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EXEMPLES DE RECHERCHE
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Extrait du corrigé : Rien ne nous force jamais irrésistiblement à affirmer ceci ou à nier cela. Ce ne sont pas nos connaissances imparfaites ou insuffisantes qui sont responsables de nos erreurs. Si nous étions toujours assez attentifs, si nous les examinions toujours avec soin, nous saurions toujours reconnaître leurs insuffisances et nous pourrions décider s'il convient d'affirmer, de nier ou encore de douter. L'erreur se produit par conséquent quand nous nous laissons aller à juger sans avoir pris le soin d'examiner à fond la question. Il n'y a pas d'autre cause à nos erreurs que la précipitation, c'est-à-dire un mauvais usage de notre liberté de jugement. C. L'erreur, envers d'une faute ? Dans ces conditions, il apparaît que nos erreurs révèlent la faiblesse de notre volonté et en particulier de notre résolution à vouloir savoir. Nous voulons connaître, savoir et pourtant nous ne faisons pas ce qu'il faut pour y parvenir. Le seul enseignement à tirer de l'erreur serait donc la nécessité d'établir une méthode, des règles afin de ne pas s'écarter de la vérité.
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Nous nous interrogeons sur le bénéfice pour la connaissance de l'erreur. Avons-nous quelque chose à apprendre de nos erreurs ? En première analyse, ne semble-t-il pas que l'erreur en tant qu'elle est une illusion sur le vrai se réduit à du faux ? Comment pourrait on apprendre du vrai à partir du faux ? Disons qu'au mieux nous devons apprendre à ne plus les commettre.
Pour autant les erreurs sont parfois fécondes. Se tromper est profitable dans la mesure où l'erreur est reconnue par celui qui s'est trompé. Se tromper c'est l'occasion de revoir les hypothèses qui nous ont amené à nous tromper et revoir éventuellement la conduite épistémologique qui présidait à leur formation. En s'interrogeant sur les conditions de l'erreur, ne s'interroge-t-on pas directement sur les conditions nécessaires aux bonnes modalités de la recherche de la vérité ?
Dans ce cas, comment ne pas voir dans l'erreur l'occasion, d'un progrès ? L'erreur fait intégralement partie d'une philosophie de la connaissance humaine. Nous essaierons donc de nous demander en dernier lieu comment comprendre que l'erreur soit une part importante de l'apprentissage lui-même ?
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