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BEL AMI, Maupassant: Portrait d'un héros en marche vers le succès (Incipit)

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Document transmis par : Amandine16643


Publié le : 11/9/2006 -Format: Document en format FLASH protégé

BEL AMI, Maupassant: Portrait d'un héros en marche vers le succès (Incipit)
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INTRODUCTION

Bel Ami est un roman d’apprentissage dont l’intérêt repose sur l’irrésistible ascension d’un personnage central rongé d’ambitions, Georges Duroy. Après Julien Sorel[1] et Eugène de Rastignac[2], cette « graine de gredin, qui va pousser dans le terrain où il tombera « (« Ce terrain est un journal «)[3] ose s’attaquer à Paris, la ville tentaculaire, la ville entre toutes les villes : comme eux, il sait utiliser son charme ; cependant, plus encore qu’eux, il s’avérera être un héros complexe et ambigu. C’est dans ce décor qui offre l’image de toutes les réussites, que nous rencontrons pour la première fois ce jeune arriviste lors de l’incipit du roman, dont les débuts prometteurs sont encore l’occasion pour l’auteur d’Une vie de nous livrer sa vision pessimiste de Paris et de la société « fin-de-siècle «.

I LE PORTRAIT D’UN HEROS EN DEMI-TEINTE

1) La figure centrale d’un roman de formation

Le nom du personnage central est clairement énoncé dès la deuxième ligne, « Georges Duroy «[4] sera donc notre héros, celui-ci fait d’ailleurs une entrée in medias res. Un héros qui est le sujet de quasiment tous les verbes de ce passage, on le suit pas à pas dans son cheminement. Le narrateur accompagne la progression dans l’espace : de l’intérieur du restaurant à la terrasse, de la terrasse au trottoir, du trottoir à la rue Notre Dame de Lorette puis la promenade sur les boulevards. Le champ lexical des lieux montre un héros qui bouge, qui ne se contente pas de penser, qui ne contemple pas mais qui observe et qui agit. Les pensées du personnage sont, elles aussi, en mouvement, elles glissent des femmes présentes, jaugées, à la somme d’argent nécessaire pour terminer le mois, passent par la tenue vestimentaire et le maintien pour se porter enfin sur les passants, qu’il faudra dominer des épaules et bousculer pour se frayer un chemin jusqu’à la réussite. En plus d’être le sujet de tout ce qui précède, Georges Duroy est l’objet, le point de mire du narrateur et de tous les regards, y compris le notre, « les femmes [lèvent] la tête vers lui «[5]. Ainsi donc, nous avons un personnage que les passants, le narrateur, le lecteur suivent consciencieusement pas à pas.

Mais ce n’est pas tout, en plus de le pister dans le moindre de ses gestes, le narrateur fait de lui une description plus que précise grâce à la profusion des adjectifs et des expansions du nom. Ce jeune homme, dont nous faisons la connaissance, « [porte] beau, […] [cambre] la taille, [frise] sa moustache «,[6] « il [marche] la poitrine bombée, les jambes un peu entrouvertes «[7]. Georges Duroy est décrit des pieds à la tête, sans aucun oubli dans le détail, puisque le narrateur va même jusqu’à nous donner la taille de sa « pupille «[8]. Cet homme, Georges Duroy, est donc un homme très séduisant, qui attire les regards et qui, grâce à sa marche ininterrompue, nous montre un visage de conquérant.

2) Un héros positif

Tout d’abord, il ne faut pas oublier le nom de « Duroy «[9], à lui seul il contient énormément de sens : Georges a un nom presque noble, on entend effectivement la particule qu’il se donnera par la suite. Qui plus est, son patronyme contient le mot « roy «, on peut donc en conclure que Georges Duroy est celui qui règne ou qui régnera. Ce sens onomastique n’est pas sans valeur puisqu’il nous annonce la réussite de notre héros dès l’incipit, il la porte en lui, dans son nom. Cette image majestueuse sous-entendue, se confirme avec la fierté dont fait preuve « Bel Ami «, il est « grand, bien fait, blond, d’un blond châtain vaguement roussi, avec une moustache retroussée, qui semblait mousser sur sa lèvre […] «[10]. Si l’on prend pas à pas, cette description, on constate que sa hauteur lui permet de toiser les autres, de les dominer. Et cette moustache qui revient tout au long du roman a une grande importance dans la séduction, elle est d’ailleurs signifiée à deux reprises dans notre texte. On le voit, sa moustache conquérante révèle les ressources inépuisables de sens fougueux et les appétits de l’instinct. Les femmes qui entoureront « Bel-Ami « ne s’y tromperont pas. Madeleine sera séduite par celle-ci, Mme Walter sera conquise par cette moustache sensuelle, symbole de virilité et d’élégance. Il y a bien autre chose qui s’accompagne de fierté chez Duroy : l’allure. Il marche la tête haute, « la poitrine bombée […], et [bat] le pavé de son talon. «[11], démarche influencée par son passé de soldat. On le voit presque défiler ici, il est en parade[12]. Malgré ces atouts majeurs pour réussir, le narrateur n’a pas toujours un point de vue très obligeant sur son personnage et va même jusqu’à ironiser sur lui.

3) Un « mauvais sujet de roman populaire «

Si, dans un premier temps, Georges Duroy a pu nous apparaître comme le héros positif d’une structure d’apprentissage exemplaire, il peut être maintenant considéré, comme le héros négatif d’une structure d’apprentissage exemplaire. Sur le plan de l’intrigue, le portrait dressé par le narrateur nous montre un jeune homme qui souhaite plaire et qui plaît, un jeune homme qui veut être mieux que ce qu’il n’est ; sur le plan moral, nul doute qu’il soit un héros négatif car le narrateur insiste sur sa violence et son intérêt. Tout d’abord, le personnage prend la pose grâce à la décomposition du mouvement en rythme ternaire avec trois verbes d’actions dans des phrases de plus en plus longues. Nous n’avons donc plus à faire à de l’allure mais à une exagération afin qu’on le remarque. Qui plus est, il juge les clientes, les autres, jugement retranscris à l’aide de la focalisation interne qui montre l’intérêt du personnage pour les clientes : combien gagnent-elles ? Ces femmes sont immédiatement catégorisées selon leur revenu : «ouvrières, une maîtresse de musique, […] deux bourgeoises «[13]. Sont-elles libres ? Il note que les « deux bourgeoises [sont] mariées «[14]. La terrasse propose un échantillon de femmes à ne pas séduire car aucune n’est intéressante financièrement, y compris les bourgeoises qui viennent manger dans une « gargote à prix fixe «[15] donc soit elles ne sont pas suffisamment riches, soit elles dépensent peu.
Ensuite, nous découvrons un héros à l’instinct de chasseur. Il est agressif, violent, il jette un regard « comme des coups d’épervier «[16], comparaison claire quant à la violence et à la volonté de chasser. Puis, il est en situation de défi et de quête. La fierté dont il faisait preuve se transforme en arrogance et en défiance car « il avait l’air de toujours défier quelqu’un «[17], ce à quoi on peut ajouter le champ lexical de la violence qui parsème le texte : « heurtant «, « poussant «, « se déranger «, « soldat «, ainsi que de nombreuses allusions à sa situation d’ancien militaire, brusque, hussard tombé de cheval…

La gradation dans le défi « les passants, les maisons, la ville entière «[18] nous montre jusqu’où porte son regard de promeneur et ce à quoi il va s’attaquer. Ici, Georges Duroy est Rastignac, le héros du Père Goriot de Balzac, hurlant à Paris : « A nous deux, maintenant ! «[19]

II L’ENFER PARISIEN

1) L’été de tous les désirs

Cette défiance ne vient pas de nulle part, Duroy a un désir de se venger : il est un « soldat tombé dans le civil «[20] qui ne peut même plus s’offrir de quoi manger. Il en veut aux autres d’avoir ce qu’il souhaite et c’est pour cela qu’il les « heurt[e] «[21] et les « pouss[e] «[22]. L’été n’est pas un motif anodin, il est le symbole des désirs, la période des amours, la saison où toutes les envies sont mises en avant, il désire tout ce qu’il n’a pas : argent et femme. Ici, nous avons un jeune homme qui marche sans discontinuer en quête de quoi, de qui ? « D’une rencontre amoureuse «[23]. Et c’est bien pour cela qu’il regarde et examine les femmes qu’il rencontre d’où il tire un constat décevant : elles sont « petites «[24], l’une d’entre elles est « entre deux âges, mal peignée, négligée, coiffée d’un chapeau toujours poussiéreux et vêtue d’une robe toujours de travers «[25], quant aux dernières,  elles sont « habituées de cette gargote à prix fixe «[26] ; aucune n’est faite pour lui, le verdict est sans appel.

L’argent lui manque, les femmes lui manquent mais aussi « l’air «[27] lui manque, rien n’est bon dans ce quartier de Paris, il doit changer de lieux pour avoir mieux.

2) Des lieux symboliques

Ne nous leurrons pas, Maupassant n’a pas choisi ces lieux au hasard. Tout d’abord, Georges Duroy arpente la rue « Notre Dame de Lorette «[28], haut lieu populaire et de prostitution, ce qui permet à l’auteur de Bel Ami de montrer la capitale sous son plus mauvais jour afin d’appuyer son propos sur Paris et ses mauvaises manières. Mais « Bel-Ami « souhaite « une rencontre amoureuse «[29] et surtout la rencontre d’une femme plus fortunée que celles qu’il a rencontrées en sortant de la « gargote à prix fixe «[30]. Notre héros décide alors de changer de lieux et d’ambiance afin de parvenir à son but : argent et femme. Il atteint donc le « boulevard «[31] mieux fréquenté puis se dirige vers « les Champs Elysées et l’avenue du Bois-de-Boulogne «[32] ; deux lieux bien connus de Paris pour les promenades et pour se faire voir du monde. Ces deux lieux ne sont fréquentés que par la haute société qui souhaite montrer à tout Paris leur fortune et leur bonheur. À défaut de trouver une femme, Duroy gagnera à coup sûr « un peu d’air frais, sous les arbres «[33] du Bois car l’air est aussi rare que les finances et l’amour dans ce passage.

3) L’enfer parisien

Grâce aux déambulations de Duroy, le narrateur peut dresser un tableau des mauvais quartiers de Paris. La capitale de la France est sale, emplie d’odeurs nauséabondes, emplie de personnages grossiers. Mais bien avant cette description négative, on peut voir les rues de Paris grouillantes, « pleine[s] de monde «[34] où il faut jouer des épaules pour se faire une pla...



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