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Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout...

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Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout...

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Aperçu du corrigé : Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout...



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	Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout...
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  • camus : Ayant pris conscience de l'absurdité de l'existence humaine, Camus refusa de céder au désespoir et montra qu'il est possible de donner un sens à sa vie, en luttant pour les valeurs morales et intellectuelles essentielles.
  • juste : Qui est conforme au droit et à l'égalité des personnes.
  • prévoir : Voir avant. La prévision consiste à émettre un jugement sur ce qui sera le cas dans le futur. La possibilité de la prévision repose donc sur une certaine conception du monde et du temps. Soit la prévision consiste à savoir à l'avance ce qui se passe, d'un point de vue extérieur au temps (prescience) soit par l'utilisation des lois nécessaires du monde (prédétermination). La prescience peut alors appartenir à l'homme sous la figure de la divination (deviner : interpréter la volonté des dieux à partir des indices ou d'une intuition) ou du calcul (utiliser l'état antérieur d'un système et les lois qui s'y appliquent : non plus interpréter, mais déduire).

   Camus, Les Justes, acte II - Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout... En 1905 à Moscou, des terroristes appartenant à un groupe révoulutionnaire organisent un attentat à la bombe contre le grand duc Serge, oncle du Tsar. Kaliayev (Yanek) chargé de lancer la bombe sur la calèche du grand du ne l'a pas fait. Il s'explique ici devant ses camarades. Extrait de l'Acte II Tous regardent kaliayev qui lève les yeux vers Stepan. Kaliayev, égaré. Je ne pouvais pas prévoir... Des enfants, des enfants surtout. As-tu regardé des enfants ? Ce regard grave qu'ils ont parfois... Je n'ai jamais pu soutenir ce regard... Une seconde auparavant, pourtant dans l'ombre, au coin de la petite place, j'étais heureux. Quand les lanternes de la calèche ont commencé à briller au loin, mon coeur s'est mis à battre de joie, je te le jure. Il battait de plus en plus fort à mesure que le roulement de la calèche grandissait. Il faisait tant de bruit en moi. J'avais envie de bondir. Je crois que je riais. Et je disais "oui, oui"... Tu comprends? Il quitte Stepan du regard et reprend son attitude affaisée. J'ai couru vers elle. C'est à ce moment que je les ai vus. Ils ne riaient pas, eux. Ils se tenaient tout droits et, regardaient dans le vide. Comme ils avaient l'air triste ! Perdus dans leurs habits de parade, les mains sur les cuisses, le buste raide de chaque coté de la portière ! Je n'ai pas vu la grande duchesse. Je n'ai vu qu'eux. S'ils m'avaient regardé, je crois que j'aurais lancé la bombe. Pour éteindre au moins ce regard triste. Mais ils regardaient toujours devant eux. Il lève les yeux vers les autres. Silence. Plus bas encore. Alors je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Mon bras est devenu faible. Mes jambes tramblaient. Une seconde après, il était trop tard. (Silence. Il regarde à terre.) Dora, ai-je rêvé, il m'a semblé que les cloches sonnaient à ce moment là ? Dora Non, Yanek, tu n'as pas rêvé. Elle pose la main sur son bras. Kaliayev relève la tête et les voit tous tournés vers lui. Il se lève. Kaliayev Regardez-moi, frères, regardes moi Boria, je ne suis pas un lâche, je n'ai pas reculé. Je ne les attendais pas. Tout s'est passé trop vite. Ces deux petits visages sérieux et dans ma main, ce poids terrible. C'est sur eux qu'il fallait le lancer. Ainsi. Tout droit. Oh non ! Je n'ai pas pu. Il tourne son regard de l'un à l'autre. Autrefois, quand je conduisais la voiture, chez nous en Ukraine, j'allais comme le vent, je n'avais peur de rien. De rien au monde, sinon de renverser un enfant. J'imaginais le choc, cette tête frêle frappant la rout, à la volée... Il se tait. Aidez-moi... Silence.


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Problématique

En outre le jeu de scène avec les yeux révèle qu'un homme naturellement ne peut tuer consciemment un enfant. c) Dora se sert de son intelligence pour contrer Stepan D'autre part Dora se sert de son intelligence pour contrer Stepan, en effet quand elle dit « ouvre les yeux », ou encore « comprends » on comprend la portée symbolique du geste à travers ces 2 impératifs que Dora veut convaincre Stepan. De plus la proposition incise « Et si l'humanité entière pour qui tu luttes, refuse »montre que Dora poussent Stepan à l'extrême la thèse de Stepan, l'incise met alors en valeur la contradiction et l'absurdité de cette thèse. En outre, l'argument ad hominum employé par Stepan « Mais tu es une femme », montre la mis en valeur du caractère odieux du personnage qui apparait inhumain. Conclusion : Ainsi cette délibération met bien en valeur la valeur humaine.

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Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

Citations

Ce sont surtout des livres soi-disant religieux, de troisième catégorie, mal écrits, composés évidemment pour des enfants, et qui ne peuvent convenir ni à des enfants ni à d'autres. Oscar Wilde, la Maison de la courtisane, traduction d'Albert Savine, Projet Gutenberg

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Quand toute ma force enveloppait mes enfants, m'écrivait-elle, pouvais-je l'employer contre Monsieur de Mortsauf et pouvais-je me défendre de ses agressions en me défendant contre la mort?..., BALZAC, le Lys dans la vallée, p. 225.

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- Qu'est-ce que c'est donc que cela, une fièvre miliaire?... - Oui (...) c'est une maladie... - Cela attaque donc les enfants? - Surtout les enfants. - Est-ce qu'on en meurt? - Très bien, dit Marguerite., HUGO, les Misérables, I, V, X.

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Le sentiment si vif qui attache un Père à ses Enfants; le plaisir aussi vif de voir ses Petits-enfants, tout cela est usé pour moi. Je vois commencer la cinquième génération : il semble que la nature ne veuille pas étendre si loin notre sensibilité; ces Arrière-petits-enfants me semblent des Étrangers., RESTIF DE LA BRETONNE, la Vie de mon père, p. 65.

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Les premiers Romains eurent une assez bonne police sur l'exposition des enfants. Romulus (...) imposa à tous les citoyens la nécessité d'élever tous les enfants mâles et les aînées des filles. Si les enfants étaient difformes et monstrueux, il permettait de les exposer, après les avoir montrés à cinq des plus proches voisins., MONTESQUIEU, l'Esprit des lois, XXIII, XXII.

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Quand ils ont tant d'esprit les enfants vivent peu., Casimir DELAVIGNE, les Enfants d'Édouard, I, 2.

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(...) les enfants se taisent à l'approche des grandes personnes., COCTEAU, les Enfants terribles, p. 5.

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Les enfants malheureux sont souvent, par dépit et ressentiment, des enfants terribles., A. MAUROIS, Lélia, I, IV, p. 43.

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-(MËmËe de Maintenon) gouvernante des enfants du roi, mais de ses enfants naturels (...), J. LEMAîTRE, Impressions de théâtre, Scarron.

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