Né entre 490 et 483 av. J.-C. Il fut le disciple de Parménide. Son but fut de prouver l'unité de l'être, et il tenta de démontrer l'impossibilité du mouvement, donc de la pluralité. « Ce qui est mû ne se meut ni dans le lieu où il est, ni dans le lieu où il n'est pas. » — Le monde physique est connu par les sens ; c'est le domaine de l'apparence et du non-être. Seul existe le monde intelligible, qui est connu par la raison et qui est l'objet de la science. Il est Un, absolu, immuable, éternel et universel. Le devenir, ne pouvant s'expliquer, n'est donc pas. Le mouvement est impossible en vertu de la divisibilité à l'infini de l'espace ; le mouvement le plus petit est par lui-même un infini ; d'où la contradiction qui prouve qu'il ne peut exister. Dans son vol, la flèche est immobile ; elle est un point défini, à tout instant ; elle est donc en repos. L'espace, supposant un espace qui le contient, ne peut exister. — L'influence de Zénon d'Élée se retrouve chez Démocrite, Anaxagore et même Platon. Seuls, quelques fragments de Zénon nous sont parvenus.
Qui ne comporte aucune restriction ou réserve, qui est valable pour tous et en tous temps. S'oppose à relatif. Ce qui est absolu n'est pas considéré comme un rapport à autre chose.
Au sens vulgaire, l'apparence s'oppose au réel car elle n'est qu'un aspect trompeur de la réalité. Mais, en métaphysique, le mot apparence peut aussi désigner ce qui, dans la représentation, est donné au sujet qui perçoit, conçoit les choses.
Monde des idées accessible seulement à l'intelligence.
La vertu est la force morale de la volonté d'un homme dans l'accomplissement de son devoir, lequel est une coercition morale exercée par sa propre raison législatrice.
Disciple de Parménide, Zénon d'Elée est connu pour avoir imaginé une série d'arguments paradoxaux destinés à confronter la thèse centrale de son maître, à savoir que le mouvement n'est pas la nature profonde de l'Etre unique, immobile, absolu.
A l'opposé d'Héraclite qui voyait dans la coexistence oula succession des contraires la texture même de la nature, Parménide d'Elée, fondateur de l'école dite éléate, pose l'existence de l'Etre unique, immobile, absolu, et la non-existence du non-être.
Né à Clazomène en 500, mort à Lampsaque en 428 av. J.-C.
Il fut sans doute l'élève d'Anaximène et d'Hermotime, et ouvrit à Athènes une école de philosophie. Périclès, Euripide, peut-être Socrate lui-même, furent parmi ses disciples. La matière se ramène à un nombre infini de parcelles identiques dont le mélange produit les corps. Mais il existe une intelli¬gence ordonnatrice : « Vint l'Entendement qui sépara tout pour le mettre en ordre.» Les attributs de l'intelligence sont la connaissance et le mouvement. Il ne fait guère de part aux causes finales, et n'en appelle à l'intelligence que faute de causes mécaniques. Le premier, il introduisit dans la philosophie la notion d'un principe spirituel qui ordonne et régit le monde.