LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- châtiment : Sanction sévère infligée à un coupable pour le punir d’un méfait, d’une faute ou d’un acte contraire à la loi civile.
Extrait du corrigé : La crainte de le punition peut être envisagée comme un moyen pour s'assurer que les hommes respectent les lois, c'est-à-dire se comportent justement, sans que nécessairement ils soient justes. Si le châtiment est essentiellement attaché à une fonction répressive, c'est parce qu'il ne trouve d'emprise que dans les comportements donc sur quelque chose d'extérieur. Ainsi compris, il n'a pas de fonction éducative au sens où il transformerait les individus. b) La proportion des peines qui consiste à appliquer une échelle des peines suivant la gravité du délit commis s'inscrit dans cet objet du châtiment. Il faut que la peine soit supérieure au bien espéré par celui qui commet un délit ou un crime sans quoi le châtiment ne serait pas dissuasif. La rationalisation des peines et la modération est un perfectionnement du système pénal, il transforme la relation crime-châtiment d'une relation arbitraire à une relation qui a une raison, une certaine cohérence. C'est ainsi que celui qui châtie peut s'effacer derrière la peine en tant qu'individu particulier, la disproportion de la peine peut en effet s'avérer être le signe d'une volonté particulière. c) Néanmoins, le châtiment trouve aussi une grande fortune dans l'éducation. Si le châtiment n'est qu'une menace et ne franchit jamais ce stade, l'enfant ne prendra pas cette menace au sérieux. L'expérience du châtiment modifie profondément le rapport à l'autorité comme nous l'avons vu plus haut, ainsi elle pénètre toujours l'intériorité de celui qui la subit mais aussi de celui qui l'imagine en voyant d'autre la subir.
Corrigé de 1479 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Qu'est-ce qu'un châtiment ?" a obtenu la note de : aucune note
châtiment l'art réponse suis-je exacte soi-même conscience qu'est-ce question dévoilement qu'un limites "qui mort vérité être penser illusions pas d'une
Analyse du sujet:
Le sujet nous propose de définir ce qu'est un châtiment, et, comme souvent, définir un terme nécessite de le distinguer de termes qui lui sont proches, par exemple, ici, on peut penser à la vengeance.
Le châtiment est comme la vengeance un acte d'hostilité qui est en réponse à un autre acte d'hostilité. Je me venge par exemple en appliquant la loi du talion "oeil pour oeil". Comme la vengeance, le châtiment n'a pas sa raison d'être en lui-même mais se réfère toujours à un acte passé qui lui donne sens et qui le justifie au moins aux yeux de celui qui se venge.
Le châtiment diffère néanmoins de la vengeance en ce que ce qu'il vise n'est pas forcément la satisfaction de celui qui le commet. Je peux punir quelqu'un non parce que cela me procure un soulagement mais par ce que, ce faisant, je vise autre chose, et plus précisément, ici, une certaine éducation.
De plus, en tant que le châtiment est une peine infligée à quelqu'un parce qu'il a commis un acte délictueux, il engage donc une puissance qui fixe et fait appliquer le châtiment, fonction qui aujourd'hui incombe à la justice. Or, qu'est-ce que vise la justice par le châtiment?
Si le châtiment désigne quelque chose qui est exercé par une autorité, qu'elle soit parentale ou juridique, quelque chose d'autre est visé que la simple vengeance de celui qui le commet.
Problématisation:
L'essence du châtiment est indissociable de la fin que vise celui qui châtie, et donc de son intention. Or, d'emblée, une difficulté se présente si l'on veut réfléchir sur le rôle du châtiment dans le système politique, comme dans le milieu de l'éducation, puisque c'est la fin du châtiment qui le légitime et ce faisant transforme notre propre regard sur ce qui isolé de son but et de sa cause n'est qu'un acte d'hostilité. Qu'est-ce qui légitime le châtiment? Est-il le simple usage de la force, la manifestation du pouvoir et de l'autorité?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie