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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Le problème est que cette définition quasi-mathématique de l'intérêt général (compris comme moyenne pondérée ou centre de gravité des intérêts particuliers) est inapplicable pour la simple raison qu'un intérêt ne se calcule pas. On ne voit pas quelle règle pourrait servir à l'établissement de ce point mystérieux. Veut-on, par exemple, en s'inspirant des théories des économistes marginalistes, définir l'équilibre optimal comme le point tel que toute modification léserait un des agents ? À ce compte-là, une très inégale répartition des richesses serait une bonne approximation du bien commun puisqu'on ne pourrait donner aux pauvres sans prendre aux riches! De plus, il n'est pas sûr que cette définition de l'intérêt général soit convenable. Si nous supposons un État où il y a très peu de pauvres pour beaucoup de riches, la moyenne des intérêts particuliers conduit à minimiser l'intérêt de la minorité pauvre. Or, le bien commun ne prescrit-il pas plutôt une certaine égalité des conditions ? Au total donc, le bien commun reste très vague en dehors du processus électoral qui peut seul le préciser. Toutefois, en identifiant purement et simplement intérêt général et résultat d'un vote, on invaliderait toute la critique de la démocratie développée en seconde partie: le peuple aurait toujours raison puisqu'on appellerait vérité l'expression de sa volonté ! [2. Le bien commun est une illusion : la critique marxiste de la démocratie bourgeoise.] On peut pousser plus loin la critique de la notion de bien commun.
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