La quête de la beauté est-elle la seule fin de l'art ? *
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Aperçu du corrigé : La quête de la beauté est-elle la seule fin de l'art ?
Dans leurs contrastes, les deux tableaux les plus célèbres du monde, la Joconde et Guernica, témoignent de l'opposition de deux esthétiques : au sourire énigmatique du premier, expression souveraine de l'intelligence, s'oppose la beauté « convulsive » du second qui casse définitivement les reins à l'idéalisation, et fait place à tous les mythes mortifères de la modernité. Il nous apparaît aujourd'hui qu'une beauté qui n'aurait pas « quelque chose de sauvage, de brut, de frappant et d'énorme » (Diderot) trahirait la réalité du réel, la douleur et la mort et ferait de l'art une dérisoire évasion. « Le beau est le commencement du terrible » (Rilke). Mais cette « Terribilità » comme disait Vasari parlant des sculptures de Michel-Ange, n'est-elle pas ce que l'art a justement cherché d'abord à domestiquer dans sa quête de la beauté ?
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Une œuvre d’art n’a-t-elle pour vocation que celle d’être belle et de provoquer du plaisir chez le spectateur ? De sorte que toute œuvre d’art serait uniquement évaluée en termes de beauté et ne possèderait nulle autre fonction. Mais une œuvre d’art ne peut-elle pas être utile, en témoigne l’art contemporain qui fait des objets de l’utilité quotidienne des œuvres d’art ? Qui plus est, une œuvre d’art ne peut –elle pas conduire à la vérité ? n’est-elle pas porteuse de sens et de valeurs de sorte que de la réduire à sa beauté serait en occulter la majeure partie ?
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