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Sujet : Celui qui ne fait qu’obéir peut-il être tenu pour responsable ?

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Le corrigé du sujet "Celui qui ne fait qu’obéir peut-il être tenu pour responsable ?" a obtenu la note de :

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Définitions

  • fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • responsabilite : Caractère de celui qui doit répondre devant sa conscience ou devant Dieu de ses actes et de ses pensées.

Problématique

L’on entend parfois, lorsqu’un petit garçon se fait gronder par ses parents, cette excuse : « Mais ce n’est pas moi, c’est Pierre qui m’a dit de le faire. ». Le paradoxe de cette phrase est que le petit garçon dit d’une part, que c’est bien lui qui a fait l’action, mais, d’autre part qu’il n’est pourtant pas l’auteur de la bêtise, car il agit sur ordre d’autrui. Il est l’auteur sans l’être. Le petit garçon sépare son action en deux : l’action en elle-même totalement objective et la conséquence de l’action, jugée bêtise. Le petit garçon se dit donc auteur, mais non décideur, donc non responsable. Il associe ainsi la responsabilité à la décision. Mais alors, qu’est-ce qui dans mon rapport au monde, me rend responsable des événements que je produis, la décision ou l’action ?



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