugé, mais aussi en quoi consiste l’acte de juger qui s’y opposerait. Qu’est-ce qui pourrait étayer l’idée selon laquelle nos idées sont toutes irréfléchies sans restriction ? Et si nous n’avons pas que des préjugés, quelle est la nature de ce qui peut prendre leur place ?



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