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Claude LEVI-STRAUSS Race et histoire

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Claude LEVI-STRAUSS Race et histoire

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Publié le : 17/8/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

Claude LEVI-STRAUSS Race et histoire
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L'auteur : Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss est un anthropologue, ethnologue et philosophe français et restera sans doute l'un des penseurs majeurs du XXème siècle. Il est le père moderne de l'anthropologie, un homme qui a occupé une place importante dans la compréhension de la société moderne, à partir des recherches sur ses origines. Il fait ses études en France, devient agrégé de philosophie en 1932 puis part pour le Brésil où il obtient la chaire de sociologie de l'Université de Sao Paulo et dirige plusieurs missions ethnographiques chez les indiens d'Amazonie, à propos desquelles il écrit « Tristes tropiques », le livre qui lui vaut la célébrité. Rappelé en France à la veille de la guerre, il en repart en 1941 pour se réfugier à New York où il exerce comme professeur à la New School for Social Research, puis bientôt en tant que conseiller culturel auprès de l'ambassade. Il démissionne en 1948 pour se consacrer exclusivement à son travail de recherche et publie en 1949 sa thèse sur « Les structures élémentaires de la parenté ». De 1959 à 1982, Il est nommé professeur au Collège de France, chaire d' anthropologie sociale, et fonde la revue « l'Homme » en 1961. Le contexte : L'UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organisation) est une institution internationale qui dépend des Nations Unies, créée au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Sa volonté de lutter contre les préjugés raciaux est clairement inscrite dans l'acte constitutif : « contribuer au maintien de la paix ... en resserrant, par l'éducation, les sciences et la culture, la collaboration entre les nations ... sans distinction de race ». En 1949, l'Unesco organise un colloque sur le problème des races humaines et, en 1950, les Courriers de l'Unesco publient une « Déclaration sur la race ». Le texte a été rédigé essentiellement par des anthropologues, dont Claude Lévi-Strauss. Ce premier texte soulève des critiques assez vives de la part des biologistes et amène une nouvelle consultation qui fait appel à des spécialistes d'anthropologie physique et des généticiens. En juin 1951, un nouveau texte est publié sous le nom « Déclaration sur la race et les différences raciales », mais Claude Lévi-Strauss ne le cosigne plus. C'est dans ce contexte que l'Unesco commande à plusieurs anthropologues une courte étude destinée à figurer dans une collection intitulée « La question raciale devant la science moderne » : Claude Lévi-Strauss y répondra par « Race et histoire », puis encore, vingt ans plus tard, dans « Race et culture ». Le contenu : Chap. 1 Race et culture Il est fréquent dans l'opinion publique de voir assimilés les concepts de races et de cultures humaines. Même l'anthropologie à ses débuts a opéré cette confusion entre la notion biologique de race ou groupe ethnique et les productions psychosociologiques des cultures, sociétés ou civilisations. Il n'y a pourtant pas de relation de cause à effet entre ces deux dimensions, ne serait-ce que pour des raisons quantitatives : de fait, il y a beaucoup plus de cultures que de races humaines. L'idée d'inégalité n'a aucun fondement scientifique, en revanche la diversité est observable. Est-elle un obstacle au progrès ou, au contraire, en est-elle une condition esssentielle ? Chap. 2 Diversité des cultures Premier constat : la diversité des cultures humaines (dans le temps et dans l'espace) est telle que nous sommes et resterons d...



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Problématique

D’abord elle se situe dans un autre ordre de grandeur. Il y a beaucoup plus de cultures humaines que de races humaines, puisque les unes se comptent par milliers et les autres par unités : deux cultures élaborées par des hommes appartenant à la même race peuvent différer autant, ou d’avantage, que deux cultures relevant de groupes racialement éloignés. En second lieu, à l’inverse de la diversité entre les races, qui présente pour principal intérêt celui de leur origine historique et de leur distribution dans l’espace, la diversité entre les cultures pose de nombreux problèmes, car on peut se demander si elle constitue pour l’humanité un avantage ou un inconvénient, question d’ensemble qui se subdivise, bien entendu, en beaucoup d’autres. Enfin et surtout on doit se demander en quoi consiste cette diversité, au risque de voir les préjugés racistes, à peine déracinés de leur base biologique, se reformer sur un nouveau terrain.

Ajouté par PROF

Plan détaillé

Textes / Ouvrages de référence

« RACE ET HISTOIRE » C. LEVI STRAUSS

 

        CHAPITRE 1 : RACE ET CULTURE

 

Il y a plus de cultures que de races humaines.

La diversité des cultures peut être un avantage ou un inconvénient.

 

        CHAPITRE 2 : DIVERSITE DES CULTURES

 

Que faut-il entendre par cultures différentes ?

Certaines semblent l’être, mais si elles émergent d’un tronc commun, elles ne différent pas au même titre que deux sociétés qui à aucun moment, n’ont eu de contacts.

Inversement, deux sociétés entrées récemment en contact intime, paraissent offrir l’image de la même civilisation, alors qu’elles y ont accédé par des chemins différents.

 

Il y a simultanément dans les sociétés humaines, des forces dans des directions opposées.

Les uns tendant au maintien et même à une accentuation des particularismes, les autres agissant dans le sens de la convergence et de l’affinité.

 

Le problème de la diversité ne se pose pas seulement à propos des cultures envisagées et de leur rapport réciproque, car il existe dans tous les groupes qui constituent la sociétés, des castes, des classes, des milieux… qui développent des différences, auxquelles chacun d’eux, attachent une extrême importance.

 

Est-ce que cette diversification interne ne s’accroît pas lorsque la société devient plus volumineuse et homogène ?

La diversité des cultures et non statique.

A coté des différences dues à l’isolement, il y a celles dues à la proximité : désir de s’opposer, de se distinguer, d’être soi.

 

La diversité des cultures humaines ne doit pas nous inviter à une obsession morcelée. Elle est moins fonction de l’isolement des groupes que des relations qui les unissent.

 

        CHAPITRE 3 : L’ETHNOCENTRISME

 

La diversité des cultures est un phénomène naturel résultant des rapports directs ou indirects entre les sociétés.

 

L’attitude la plus ancienne réapparaissant dans les situations inattendues, est celle de répudier purement et simplement, les formes culturelles, les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions.

 

La notion d’humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, du village…Un grand nombre de populations primitives se désignent d’un nom, qui signifie les «bons », impliquant que les autres sont composées de « mauvais ».

 

Les grandes déclarations des droits de l’homme ont cette force et cette faiblesse, d’énoncer un idéal souvent oublié, du fait que l’homme ne réalise pas sa nature dans une humanité abstraite, mais dans des cultures traditionnelles.

 

Le faux évolutionnisme, c’est la tentative de supprimer la diversité des cultures, tout en feignant de la reconnaître pleinement.

 

        CHAPITRE 4 : CULTURES ARCHAIQUES ET CULTURES PRIMITIVES

 

Chaque société peut répartir les cultures en 3 catégories :

-celles qui sont des contemporaines, mais dans un autre lieu

-celles qui se sont manifestées dans le même espace mais avant

-celles qui ont existé dans un temps antérieure et dans un autre espace.

 

Le faux évolutionnisme serait de conclure, du fait que des aspects de deux civilisations offrent des ressemblances, à l’analogie de tous les aspects insoutenables.

 

Toutes les sociétés ont derrière elles, un passé qui est approximativement du même ordre de grandeur (Sauf l’Amérique).

 

Il n’existe pas de peuple enfant, tous les peuples sont adultes, même ceux qui n’ont pas tenu le journal de leur enfance et de leur adolescence.

 

Les sociétés humaines ont inégalement utilisé un temps passé (2 sortes d’histoire).

Une histoire progressive, acquisitive, qui cumule les trouvailles et les inventions pour construire de grandes civilisations, et une autre histoire, peut être également active, et mettant en œuvre autant de talents, mais où manquerait le don synthétique qui est le privilège de la première.

 

        CHAPITRE 5 : L’IDEE DE PROGRES

 

Tout ce qui est vrai des cultures, l’est aussi sur le plan des races, sans qu’on puisse établir aucune corrélation entre les deux processus.

 

Le progrès n’est ni nécessaire, ni continu. Il procède par sauts, par bonds, qui ne consistent pas à aller toujours plus loin dans la même direction : il s’accompagne de changement de direction.

C’est seulement de temps à autre, que l’histoire est cumulative.

 

Cette histoire cumulative, n’est pas le privilège d’une civilisation ou d’une période de l’histoire (ex de l’Amérique).

 

        CHAPITRE 6 : HISTOIRE STATIONNAIRE ET HISTOIRE CUMULATIVE

 

Nous considérons comme cumulative, toute culture que se développerait dans un sens analogie au notre, dont le développement serait doté pour nous de significations.

Les autres cultures nous apparaissent comme stationnaires, parce qu’elles le sont, mais car leur signe de développement ne signifie rien pour nous.

 

        CHAPITRE 7 : PLACE DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE

 

Toutes les civilisations reconnaissent la supériorité de l’une d’entre elles : l’Occident

L’existence d’une civilisation mondiale est un fait probablement unique dans l’histoire.

 

Arriverez-t-on à une occidentalisation intégrale ?

 

Ce n’est pas le consentement qui fonde la supériorité mais la colonisation.

 

La civilisation occidentale cherche :

-à augmenter la quantité d’énergie disponible par tête d’habitant

-à protéger et prolonger la vie humaine.

Mais à tous les arts de la civilisation (agriculture, élevage…) nous n’avons depuis 10000 ans, apporté que des perfectionnements.

 

        CHAPITRE 8 : HASARD ET CIVILISATION

 

La hasard existe sans doute mais ne donne par lui même aucun résultat : les sociétés que nous appelons primitives ne sont pas moins riches en inventeurs que nous, et eux, n’ont pas d’inventions dues au hasard.

 

Deux fois dans l’histoire et à 2000 ans d’intervalle, l’humanité a su accumuler une multiplicité d’inventions orientées dans le même sens.

 

Le progrès n’est jamais que le maximum de progrès dans un sens prédéterminé par le goût de chacun.

 

        CHAPITRE 9 : LA COLLABORATION DES CULTURES

 

S’il existe des cultures dont on peut dire qu’elles ont contribué  et qu’elles continuent de le faire, qu’est-ce que cette civilisation mondiale supposée bénéficiaire de toutes ces contributions.

 

La civilisation mondiale est une notion abstraite.

 

La véritable contribution des cultures ne consiste pas dans la liste de leurs inventions particulières, mais dans l’écart différentiel qu’elles offrent entre elles.

 

La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition à l’échelle mondiale, de cultures préservant chacune, son originalité.

 

        CHAPITRE 10 : LE DOUBLE SENS DU PROGRES

 

Tout progrès culturel est fonction d’une coalition entre cultures. Cette coalition consiste dans la mise en commun des chances que chaque culture rencontre dans son développement historique.

 

Le progrès semble revenir donc à élargir la coalition, soit :

-par diversification interne

-par admission de nouveaux partenaires

Mais ces solutions ne peuvent que ralentir provisoirement le processus.

 

Pour progresser, il faut que les hommes collaborent et aient conscience de cette collaboration. Ils voient s’identifier les apports, dont la diversité initiale était ce qui rendait leur collaboration féconde est nécessaire.

 

L’humanité est constamment aux prises avec 2 processus contradictoires, dont l’un tend à instaurer l’unification, tandis que l’autre, vise à maintenir ou à rétablir la diversifcation

Citations

« Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie. » Lévi-Strauss, Race et Histoire, 1968.

Ajouté par webmaster

« On préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit. » Lévi-Strauss, Race et Histoire, 1968.

Ajouté par webmaster

« II semble que la diversité des cultures soit rarement apparue aux hommes pour ce qu'elle est : un phénomène naturel, résultant des rapports directs ou indirects entre les sociétés; ils y ont plutôt vu une sorte de monstruosité ou de scandale. » Lévi-Strauss, Race et Histoire, 1968.

Ajouté par webmaster

Lévi-Strauss • "Depuis qu'il a commencé à respirer et à se nourrir jusqu'à l'invention des engins atomiques et thermonucléaires, en passant par la découverte du feu — et sauf quand il se reproduit lui-même —, l'homme n'a rien fait d'autre qu'allégrement dissocier des milliards de structures pour les réduire à un état où elles ne sont plus susceptibles d'intégration…" > Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, 9e partie, chap. XL, Plon, coll. Terre humaine, 1955.

Ajouté par webmaster

(...) la naïveté rustique symbolisée -(... par) le pecquenaud (...), Claude LÉVI-STRAUSS, Tristes tropiques, p. 85.

Ajouté par webmaster

(...) l'enseignement philosophique était comparable à celui d'une histoire de l'art qui proclamerait le gothique nécessairement supérieur au roman, et, dans l'ordre du premier, le flamboyant plus parfait que le primitif, mais où personne ne se demanderait ce qui est beau et ce qui ne l'est pas. Le signifiant ne se rapportait à aucun signifié, il n'y avait plus de référent., Claude LÉVI-STRAUSS, Tristes tropiques, p. 38.

Ajouté par webmaster

L'archaïsme véritable est l'affaire de l'archéologue et du préhistorien (...), Claude LÉVI-STRAUSS, Anthropologie structurale, p. 126.

Ajouté par webmaster

(...) un regard charbonneux qui accentuait la blancheur de la tête (...), Claude LÉVI-STRAUSS, Tristes tropiques, p. 7.

Ajouté par webmaster

(...) une élite nouvelle (...) s'attelait à la tâche de déboulonner une féodalité (...)., Claude LÉVI-STRAUSS, Tristes tropiques, p. 9.

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