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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : Certes si j'ai jugé depuis qu'on pouvait douter de ces choses, ce n'a point été pour autre raison que parce qu'il me venait en l'esprit que peut-être quelque Dieu avait pu me donner une telle nature que je me trompasse même touchant les choses qui me semblent les plus manifestes. Or toutes les fois que cette opinion ci-devant conçue de la souveraine puissance d'un Dieu se présente à ma pensée, je suis contraint d'avouer qu'il lui est facile, s'il le veut, de faire en sorte que je m'abuse même dans les choses que je crois connaître avec une évidence très grande ; et au contraire, toutes les fois que je me tourne vers les choses que je pense concevoir clairement, je suis tellement persuadé par elles, que de moi-même je me laisse emporter à ces paroles : Me trompe qui pourra, si est-ce qu'il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tandis que je penserai être quelque chose, ou que quelque jour il soit vrai que je n'aie jamais été, étant vrai maintenant que je suis, ou bien que deux et trois joints ensemble fassent plus ni moins que cinq, ou choses semblables, que je vois clairement ne pouvoir être d'autre façon que je les conçois. 2 Les bornes de la raison Texte Kant Prolégomènes à toute métaphysique future « Tant que la connaissance de la raison est homogène, on n'en peut concevoir de limites déterminées. En mathématique et dans la science de la nature,la raison humaine connaît,il est vrai, des bornes, mais non des limites, admettant qu'il y a assurément en dehors d'elle quelque chose où elle ne pourra jamais arriver, mais non qu'elle puisse se parachever quelque part, dans son évolution intérieure. L'extension des connaissances mathématiques et la possibilités d'invention toujours nouvelles s'étendent à l'infini ;de même la découverte de nouvelles propriétés de la nature, de nouvelles forces et lois grâce à une expérience ininterrompue et son unification parla raison. 3 Transition Une chose est compréhensible lorsqu'elle est saisi par la Raison humaine. Qu'est-ce qui lui serait alors de l'ordre de l'incompréhensible et ce de façon absolue ? II Les incertitudes de la compréhension 1 Un exemple : l'existence de Dieu Texte Kant Prolégomènes à toute métaphysique future « Nous nous tenons sur cette limite, si nous ne faisons Que borner notre jugement au rapport que le monde peut avoir avec un être dont le concept même se trouve en dehors de toute la connaissance dont nous sommes capables à l'intérieur du monde. Car alors nous n'attribuons en propre à l'être suprême aucune des propriétés en soi par lesquelles nous pensons des objets de l'expérience et nous évitons ainsi 'anthropomorphisme dogmatique qui, en, fait, ne concerne que le langage et non l'objet lui-même. » 2 Du monde de l' "à-peu-près" à l'univers de la précision.
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Le corrigé du sujet " Une chose peut -elle être absolument incompréhensible ?" a obtenu la note de : aucune note
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L'incompréhensible est ce qui ne se laisse pas comprendre. Comprendre signifie « prendre avec, saisir de façon unie le sens d'un mot, d'une chose, d'une idée. Comprendre est une opération de la raison, de l'entendement qui fait que je saisis le sens de ceci ou de cela. Une chose peut-elle être absolument incompréhensible ? En d'autres termes y a t il des choses dont la compréhension pour moi et mon entendement demeurent de façon absolue impossible ? Puis-je ne pas comprendre ? Une chose qui serait absolument incompréhensible peut-elle être saisi par un autre moyen que la raison ? En ce sens elle ne serait pas incompréhensible de façon absolue.
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