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La certitude d'avoir raison est-elle un indice suffisant de vérité ?

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Sujet : La certitude d'avoir raison est-elle un indice suffisant de vérité ?

Aperçu du corrigé : La certitude d'avoir raison est-elle un indice suffisant de vérité ?



Publié le : 10/3/2004 -Format: Document en format FLASH protégé

La certitude d'avoir raison est-elle un indice suffisant de vérité ?
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La certitude d'avoir raison est-elle un indice suffisant de vérité ?



  • certitude : Etat de l'esprit qui tient, sans réserve, pour vrai ce qu'il juge. Caractère d'une vérité indubitable.
  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Être convaincu, c'est avoir la certitude de quelque chose. Un homme convaincu est certain d'être dans le vrai. Par exemple, le croyant a la certitude que son Dieu existe. Dès lors, il semble que la conviction d'avoir raison amène à un refus de toute forme de dialogue ? Pourquoi dialoguer si je suis persuadé d'avoir raison ? L'autre peut-il m'apporter quelque chose ? On voit déjà que cette certitude absolue pourrait aisément nous amener vers le fanatisme.
 L'homme convaincu est-il ouvert aux arguments d'autrui ? Peut-il se laisser convaincre par une thèse différente de la sienne. Le dialogue n'est-il possible que dans la mesure où les interlocuteurs doutent de ce qu'ils pensent, ou bien est-il compatible avec des convictions?



Au principes et catégories sont sans cesse refondus. Ce thème du dialogue de la raison et de l'expérience est mis en avant par Bachelard : « Si l'on pouvait traduire philosophiquement le double mouvement qui anime actuellement la pensée scientifique, on s'apercevrait que l'alternance de l'a priori et de l'a posteriori est obligatoire, que l'empirisme et le rationalisme sont liés, dans la pensée scientifique, par un étrange lien, aussi fort que celui qui unit le plaisir et la douleur. En effet, l'un triomphe en donnant raison à l'autre : l'empirisme a besoin d'être compris ; le rationalisme a besoin d'être appliqué ».Le chercheur peut sans doute avoir des certitudes. Mais il doit s'en méfier et même savoir y renoncer. En science, la certitude n'est qu'un critère purement subjectif. Une théorie n'a aucune valeur si elle n'est que certaine. Encore faut-il qu'elle puisse être validée par l'expérience et que cette expérience soit répétable à volonté.   []   L'homme ne peut se passer de certitudes. Nietzsche montre que même la science se fonde sur une croyance première: la certitude de son efficacité et de son utilité.


  • I) La certitude d'avoir raison est un indice suffisant.

a) L'idée fausse ne produit pas de certitude immuable.
b) La certitude dérive d'un rapport juste entre la chose et l'esprit.
c) La certitude est l'absence de doute.

  • II) La cetitude n'est pas un indice de vérité.

a) La certitude est illusoire.
b) La certitude n'est rien par rapport à l'efficacité opératoire.
c) La vérité scientifique repose sur l'accord entre théorie et expérience.

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  • Lisa9379 (Hors-ligne), le 05/12/2011 à 05H15.
  • fal9524 (Hors-ligne), le 08/02/2011 à 08H18.
  • lilife (Hors-ligne), le 07/02/2011 à 07H14.
  • Diabolord (Hors-ligne), le 14/11/2010 à 14H22.
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    Problématique

    L'adhésion au faux laisse toujours une place au doute. Seule l'idée vraie peut être cause de certitude. La certitude immuable de la raison est un indice suffisant de vérité. Mais, le seul indice de vérité suffisant est l'efficacité pratique d'une construction intellectuelle ou le fait qu'une théorie soit confirmée par l'expérience. La certitude n'est jamais que le sentiment du vrai, et non la vérité en elle-même.

    Ajouté par Emmanuel9082

    Citations

    • SPINOZA: "Qui connaît une chose vraiment, doit en même temps avoir de sa connaissance une idée adéquate, cad une connaissance vraie, en d'autres termes doit en même temps être certain."
    • BACHELARD: "Toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique."
    • POPPER: "Même le fait, si fermement établi pour moi, que j'éprouve ce sentiment de conviction, ne peut apparaître dans le champ de la science objective, sinon sous la forme d'une hypothèse psychologique."


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