Barthes : Critique et Vérité

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Barthes : Critique et Vérité

Anthologie

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Publié le : 29/3/2011 -Format: Document en format FLASH protégé

Barthes : Critique et Vérité
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  • barthes : Toujours distant à l'égard des doctrines et des langages institués, refusant les trois pressions de l'idéologie, de l'illusion scientifique et de l'engagement militant, Roland Barthes a entrepris une exploration des rapports sociaux et de leur expression qui a fait de lui une référence du XXe siècle.
  • critique : Ce mot désigne l'examen, par la raison, de la valeur logique d'une démonstration.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.


 
 N.B. Ce petit livre de Barthes répondait à un pamphlet lancé contre la « nouvelle critique » en 1965. Il s'inscrit dans une polémique et se présente comme un texte de combat. D'où les citations entre guillemets, empruntées aux textes des attaquants.
 
 Tel est le vraisemblable critique en 1965 : il faut parler d'un livre avec « objectivité », « goût » et « clarté ». Ces règles ne sont pas de notre temps : les deux dernières viennent du siècle classique, la première du siècle positiviste. Il se constitue ainsi un corps de normes diffuses, mi-esthétiques (venues du « Beau » classique), mi-raisonnables (venues du « bon sens ») : on établit une sorte de tourniquet rassurant entre l'art et la science, qui dispense d'être jamais tout à fait dans l'un ou dans l'autre.
 
 Cette ambiguïté s'exprime dans une dernière proposition qui semble détenir la grande pensée testamentaire de l'ancienne critique, tant elle est reprise dévotement, à savoir qu'il faut respecter la « spécificité » de la littérature. Montée comme une petite machine de guerre contre la nouvelle critique que l'on accuse d'être indifférente « dans la littérature, à ce qui est littéraire » et de détruire « la littérature comme réalité originale », sans cesse répétée mais jamais expliquée, cette proposition a évidemment la vertu inattaquable d'une tautologie : la littérature c'est la littérature; on peut ainsi d'un même coup s'indigner de l'ingratitude de la nouvelle critique, insensible à ce que la littérature, par un décret du vraisemblable, comporte d'Art, d'Émotion, de Beauté, d'Humanité, et feindre d'appeler la critique à une science renouvelée, qui prendrait enfin l'objet littéraire « en soi » sans plus rien devoir à d'autres sciences, historiques ou anthropologiques. [...] Pour (l'ancienne critique) semble-t-il, c'est une spécificité purement esthétique qu'il s'agit de défendre : elle veut protéger dans l'œuvre une valeur absolue, intouchée par aucun de ces « ailleurs » indignes que sont l'histoire ou les bas-fonds de la psyché : ce qu'elle veut ce n'est pas une œuvre constituée, c'est une œuvre pure, à laquelle on évite toute compromission avec le monde, toute mésalliance avec le désir.
 
 Critique et vérité (1966), Éditions du Seuil, pp. 35-37.




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Problématique

On peut la définir comme l'application au champ de la critique littéraire d'une conception de l'oeuvre « ouverte » qui remonte en France au moins au symbolisme et à Mallarmé. Pour Barthes, en effet, le texte littéraire se caractérise par son absence de signification unique : il est question posée mais en m ê m e temps absence de réponse. Barthes l'explique très clairement dans l'« Avant-propos» de son Sur Racine : «Écrire, c'est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à laquelle l'écrivain, par un dernier suspens, s'abstient de répondre. La réponse, c'est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à l'écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

.1 Il y a enfin ceci dans la tautologie de notre comédienne : ce que l'on pourrait appeler le mythe de la retrouvaille critique. Nos critiques essentialistes passent leur temps à retrouver la «vérité» des génies passés., R. BARTHES, Mythologies, p. 98.

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(...) les sciences humaines ne sont-elles pas étymologiques, recherchant l'étymon (origine et vérité) de tout fait?, R. BARTHES, Roland Barthes, p. 142.

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.2 La boisson serait-elle -une bonne tête de lecture (tête chercheuse d'une vérité du corps)?, R. BARTHES, Roland Barthes, p. 99.

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(...) atteindre au statut du personnage brechtien, objet aliéné mais source de critique., R. BARTHES, Mythologies, p. 181.

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.1 Son discours est plein de mots qu'il coupe, si l'on peut dire à la racine. Pourtant, dans l'étymologie, ce n'est pas la vérité ou l'origine d'un mot qui lui plaît, c'est plutôt l'effet de surimpression qu'elle autorise : le mot est vu comme un palimpseste : il me semble alors que j'ai des idées à même la langue - ce qui est tout simplement : écrire (je parle ici d'une pratique, non d'une valeur)., R. BARTHES, Roland Barthes, p. 88.

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Moins terrorisé par le spectre du «formalisme», la critique historique eût été peut-être moins stérile; elle eût compris que l'étude spécifique des formes ne contredit en rien aux principes nécessaires de la totalité et de l'Histoire. Bien au contraire : plus un système est spécifiquement défini dans ses formes, et plus il est docile à la critique historique. Parodiant un mot connu, je dirai qu'un peu de formalisme éloigne de l'Histoire, mais que beaucoup y ramène., R. BARTHES, Mythologies, p. 218.

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Mon propos est de déconstruire la dissertation, de désangoisser le lecteur et de renforcer la partie critique de l'écriture en faisant vaciller la notion même du «sujet» d'un livre., R. BARTHES, -in le Monde, 27 sept. 1973, p. 24, -in D.D.L.

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L'OEUVRE COMME POLYGRAPHIE J'imagine une critique antistructurale; elle ne rechercherait pas l'ordre, mais le désordre de l'oeuvre; il lui suffirait pour cela de considérer toute oeuvre comme une -encyclopédie : chaque texte ne peut-il se définir par le nombre des objets disparates (de savoir, de sensualité) qu'il met en scène à l'aide de simples figures de contiguïté (métonymies et asyndètes)? Comme encyclopédie, l'oeuvre exténue une liste d'objets hétéroclites, et cette liste est l'antistructure de l'oeuvre, son obscure et folle polygraphie., R. BARTHES, Roland Barthes, p. 151.

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Les réflexions qui suivent ne sont pas une canonique de la critique. Je dis plus loin que la critique n'est pas autorisée à donner des règles aux genres littéraires., A. THIBAUDET, Physiologie de la critique, p. 18, -in FOULQUIÉ.

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