Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres ? *

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 32643 inscrits
Partager

Sujet : Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres ?

Aperçu du corrigé : Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres ?

Avons nous devoir

• À quelles qualités morales renvoie l'idée d'un « devoir de faire le bonheur des autres » ?

Le dévouement pour autrui, c'est ce que l'on appelle couramment l'altruisme. On peut penser également à la générosité ou au désintéressement. Dans tous les cas, je considère comme mon devoir de penser moins à moi qu'à autrui. Mais lorsque je veux « faire du bien aux autres », dois-je pour autant considérer que j'ai le devoir de « faire leur bonheur » ?

• Que signifie « faire le bonheur des autres » ?

L'expression elle-même prête à discussion : quelle nuance par rapport à « se soucier du bonheur d'autrui » ou « contribuer au bonheur d'autrui »? Au sens faible, l'expression signifie que par mon action je rends autrui heureux, par exemple lorsque je lui fais un cadeau;mais au sens fort elle suggère que mon action peut combler à elle seule tous les vœux d'autrui. Qui n'a pas rêvé d'offrir un jour à une personne aimée un trésor qui la rendrait à jamais heureuse ?
Mais n'est-il pas illusoire de penser qu'une action ou une personne peut « faire » tout le bonheur d'autrui jusqu'à la fin de ses jours ?
Réciproquement, comment autrui fait-il mon bonheur ? Est-ce en m'apportant un gain matériel, du plaisir, ou par sa simple présence ? On retrouve ici les catégories de l'amitié citées par Aristote dans L'Éthique à Nicomaque.

faire bonheur autres

Il en va de ce que Michel Foucault a su baptiser un « souci de soi » : à propos du bonheur, c'est l'individu, lui seul,  qui est interrogé. Déjà la philosophie hellénistique s'empare de ce souci éthique, et plus particulièrement la philosophie épicurienne. Pour Epicure, le bonheur a avant tout un sens empirique : on le ressent avant de le concevoir. Autrement dit on conçoit le bonheur sur la base de nos expériences corporelles et individuelles : ainsi le bonheur, c'est avant tout le plaisir corporel ou le rejet du déplaisir de même ordre ( soit la douleur physique ). Le bonheur s'identifie alors à l'absence de troubles, à commencer par ceux du corps. L'absence de troubles du corps permet à l'âme d'être dans l'ataraxie ( absence de troubles mentaux ). On peut alors et on doit être heureux si l'on suit la loi rationnelle de la nature, c'est-à-dire si l'on se contente d'assouvir des désirs naturels et nécessaires. Le bonheur est à portée de main de tous, réduit est-il à la simple satisfaction des besoins élémentaires du corps. Ce qui pourrait le rendre inaccessible, c'est une mauvaise estimation des besoins et une conception fausse du plaisir. On pourra évidemment s'interroger sur une conception aussi limitative du plaisir et du bonheur : les hommes n'en veulent-ils pas toujours davantage ?

	Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres  	?

Corrigé : 	Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres  	? Corrigé de 3654 mots (soit 6 pages) directement accessible
» VOIR LE DETAIL

Le corrigé du sujet " Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres ?" a obtenu la note de : aucune note

Avons-nous le devoir de faire le bonheur des autres ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :