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Sujet : Chacun a-t-il le droit de penser ce qu'il veut ?

Définitions des termes :
  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Extrait du corrigé : Prétendre retirer à une personne le droit qu'elle a naturellement de penser ce qu'elle veut, en usant, par exemple, de violence, est une entreprise vaine, puisque la personne elle-même, observe Spinoza, le voudrait-elle, ne peut se dessaisir de ce droit.2. Du droit de penser au droit de s'exprimer a) Une liberté d'expression nécessaire ■ D'ailleurs, il saurait être dans le véritable intérêt de l'Etat de refuser aux citoyens, s'il était possible, le droit de penser ce qu'ils veulent. Le but de l'Etat en effet n'est pas « la domination, ni la répression des hommes, ni leur soumission au joug d'un autre» : assurer à chacun la sécurité, voilà son but. C'est à cette fin que les hommes ont, par un contrat social, décidé de transférer leur droit naturel à la Puissance souverain. En conséquence la charge de l'Etat, c'est «de veiller au bien commun et de tout diriger selon l'injonction de la Raison» (id., XVI). Or il est déraisonnable de vouloir empêcher les hommes de penser et d'exercer leur raison.■ Bien plus, l'Etat, qui ne peut empêcher personne de penser ce qu'il veut, ne doit pas non plus refuser aux citoyens la liberté de dire et d'exprimer ce qu'ils pensent. Le droit de penser ce qu'on veut doit s'accompagner du droit de s'exprimer librement.

	Chacun a-t-il le droit de penser ce qu'il veut 	?

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Définitions

  • droit : a° Un droit: liberté d'accomplir une action (droit de vote); possibilité d'y prétendre ou de l'exiger (droit au travail, droit de grève). b° Le droit: ce qui est légitime ou légal, ce qui devrait être, opposé au fait, ce qui est. c° Ce qui est permis par des règles non écrites (droit naturel) ou par des règles dûment codifiées (droit positif). Le droit positif est l'ensemble des règles qui régissent les rapports entre les hommes dans une société donnée. Le droit naturel est l'ensemble des prérogatives que tout homme est en droit de revendiquer, du fait même de son appartenance à l'espèce humaine (droit au respect).
  • penser : Exercer une activité proprement intellectuelle ou rationnelle; juger; exercer son esprit sur la matière de la connaissance; unir des représentations dans une conscience.

Problématique

■ Un constat. Descartes, dans sa Quatrième Méditation, a souligné que nous sommes doués d'une volonté infinie qui nous donne le pouvoir de douter de tout, y compris de refuser la vérité, sans «qu'aucune force nous y contraigne». En ce sens, chacun a bien en effet le pouvoir de penser ce qu'il veut.
■ Le problème. Cependant, ce pouvoir de penser confère-t-il à chacun le droit de penser ce qu'il veut? Et si le droit de penser était reconnu inaliénable, cela signifierait-il pour autant que chacun ait également le droit d'exprimer ce qu'il peut librement penser ? Mais si ce dernier droit était dénié, si, tout en reconnaissant qu'on ne saurait contraindre un individu à penser autrement qu'il ne pense, on l'empêche de s'exprimer, ou encore de s'informer, le pouvoir même de penser ne serait-il pas limité de fait ? Telles sont toutes les questions qu'il nous faut examiner.



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