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Sujet : Changer est ce devenir quelqu'un d'autre ?

Définitions des termes :
  • changer : Modifier, transformer, rendre autre.
  • devenir : Du latin devinere « venir en ascendant », « arriver à ». Marque le passage à un autre état et est synonyme de changer. Le devenir exprime aussi le fait d’être soumis au temps.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Extrait du corrigé : Avec le cogito et le « je pense donc je suis », Descartes fonde la souveraineté du sujet. Le moi véritable témoigne de nos actes : « l'âme n'est pas une chose, l'âme est acte » (Alain). L'âme c'est donc le sujet en acte. Or le sujet qui décide est atemporel, ses décisions sont variables au cours du temps mais c'est toujours le même « moi » qui décide   2- Critique de la permanence du sujet : On serait bien en peine de définir un noyau invariant de notre être puisque nous pourrions perdre toutes les qualités qui nous caractérisent (celles de l'âme et du corps) sans cesser d'être nous-mêmes. ·         Exemple : Pascal, Pensées: « Qu'est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants ; si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier ; mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non : car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on? moi ?

	Changer est ce devenir quelqu'un d'autre 	?

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Définitions

  • changer : Modifier, transformer, rendre autre.
  • devenir : Du latin devinere « venir en ascendant », « arriver à ». Marque le passage à un autre état et est synonyme de changer. Le devenir exprime aussi le fait d’être soumis au temps.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Problématique

  • Analyse du sujet :

 

  • Changer : acte de devenir différent, de modifier, de passer d’un état à un autre.

 

  • Devenir : du latin devinere « venir en ascendant », « arriver à ». Marque le passage à un autre état et est synonyme de changer. Le devenir exprime aussi le fait d’être soumis au temps.

 

  • Quelqu’un d’autre : exprime la différence et l’altérité par rapport à une identité initiale. L’autre est ce qui est étranger à moi-même.

 

Problématique :

 

Le temps nous fait sans cesse changer. Je ne suis déjà plus celui que j'étais il y a un instant. Qu'y a-t-il de commun entre l'enfant insouciant que j'étais, l'adolescent que je suis et le vieillard que je serai ? Sans doute rien. Pourtant c'est toujours de moi, de la même personne dont il s'agit. Qu'est-ce qui nous permet de dire qu'elle est la même ?

On s’interroge ici d’une part sur ce qui fait l’identité de la personne, et d’autre part sur la relation entre cette identité et la temporalité, le devenir.

Peut-on devenir autre chose que soi-même ? Est-il possible de ne pas être soi-même ? Le changement implique t-il l’acquisition d’un nouveau moi ? Le moi existe-il, a t-il une permanence ou le sujet doit-il au contraire acquérir et construire son identité propre ? Est ce que l’acte de changer suppose la négation de son identité présente ou au contraire est ce une démarche qui ne peut que s’appuyer sur la nature propre du sujet et qui n’existe que par rapport à ce qui constitue cette identité ?

Faut-il chercher l'unité et l'unicité de la personne dans un noyau invariant sur lequel le temps n'aurait nulle prise, ou au contraire confier cette unité à la continuité d'une histoire singulière ? Quel rôle joue le temps dans cette constitution et cette dislocation du moi ?

 



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