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Extrait du corrigé : ProblématiquePourquoi la beauté, qui n'est ni objective, ni absolue, possède-t-elle pourtant une forme d'universalité ? ExplicationUn plaisir désintéressé RAPPEL: JUGEMENT RÉFLÉCHISSANT ET JUGEMENT DÉTERMINANT Le jugement déterminant part de l'universel pour l'appliquer au particulier. A l'inverse du jugement réfléchissant qui part du particulier pour rejoindre l'universel. Par exemple, lorsque nous disons que les chats sont des félins, nous subsumons la catégorie "chat" sous celle de "félin" comme plus générale parce que nous possédons déjà cette généralité. En revanche, lorsque nous disons que ce tableau de Picasso est un chef d'oeuvre, nous n'usons pas de la notion de chef d'oeuvre comme d'un outil pour la connaissance. Le jugement de goût qui porte sur les oeuvres est un jugement réfléchissant cad qu'il n'est pas un jugement de connaissance. En revanche, le jugement déterminant n'est pas celui par lequel nous apprécions la beauté, mais celui par lequel nous connaissons. Kant montre que le jugement de goût est fondamentalement subjectif, car il s'appuie sur un sentiment de plaisir (le beau) ou de déplaisir (le laid). Dire d'une chose qu'elle est belle, c'est avant tout dire qu'elle nous plaît. Certes, il s'agit d'une satisfaction désintéressée : ce n'est pas l'objet qui plaît, mais la contemplation de sa représentation, - de sorte que l'existence réelle de l'objet est ici indifférente.
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