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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- civilisation : Ce terme, selon Febvre, n'est apparu dans la langue française que vers la moitié du 18e siècle. S'y rattachent nécessairement les notions de progrès et d'évolution.
- besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
- tout : La totalité sans exception.
- culture : En anthropologie, la culture désigne l'ensemble des croyances, connaissances, rites et comportements d'une société donnée. Certains réservent le terme de culture aux productions non matérielles d'une société, préférant parler de civilisation à propos des productions matérielles.
- désintéressé : Se dit d'une activité qui ne répond pas à un intérêt d'ordre pratique ou pécuniaire. Un geste désintéressé est un geste dont on n'attend rien en retour.
Extrait du corrigé : , p. 39-40), réfléchissons comment avaient été formés les grands penseurs dont les travaux ont le plus contribué à l'avancement des sciences : « De LAVOISIER, de CUVIER, d'AMPÈRE à PASTEUR, Henri POINCARÉ, PAINLEVÉ, Charles NICOLLE, tous ont passé par les humanités classiques avant d'entreprendre les recherches qui devaient immortaliser leurs noms. Parmi les plus grands, LAËNNEC, Cl. BERNARD, PASTEUR ont été élevés comme BALZAC, Victor HuGo ou Gustave FLAUBERT..: Il ne semble donc pas que la culture traditionnelle ait nui au progrès scientifique; on ne dirait vraiment pas qu'il y ait antinomie .. ou incompatibilité entre l'humanisme et ce puissant travail de l'esprit d'où sortent les grandes découvertes. » Le sociologue G. FRIEDMANN, qui a profondément étudié les problèmes de la sociologie industrielle et ,de la sociologie du travail, insiste lui aussi dans un de ses derniers livres sur la « nécessité d'un apport humaniste »; il montre que, même aux États-Unis, on a senti cette nécessité et il cite plusieurs exemples d'Universités ou d'Instituts de technologie américains où l'on a créé des cours d'humanités et des cours d'études sociales, pour permettre aux techniciens de tous niveaux à la fois de replacer leurs connaissances dans l'ensemble de la pensée humaine et de s'initier à ce que le même auteur a appelé « les problèmes humains du machinisme industriel » (Le travail en miettes, p. 244250). Cette nécessité est d'autant plus prégnante qu'ainsi que nous l'avons dit ci-dessus la spécialisation et l'automatisation croissantes du travail industriel posent des problèmes moraux, parce qu'elles créent, chez le technicien comme chez l'ouvrier, un véritable désintérêt pour leurs tâches dont ils ne sentent plus le rôle ni l'utilité, et bientôt la science spécialisée en sera-t-elle peut-être au même point.
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Le corrigé du sujet "Une civilisation industrielle n'a-t-elle besoin que de techniciens et doit-elle proscrire toute culture désintéressée ?" a obtenu la note de : aucune note
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