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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- chercher : Essayer, se donner les moyens d’atteindre quelque chose. Action volontaire du sujet.
- sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
- vie : Du latin vita, «vie», «existence». 1. Vie : en biologie, ensemble des phénomènes propres à tous les organismes (animaux et végétaux), parmi lesquels l'assimilation, la croissance et la reproduction. 2. Durée s'écoulant de la naissance à la mort. 3. Élan vital : chez Bergson, courant de vie qui se déploie à travers la matière en créant perpétuellement de nouvelles formes.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé :SENS (lat. sensus; de sentire, sentir, juger)
Mot qui rencontre en français trois grandes acceptions bien distinctes : soit il désigne toutes sortes de facultés, faculté de sentir ou de juger (1), soit il est syn. de signification (2), soit il évoque simplement l'orientation d'un mouvement (3).
1. Terme équivoque qui désigne aussi bien la faculté d'éprouver des sensations (les cinq sens), les sens comme organes récepteurs, la faculté de connaître intuitive (sens intime ou sens intérieur sont alors parfois syn. de conscience), le jugement (comme dans l'expression usuel « à mon sens »), par suite le bon
jugement (le bon sens, syn. de raison, ou sens commun), mais aussi le sens moral (la faculté innée de reconnaître intuitivement le bien et le mal, la conscience morale en tant que pouvoir d'appréciation ou de discernement); 2. d'abord, intention de celui qui parle ou agit (ce qu'il veut dire ou se propose de faire, sens d'une phrase ou d'une démarche), puis valeur objective d'un signe, telle qu'elle est fixée par l'usage ou par une convention (acception d'un terme); 3. syn. de direction dans le langage courant (le sens des aiguilles d'une montre). Or, pour l'homme, la question de la signification et de l'orientation se recoupent souvent : ainsi, quand nous cherchons à déterminer le sens de notre existence, nous nous demandons à la fois quelle est sa finalité (en vue de quelle fin agissons-nous ?) et quelle signification lui donner (pourquoi ma vie vaut-elle d'être vécue ?). Les existentialistes ont montré que c'est mon projet (la direction que je lui insuffle librement) qui donne sens à ma vie, qui fait qu'elle signifie quelque chose. De même, la question du sens de l'Histoire pose le double problème de sa direction et de sa signification, c.-à-d. pour les philosophes modernes celui de sa finalité.VÉRITÉ FORMELLE
Cohérence. Validité logique d'un raisonnement considéré abstraction faite de la vérité matérielle des propositions qui le composent. Ainsi, un raisonnement peut être cohérent dans la forme (vrai formellement) malgré la fausseté matérielle d'une ou plusieurs de ses propositions. Par ex., le syllogisme suivant : « Tous les Chinois sont français, or je suis chinois, donc je suis français. » La logique formelle contemporaine exprime en langage d'implication ce que nous voulons dire lorsque nous affirmons que la validité d'une inférence est indépendante de son contenu : si tout f est g et si tout x est f, alors tout x est g. La vérité formelle est donc l'absence de contradiction, l'accord de la pensée avec elle-même.
VÉRITÉ MATÉRIELLE
Celle qui consiste dans l'accord de la pensée avec l'Expérience . A distinguer de vérité formelle; ainsi, le syllogisme : « Tous les Français sont européens, or je suis européen, donc je suis français » ne comporte que des propositions vraies matériellement, mais est faux formellement.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet " Chercher un sens a sa vie, est-ce chercher la vérité ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
l On nous demande de mettre en rapport « sens de la vie » (plus précisément de ma propre vie) et « vérité ».
l On peut tout d'abord noter que la relation entre ces deux termes n'est pas immédiatement évidente. Il nous faudra donc, avant de tenter de répondre à la question (mais c'est une manière de commencer à y répondre), nous demander en quel sens chercher un sens à sa vie peut revenir à chercher la vérité.
l Attention, il y a deux manières de comprendre le sujet :
1. on considère le « est » comme marquant une équivalence, une identité ; on se demande alors si chercher un sens à sa vie et chercher la vérité reviennent au même (on pourrait donc aussi poser la question dans l'autre sens : « chercher la vérité, est-ce chercher un sens à sa vie ») ;
2. on considère le « est » comme une simple implication : quand on cherche un sens à sa vie, cherche-t-on toujours, de ce fait, la vérité (même si on peut aussi chercher autre chose en même temps) ?
l La deuxième acception étant moins restrictive, elle a de bonnes chances d'être plus intéressante.
l Le piège à éviter dans ce type de sujet : faire une première partie sur la recherche d'un sens à sa vie, une deuxième partie sur la recherche de la vérité, et se demander en troisième partie si les deux se correspondent. Il s'agit au contraire toujours de traiter les deux membre du sujet simultanément. Il faudra, en faisant varier les définitions de « chercher un sens à sa vie » et de « chercher la vérité », essayer de savoir en quel(s) sens l'un peut --- ou non --- se réduire à l'autre.
l Il nous faut donc orienter notre dissertation vers la recherche des significations de « chercher un sens à sa vie » et « chercher la vérité » et de leurs rapports mutuels.
Problématisation :
Si je cherche un sens à ma vie, c'est que ce sens, tout comme la vérité, n'est pas donné d'emblée. Trouver le sens de ma vie, si cela est possible à terme, nécessite un effort de ma part. Cela signifie-t-il que toute vie ne possède pas d'emblée un sens ? Y a-t-il des vies qui restent dépourvues de sens parce que ceux qui les vivent n'ont pas pris la peine de donner un sens à leur vie, ou, au contraire, toute vie n'est-elle pas pourvue d'un sens qu'il nous faut rechercher ? Chercher un sens à ma vie, est-ce chercher, derrière les apparences, la vérité de ce que je suis ?
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